Google+ Badge

mardi 27 juin 2017

BRETAGNE, DÉMOGRAPHIE, INSÉE ET IMMIGRATION !



 Bretagne:

L’augmentation démographique due (en partie) à l’immigration


Immigration

L’INSEE a publié le 22 juin dernier ses prévisions en termes de démographie pour la région administrative de Bretagne, excluant donc malheureusement la Loire-Atlantique. Des prévisions qui s’étendent jusque l’horizon 2050, mettant en valeur plusieurs données.

Un million d’habitants en plus
La population ne va cesser d’augmenter si l’on en croît l’institut de statistiques. La Bretagne administrative devrait ainsi compter aux alentours de 4,2 millions d’habitants en 2050, soit une hausse d’un million par rapport à l’heure actuelle.

En ce qui concerne le département de la Loire-Atlantique, les prévisions de l’INSEE anticipent également une forte augmentation de la population. 
Le Pays nantais comptait en 2013 quelques 1 329 000 habitants. Ils seront 1 774 000 en 2050, soit un accroissement de 445 000 habitants. 
La Bretagne historique serait donc peuplée de presque 6 millions d’individus en cette moitié de 21ème siècle.


Une croissance forte et inégale
Le solde migratoire breton sera caractérisé par une augmentation supérieure à de nombreuses régions administratives françaises. Effectivement, c’est à une hausse annuelle de 0,49% sur la période comprise entre 2013 et 2050 que s’attend l’INSEE.

Mais cette hausse ne se fera pas de façon uniforme sur le territoire breton, bien au contraire. La Bretagne occidentale va connaître une croissance relativement faible puisque les Côtes d’Armor et le Finistère ne vont voir leur démographie augmenter « que » de 0,26% d’ici 2050. 

Le Morbihan aura une situation intermédiaire avec une hausse prévue de 0,51% et une situation très contrastée au sein même du département entre l’Ouest et l’Est.

 En revanche, la Bretagne orientale va subir une réelle augmentation de son nombre d’habitants.

L’Ille-et-Vilaine, sous l’influence du bassin rennais et de l’arrivée de la Ligne à Grande Vitesse depuis Paris verra sa démographie gagner chaque année 0,78% entre 2013 et 2050. 

Ce qui fera du département le 4ème de France métropolitaine en termes d’accroissement de population. 
Quant à la Loire-Atlantique, Nantes et ses environs vont connaître une hausse symétrique aux voisins rennais puisque l’augmentation démographique annuelle est également annoncée à 0,78% sur la même période.

Immigration
L’immigration à l’origine de la hausse
Intéressons-nous à présent aux origines de cet accroissement de population en Bretagne. Il peut sembler contradictoire dans un premier temps étant donné la faiblesse annoncée du solde naturel. 
Ce dernier présagerait même d’un nombre de décès annuels supérieur de 6 000 au nombre de naissances en 2050.
C’est donc le solde migratoire qui va être à l’origine de cette augmentation de population. Ce solde sera particulièrement excédentaire selon les prévisions et contribuera à hauteur de +0,50% en moyenne sur la période comprise entre 2013 et 2050. L’attractivité de la Bretagne, terre si longtemps décriée, va ainsi se confirmer.

Mais qu’implique donc concrètement ce solde migratoire positif ? Qui seront les nouveaux venus en Bretagne ? Jeunes actifs en quête d’un emploi ? Qualifiés ou non ? 

Retraités bretons de retour au pays ou fuyant simplement le vacarme et l’insécurité des métropoles françaises ? 

Ces nouvelles arrivées auront des conséquences sur plusieurs plans, notamment l’immobilier, comme nous l’avons précédemment évoqué ICI

Une chose est sûre, la prédominance des flux entre les villes bretonnes et Paris n’est plus à démontrer, comme le prouve le graphique ci-dessous, omettant toutefois les données concernant Nantes. 

Rennes voit par exemple presque 30% de ses migrations résidentielles se réaliser avec Paris.

Immigration
Source : INSEE/Octant Analyse numéro 62


Par ailleurs, des mouvements de populations entre les quartiers dits « sensibles » d’Île-de-France et les grandes villes bretonnes telles Nantes, Rennes ou Brest ont déjà eu lieu par le passé, la faute à des logements sociaux saturés en région parisienne tandis que la Bretagne disposait de places vacantes. 

