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dimanche 28 mai 2017

TRIBUNE LIBRE , POINT DE VUE ET CONSTAT !

J’ai rejoint le Siel parce que j’ai aimé son discours sur l’islam et l’immigration

Publié le 27 mai 2017 - par
 

Nous avons décidé, durant la campagne de législatives, de vous faire connaître un certain nombre de militants de terrain, candidats patriotes aux élections législatives, que cela soit pour le Front national, Debout La France, le Siel, les Comités Jeanne, le PDF ou d’autres partis patriotes. 

L’occasion, ce soir, de rencontrer un personnage des plus intéressants, la truculente Ouanessa Boudra, candidate du Siel en Saône-et-Loire.


Riposte Laïque : Avant de parler des élections législatives et de votre candidature, on voudrait tout savoir sur vous. Parlez-nous de votre profession, de votre parcours politique, et tout et tout…

Ouanessa Boudra : Née à Puteaux (92), âgée de 53 ans, mère de deux filles, j’ai grandi dans le terroir Nivernais où m’ont été transmis valeurs du travail et de la famille mais aussi savoir-vivre, repères moraux, traditions et respect de la nature.

Résidant successivement à Bourbon-Lancy puis à Digoin jusqu’à aujourd’hui, j’ai débuté ma carrière professionnelle à l’âge de 16 ans, titulaire d’un CAP en habillement industriel, dans la première coopérative ouvrière de Saône-et-Loire. 
Au bout de 15 ans je perds mon emploi, secteur victime de la mondialisation et la concurrence déloyale des pays émergents, entraînant la fermeture des usines. Effectuant durant plusieurs années diverses missions intérimaires, j’ai finalement opté pour une reconversion dans l’aide à la personne, travaillant auprès de personnes âgées et handicapées, obtenant mon diplôme d’Aide Médico-Psychologique à 44 ans.

J’ai adhéré au Front National fin 2010 et participé à l’élection de Marine Le Pen à la tête du parti, cette dernière représentant à l’époque un formidable espoir pour enfin convaincre l’opinion publique de l’urgence à défendre la souveraineté et l’identité de la France. 

Militante active, je suis candidate aux élections départementales en mars 2015 (suppléante sur le canton de Digoin) et régionales en décembre 2015 (6ème sur la liste de Sophie Montel en Saône-et-Loire). 

Je quitte le FN en juillet 2016 pour des divergences idéologiques d’une part constatant que le programme politique du FN s’alignait exclusivement sur la ligne de Florian Philippot, évacuant les problématiques identitaires et la défense de la famille dans une stratégie de dédiabolisation devenue inutile après l’éviction de Jean-Marie Le Pen. 

D’autre part, n’acceptant plus la gestion autoritaire du parti, adhérents et militants n’ayant pas droit à la parole, même au niveau des fédérations départementales, quant aux grandes orientations ou nominations de responsables.


J’ai aussitôt adhéré au SIEL en août 2016 et la direction a procédé à la création de la fédération du SIEL71 en me nommant en octobre 2016 déléguée départementale.



Riposte Laïque : Parlez-nous de la circonscription où vous vous présentez…

Ouanessa Boudra : Résidente à Digoin depuis plus de 30 ans, je suis candidate dans la deuxième circonscription de Saône-et-Loire, se situant au sud-ouest du département, elle s’articule autour des huit villes de Digoin, Bourbon-Lancy, Gueugnon, Paray le Monial, Charolles, La Clayette, Marcigny et Chaufailles. Ce territoire rural comprenant le pays Charolais-Brionnais avec plus de 100000 habitants, est façonné par nos agriculteurs, notamment les éleveurs de bovins Charolais, prairies et bocages représentant l’essentiel des paysages même si les vestiges d’un fort passé industriel sont encore visibles.
 Il compte également un riche patrimoine culturel et historique, concentrant un nombre important d’églises romanes ainsi que de somptueux châteaux issus de l’époque médiévale témoignant d’une ferveur chrétienne, de la formidable ébullition artistique d’antan.
Comme toutes les campagnes, la désertification rurale frappe à notre porte, exode de la population  vers les zones urbaines, disparition des services publics de proximité, pénurie de médecins… etc.


Riposte Laïque : Pourquoi avoir rejoint le Siel, et vous présenter sous ses couleurs ?

Ouanessa Boudra : J’ai participé à « Oz ta Droite », le rendez-vous de Béziers les 27, 28 et 29 mai 2016 organisé par Robert Ménard où la nécessité du rassemblement de toutes les droites patriotes est apparue comme une évidence pour espérer un jour prendre les rennes de la France et connaître un véritable Printemps français. 

 C’est à cette occasion que j’ai appris l’existence de ce jeune parti encore trop méconnu, le SIEL, en échangeant avec un de ses représentants, Monsieur Rousseau, responsable en Bretagne.

 J’ai donc rejoint le SIEL, et son président Karim Ouchikh, qui m’ont séduite par leurs discours de vérité et leur courage à dénoncer la triste réalité du pays en proie à l’immigration massive, initiant un changement de population ou Grand Remplacement selon notre brillant écrivain Renaud Camus ; l’islamisation de la France, religion doublée d’une culture ou d’un modèle de société incompatible avec notre civilisation ; au diktat de l’Union Européenne malmenant la souveraineté nationale, orchestré par des technocrates apatrides non élus qui enferme la France dans un cadre économique, social et sociétal au détriment de son peuple, son histoire, son Identité ; la destruction de notre modèle familial initiée par le Mariage pour Tous ; l’effacement de nos racines et traditions chrétiennes face à l’offensive « laïcarde égalitariste » mettant en péril les fondements même de notre civilisation.


Je représente donc le SIEL dans cette élection tout d’abord pour mes convictions, ensuite pour donner une notoriété à ce mouvement tant dans le paysage politique que médiatique et enfin contribuer à l’union de toutes les forces de droite conservatrice de ce pays afin de constituer en 2022 un bloc puissant capable de faire la différence pour l’emporter.


Riposte Laïque : Décrivez-nous ce qu’est une journée en campagne, pour vous ? Etes-vous soutenu ? Et quelles actions allez-vous mener jusqu’au premier tour ?

Ouanessa Boudra : Ma campagne électorale est plutôt une campagne à bas coût, 2500 euros, le SIEL n’ayant pas les moyens financiers d’autres mastodontes de la politique, mais également par souci d’économie en ce qui me concerne sachant que les frais de campagne sont remboursés au terme de cette élection par l’État donc l’argent public.
 Sachant que je travaille en parallèle n’ayant pas pu prendre de congés, je préfère donc partir à la rencontre des Français tracts à la main, dans les marchés, les festivités locales, dans la rue, organiser des apéritifs républicains à moindre coût pour attirer la population et entamer la discussion sur mon programme, ma personnalité pour provoquer une réelle réflexion quant à leurs priorités pour le pays, plutôt que de leur « bourrer » le crâne dans une surenchère de moyens multipliant le publipostage de brochures électorales et les réunions publiques. 
Je suis sollicitée par nombre de syndicats et associations sur des thématiques bien distinctes et m’oblige à tous leur répondre dans les délais les plus courts. 

Je saisis les invitations de la presse et des radios locales pour présenter ma candidature, j’alimente des comptes sur les réseaux sociaux en exposant mes propositions et répondant aux diverses questions et j’ai ouvert une ligne de téléphone le temps de la campagne pour permettre aux électeurs curieux de me contacter directement pour en savoir plus. J
’assure également le collage des affiches sur les panneaux officiels, 217 à travers toute la circonscription, heureusement avec l’aide de mon suppléant Éric Planque-Bonini et d’autres militants sur lesquels je peux compter.

Je reçois beaucoup de messages de soutien m’encourageant dans cette démarche, somme toute difficile tant les contraintes administratives, de délais et financières sont importantes, y compris de sympathisants du FN ou de LR ne se retrouvant plus aujourd’hui dans leurs partis respectifs. J’ai même eu récemment un coup de téléphone d’une famille me proposant spontanément ses services pour m’épauler durant cette épreuve, de formidables rencontres avec des personnes de cœur.

Riposte Laïque : Quelle a été votre réaction, au soir du 2e tour ?

Ouanessa Boudra : Le SIEL a appelé à voté Marine Le Pen aux premier et deuxième tour de l’élection présidentielle, alors forcément très déçue à l’annonce de la victoire nette d’Emmanuel Macron. En effet, cette dernière, alliée au président de Debout La France Nicolas Dupont-Aignan, représentait une alternative patriote souhaitable pour le redressement national face au « chouchou » des médias et de la caste politique au pouvoir depuis des décennies représentant la continuité, ou plutôt l’accélération de la disparition de la Nation France.

Puis très vite la déception a fait place à une grande colère, en colère car constatant une nouvelle fois l’inertie du peuple français qui, face aux menaces terroristes d’un islam fondamentaliste conquérant, multipliant par ailleurs les revendications religieuses, culturelles, les constructions de mosquées cathédrales et les propagateurs de charia dans notre pays, n’a su réagir pour dire stop à cette folie ! Toujours dans la résilience et la soumission, pas encore prêt pour la résistance et la reconquête nationale…

En colère au soir d’un immense gâchis où Marine Le Pen, pas à la hauteur des enjeux lors du débat de l’entre deux tours avec des approximations et un comportement tout sauf présidentiable, n’a su convaincre les indécis de changer la donne. 
Et surtout en colère de ces discours du FN minimisant la défaite, de cette gaieté ambiante affichée devant les caméras, comme ces quelques pas de danses, et devant des militants très investis totalement effondrés, sachant EUX le véritable choix de civilisation proposé dans cette présidentielle, n’ayant pas du tout envie de faire la fête. Un manque de respect et de gravité me laissant véritablement un goût amer…

Après le retrait de la vie politique, je l’espère provisoire, de Marion Maréchal Le Pen signifiant la mort à mon sens de cette ligne conservatrice au Front National, ciment d’une providentielle union de toutes les droites de conviction, j’entends bien œuvrer avec le SIEL, que ce soit à l’Assemblée Nationale si je suis élue ou au niveau local, à cette recomposition tant attendue pour incarner une alternative crédible au bloc cosmopolite Macron.

Face aux défis qui nous attendent, pour ne pas laisser la France sortir définitivement de l’Histoire !

Propos recueillis par Pierre Cassen    http://ripostelaique.com