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jeudi 11 mai 2017

PRÉSIDENTIELLE : EH ! OUI ! SOROS A GAGNÉ !



Macron a bossé, Soros a gagné!


Macron a bossé, Soros a gagné!

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La religion de l’Open Borders a repris la main, arrachant 20 millions des votes de France pour les remettre à M. Macron. 

Sale coup pour Poutine, pour l’Europe et pour le monde ! 

Après ses deux échecs (Brexit, élection de Trump) – les deux en voie de « rectification », d’ailleurs -, l’aristocratie mondialiste a donc réussi à contenir les tiers états des Pays-Bas puis de France. 

Le tiers état français a bien battu Macron, mais sur le papier : selon Mathieu Gallard (Ipsos), Macron a rassemblé en fait 44 % des Français, en tenant compte de l’abstention et des bulletins blancs ou nuls.



Seulement 45 % de ses électeurs ont voté « pour lui », les autres ayant voté « contre Le Pen ». Madame Le Pen n’a donc pas réussi à rallier les mécontents du système, ni à décourager les électeurs de son adversaire, ce qu’avaient pu faire Farage et Trump. 

Et puis, contrairement à Farage, elle ne s’est pas « promue » auprès de certains organes de presse américains bienveillants (qui ont de l’influence en Europe), alors qu’elle s’était fait laminer par une journaliste influente du Canada. Manque de préparation…


Avec son maigre 34 %, madame Le Pen se devait de dramatiser dès le soir des résultats, et exécuter un grand roque pour protéger son roi, le peuple français. Bref, annoncer sa démission dimanche, à tout le moins sa « mise en réserve de la République ». 

Car cette non-élection est une catastrophe pour l’Europe, et pour le monde, autant que pour la France.



 Une victoire de Marine Le Pen, voire une défaite honorable à plus de 45 %, aurait ralenti la machine infernale « européenne », et permis à madame May d’éviter le sabotage programmé de son Brexit, comme à Trump de sortir de son guêpier néocon. 
Et, surtout, une victoire « au nom du peuple » était garante d’une redéfinition de la croissance mondiale, assise sur des espaces économiques intégrés autour de pôles de croissance enracinés, rétablissant les finances publiques planétaires, inversant enfin dividendes de guerre en dividendes de paix. Une paille…

 Or, avec Macron au pouvoir, c’est Océania (cf.1984 de George Orwell) qui assoit maintenant et pour longtemps, très longtemps, son pouvoir sur Eurasia, plaçant également Estasia en grave danger de blocus énergétique. Poutine, face à l’embargo massif de l’OTAN à venir « pour ses ingérences électorales », sera-t-il acculé à la guerre à la veille de ses élections présidentielles de 2018 ? En attendant la Chine ? Les Japonais attaquèrent Pearl Harbor pour moins que ça en 1941.

Tandis que le monde s’enfonce dans ce sombre cycle saturnien où le pouvoir capitaliste dévore ses enfants, voici que madame Le Pen parle de gagner les législatives comme une vulgaire politicienne qui sort d’une bagarre de bistro. 

Pire encore, comme si l’enjeu de cette élection était quelque pouvoir à exercer sur la France, alors qu’il était et reste la reconstruction de l’Europe, la vraie. Car il y a longtemps que le pouvoir n’est plus en France ! 

Cette France fatiguée qui s’est contentée, le 7 mai, de conserver son statut de Vichy de la mondialisation, avec ses collabos, ses médias et ses technocrates, tous au service des intérêts de Berlin et Washington…



Tout cela va bien au-delà de la personne de Marine Le Pen, irréprochable. Mais en politique, seuls les « tueurs » gagnent. Madame Le Pen est trop honnête.

 Elle doit se retirer, voyager dans le pays et à l’étranger, nouer de nouveaux liens et imaginer ! 

Bref, traverser son désert. Dernière tentation…


André Archambaud – Boulevard Voltaire


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Epidémie de Macronellose : les sexagénaires et plus… votent Emmanuel!


Epidémie de Macronellose : les sexagénaires et plus… votent Emmanuel!

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Le second tour a confirmé la géographie et la sociologie Macron que dessinait le premier : la France BLAM (bourgeoise, libérale, âgée, moderne) rejointe par la France BLAC de Fillon (bourgeoise, libérale, âgée, conservatrice). 

Ajoutez-y les 18-24 ans et le tour était dans le sac. Inversement, la strate qui a le plus voté pour Marine Le Penest celle des 35-49 ans : la classe vraiment active, chargée de famille, oubliée du système, et la plus lucide sur les évolutions dramatiques du pays. 

Ce sont les inactifs – jeunes et retraités – qui ont imposé Macron aux actifs dans la force de l’âge. Les quadras ne voulaient pas de ce quadra-là.     Étranges effets de miroir…


La fracture française est donc d’abord démographique et sociologique. Selon une enquête Ipsos publiée par Le Point, les retraités ont voté à 74 % pour Macron, les plus de 70 ans étant même 78 % à le plébisciter, le sondage OpinionWay publié par Les Échos évaluant même le vote Macron des plus de 65 ans à 80 % ! Même score pour les bac+3 : 81 % ! Alors que ceux qui ont un diplôme inférieur au bac ont voté Marine Le Pen à 45 %, qui demeure en tête, à 56 %, chez les ouvriers.

Et c’est par là que cette fracture devient géographique : Marine Le Pen fait ses meilleurs scores en milieu rural (43 %) tandis que Macron atteint des scores soviétiques dans les grandes villes. Faut-il rappeler les chiffres écrasants de Paris, qui lui a donné 90 % ?

Comment expliquer qu’un candidat aussi jeune, relativement inexpérimenté en politique et aux prétentions réformistes ait à ce point été plébiscité par une France grise, plutôt conservatrice par nature ?

On pourra avancer la géniale mise en scène de son couple, où Brigitte faisait figure de parfaite représentante de ces seniors aisés (Le Touquet) mais ayant appartenu à la classe moyenne (professeur de français).

 Macron a joué cette carte à fond, grâce à laquelle il a gagné sur deux tableaux, celui des femmes (68 % des femmes contre seulement 62 % des hommes ont voté pour lui) et celui des seniors. Et les retraités représentant 14 millions d’électeurs, avec une majorité de femmes, le ciblage électoral était parfaitement calibré. Merci Brigitte.
 Il faudrait aussi ajouter la maîtrise impeccable du scénario « peur du Front national », qui était au cœur de la stratégie hollando-macronienne, et qui fonctionne toujours chez ces retraités. Pas tellement celui de la guerre, que peu d’entre eux, en fait, ont vraiment connue, si ce n’est par les récits de leurs propres parents. Mais une photo de cimetière militaire, ça émeut toujours ces vieilles âmes sensibles.

Mais c’était surtout la crainte pour leurs portefeuilles, à tous les niveaux : revenir au franc ? Toucher à leur épargne ? Leurs actions ? Leurs assurances-vie ? Dans ces situations, il n’y a plus ni droite ni gauche qui tiennent. Il n’y a plus que le portefeuille. Macron a su être ce Pinay ou ce Giscard rassurants de leur jeunesse.


La France des vieux, qui ne sera plus là pour payer les pots cassés, nous a donné notre plus jeune Président. Ils ont cru bien faire. Nous n’avons plus qu’à subir ce choix. Et certainement beaucoup d’autres.