Un système de vases communicants qui risque de se poursuivre à l’avenir, avec des conséquences en Bretagne, à l’instar du quartier de Kercado à Vannes.


VL

Crédit photo : DR/insee.fr [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine


ET AUSSI



Quimper. « La situation se dégrade au fil des années à Penhars »  [Témoignage] 

quimper_drogue

27/06/2017 – 06h15 Quimper (Breizh-Info.com) – La semaine dernière, le personnel de l’école Kerjestin, située dans le quartier de Penhars à Quimper, a vécu une journée de grève.

 Le personnel tenait en effet à tirer la sonnette d’alarme en raison de la multiplication des incivilités dans, et en dehors de l’établissement.
Signe de la généralisation d’un climat délétère, d’autres établissements se sont joints au mouvement de protestation. 
Des personnels venus de toute la circonscription nord et ouest de Quimper, qui tenaient à dénoncer l’augmentation des violences, émanant d’enfants ou de parents d’élèves.


Martine (NDLR : le prénom a été modifié pour maintenir l’anonymat et la sécurité de la personne interrogée) est une maman désabusée qui nous a confié quelques remarques : « Cela n’est pas nouveau, c’est simplement que la coupe est pleine, y compris pour les enseignants. Ils n’osent toutefois pas aller trop loin dans ce qu’ils disent ; pourtant il y a de réels problèmes communautaires dans le quartier. 
La situation se dégrade au fil des années à Penhars. 
Certains parents d’élèves ne parlent pas le français, beaucoup sont d’origine turque, et du coup la communication est difficile. 
D’autant que les moeurs et les différences culturelles sont parfois très importantes » souligne-t-elle avant de rajouter « qu’il faut aussi prendre en compte la grande précarité dans laquelle se trouvent certaines familles ».

Pour cette parent d’élève, c’est un problème « qui va bien plus loin qu’au niveau scolaire ». « Il y a un vrai problème de respect de l’autorité et de l’autre. 
C’est ce qui arrive lorsque l’on force à faire cohabiter trop de personnes issues de cultures et de communautés différentes. 
Il y a encore quelques années, cela ne se passait pas comme cela car même les minorités se fondaient plutôt bien dans la masse.
 Mais plus elles ont pris de l’importance et plus elles veulent aussi changer les règles du jeu ou demander que l’on s’adapte à elles ».

Concernant l’école de Kerjestin, Nausicaa Le Cam, membre de l’association des parents d’élèves, expliquait la semaine dernière à un  journal local que « des insultes, des détériorations de biens (pneus crevés) et des vols au sein de l’école se multiplient ». 
Par ailleurs, des couteaux auraient circulé, ou circuleraient encore, ramenés par certains élèves.

Du côté des autorités, il semblerait y avoir une gène au sein de la hiérarchie de l’Éducation nationale, qui a simplement pris acte de ce mouvement de protestation et qui envisage des mesures de réorganisation de certaines classes. « Ce n’est pas suffisant. Ce sont des mesurettes. C’est une politique plus globale de la ville qu’il faudrait revoir » souligne notre première interlocutrice.

Penhars constitue aujourd’hui l’un des quartiers appelé – politiquement correct oblige – « sensible » par les autorités. 
L’école de Kerjestin est située en zone d’éducation prioritaire (ZEP). 

Les tours de Kermoysan font partie de ce quartier, à une mauvaise réputation – que nous confirment nos sources policières qui y enquêtent fréquemment – notamment concernant le trafic de drogue.

Une forme d’islamisme s’y développe aussi depuis quelques années – comme nous l’évoquions il y a quelques semaines à l’occasion de pressions qui auraient été exercées sur des commerçants durant le ramadan.


Pour revenir sur le cas de l’école de Kerjestin, pas sûr que les actions menées durant l’année au sein des classes (et lors des temps d’activité périscolaires) sur « le respect de soi et des autres, la gestion de ses émotions et du ressenti de chacun» portent leur fruit auprès des jeunes élèves mais également de leurs familles. 
« Des voeux pieux dont les élèves se fichent éperdument , eux qui ont besoin d’autorité, et sans doute d’un peu moins de compassion, pour grandir et apprendre à vivre avec les autres » estime Martine, désabusée, dont les enfants ne seront toutefois plus scolarisés à Quimper, puisqu’elle déménage durant l’été « dans une atmosphère moins étouffante ».


Crédit photo :  DR [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine