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jeudi 25 mai 2017

MIGRANTS ON NE PARLE QUE DE PARIS ET AILLEURS EN PROVINCE ?


Chard Migrants CIO

Paris : des migrants finalement indésirables… pour le passage du CIO !

Le quartier parisien de La Chapelle est au centre de toutes les attentions depuis quelques jours. C’est Le Parisien qui a lancé le sujet en publiant un article sur le harcèlement des femmes dans le quartier. 
 Les plus malhonnêtes ont accusé l’étroitesse des trottoirs (!) mais n’importe quelle femme sait ce qu’il en est de ce quartier comme d’autres.


Certains ont bien tenté d’expliquer que les hommes étaient partout les mêmes et que certains sifflaient aux terrasses des plus beaux cafés… Il faut vraiment être aveuglé par une mauvaise foi coupable pour oser comparer ce qui n’a rien de comparable : 
on parle ici de quartiers dans lesquels il est devenu impossible de marcher sereinement, jupe ou non. Il ne s’agit pas seulement de drague un peu lourde ou de regards gênants : certaines rentrent chez elles la peur au ventre une fois la nuit tombée et finissent par se départir de la partie la plus féminine de leur garde-robe par crainte de ce qu’elle pourrait engendrer de commentaires, de gestes ou de comportements dans les rues de leur quartier.


Immédiatement, Anne Hidalgo – qui a semblé découvrir le problème – a lancé « un processus de marche exploratoire ». En clair, rien de concret mais un nouveau pas dans la novlangue.


Et pourtant, la mairie de Paris sait agir, et agir vite. Elle vient de le prouver en faisant évacuer les clandestins qui squattaient justement le quartier… de La Chapelle. 

Rien à voir avec ces pauvres femmes harcelées dont certaines dénoncent le problème depuis des années, c’est le Comité olympique qui a poussé la mairie de Paris à agir et c’est l’adjoint (PC) aux Affaires sociales et à l’hébergement d’urgence du maire (PS) Eric Lejoindre, Gérald Briant qui nous l’a appris en répondant à la question d’un élu LR de l’opposition :

« Oui, nous nous sommes félicités que le passage des membres de la commission d’évaluation du CIO [NDLR : Comité international olympique] à Paris, ait permis de mobiliser la force publique. »


S’en est suivie la « mise à l’abri » de 1 609 « réfugiés », selon les expressions consacrées.


Et l’élu de poursuivre : « Il faut être pragmatique, et saisir les opportunités qui sont données », avant que le député PS Daniel Vaillant, ancien maire du XVIIIe arrondissement estime quant à lui :

« On a bien heureusement pu faire en sorte que le secteur de la porte de La Chapelle soit plus présentable ».
Présentable ? Nous qui pensions que tout allait bien, que l’enrichissement était acté et qu’aucun problème n’avait pour racine l’immigration…



Marie Pommeret

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 25 mai 2017
(titre originel : « Migrants finalement indésirables »)



ET AUSSI



Chapelle-Pajol

Chapelle-Pajol : tout ça, c’est la faute des Ponts et Chaussées !, par Gabrielle Cluzel

Les gens sont comme ça. Quand, à la une de l’actualité, il est question d’écologie, ils s’attendent à voir réagir les écologistes. De fiscalité, les fiscalistes. 
De syndicat, les syndicalistes… Ils imaginaient donc, un peu bêtement, dans l’affaire Chapelle-Pajol, une réaction féministe. 
Toc, toc, toc, yakelkun ? Rien. Nada. Osez le féminisme devait avoir un sanglier sur le feu et Marlène Schiappa un menhir à livrer.

Puis, au bout de 48 heures, Caroline De Haas s’y est enfin collée. Dans une interview qui a fait le buzz, elle a proposé « d’élargir les trottoirs ». Il fallait y penser.

Les femmes sont si nunuches et pudibondes qu’elles ont sûrement confondu les frôlements inhérents à la cohue avec du harcèlement. Voilà. Tout est arrangé. Et les insultes, alors ? Là, vous êtes lourdingues, d’accord ?

Vous voyez bien que tout cela enquiquine Caroline.
À Sevran, dans les cafés, peut-être aurait-il suffi de mettre du 3-en-1 dans les gonds un peu grippés ? Les portes, pour les femmes, sont souvent lourdes à pousser.
Qui a eu vent, du reste, de l’initiative inédite qui a été prise à Saint-Denis après ce reportage malheureux ? Un autocollant « Femmes bienvenues » a été créé, destiné à être collé sur les cafés ayant signé une charte pour promouvoir la laïcité. C’est sympa. Ou pas. C’est rassurant… ou vaguement inquiétant.

Dire que les femmes sont bienvenues là suppose qu’elles ne le sont pas ailleurs.

Les femmes, comme les chiens, sont admises. Mais tenues en laisse, quand même ?
La vérité – je le sais, vous le savez, même Caroline De Haas le sait – est qu’en zone urbaine se concentre une population allochtone toujours plus importante dont le regard sur la femme n’est pas celui que porte la population occidentale. Ce n’est pas un jugement de valeur mais un constat.
Les guides touristiques, dont l’un des principaux intérêts est de mettre au jus des us et coutumes, préviennent les voyageurs en partance pour le Maghreb, le Moyen-Orient, l’Afrique de l’Ouest, centrale, etc. : dans de nombreux endroits, il est recommandé aux femmes de se couvrir, de ne pas se promener dans une tenue légère façon « Côte d’Azur ».

Ces guides ne sont pas racistes, bien sûr, mais font simplement leur boulot.

Dans La mort n’est pas une solution, Anne-Isabelle Tollet, longtemps correspondante au Pakistan, écrit sur ce pays : « Je me sens beaucoup plus nue quand je porte un voile et une longue tunique qui me couvre les fesses, qu’en maillot de bain sur une plage occidentale. » 
Les journalistes occidentales qui ont couvert les événement de la place Tahrir au Caire, en 2012, ont fait le même constat, parfois à leurs dépens. Ce n’est pas un mystère.
 Par quelle magie le simple fait de passer une frontière européenne changerait-il instantanément ce regard ?
Le documentaire Femme de la rue, filmé en caméra cachée à Bruxelles (quartier Anneessens-Lemonnier) par Sofie Peeters a été le premier à évoquer, en juillet 2012, le problème du harcèlement sur la voie publique.
Il a été aussi sec taxé de racisme, au grande dam de la jeune femme.

Un article du New York Times du 19 décembre 2015 (quelques jours avant les « incidents » du réveillon allemand) évoquait un programme financé par le gouvernement norvégien visant à « apprendre aux hommes issus de cultures différentes et non occidentales les codes d’une société où les femmes ont le droit de s’habiller comme elles le souhaitent », rajoutant :
« La plupart des pays européens ont renoncé à ces questions d’adaptation, par peur de stigmatiser les migrants comme violeurs potentiels et d’encourager les discours des politiques anti-immigration. »
Quant aux féministes, elles préfèrent incriminer les Ponts et Chaussées. Autant vous dire qu’avec ça, mes chéries, nous sommes sauvées.
Gabrielle Cluzel
Tribune reprise de Boulevard Voltaire



ET ENCORE  : TRIBUNE LIBRE

  1. Quand des Parisiennes entrent en résistance – par Ivan Rioufol


    A La Chapelle-Pajol (XVIIIe arrondissement de Paris), les marlous d’Aristide Bruant sont tombés dans l’oubli. Dans ce quartier quasiment abandonné de la police et de la ville, les “migrants” font désormais la loi.

     Il est vrai qu’en septembre 2015, la maire de Paris, Anne Hidalgo, leur avait lancé : “Bienvenue à Paris !”, avec traduction en anglais et en arabe. 


    Depuis, la vie quotidienne est devenue infernale pour de nombreuses femmes qui ont à subir le sexisme et les agressions de jeunes hommes laissés à eux-mêmes, dans l’impunité de leurs actes. 
    Samedi, je me suis à nouveau rendu dans ces rues, où tous les trafics se font à ciel ouvert. Je suis allé au café La Royale, où la seule femme est derrière son comptoir. 

    Le verre d’eau du robinet y est facturé, tant les clients s’incrustent.

     Je suis allé écouter les habitants voisins du 4 place de La Chapelle : des hommes et surtout des femmes qui avaient décidé, ce soir-là, d’installer leurs chaises sur le trottoir, devant le hall d’entrée régulièrement fracturé. 

    Ils m’ont montré les vitres brisées, les circuits électriques saccagés, des départs de feux. 

    Tous m’ont dit connaître l’enfer depuis deux ans, dans l’indifférence de la municipalité et des forces de l’ordre. 

    Faisant face à ce groupe de riverains excédés mais calmes, se trouvaient des représentants de mouvements gauchistes soutenant les sans-papiers, qui accusaient ces protestataires de racisme et de faire le jeu de l’extrême droite.

     L’un d’eux, violent, a invité ces femmes rebelles à quitter le quartier avant de lancer deux chaises en leur direction, atteignant l’une d’elle aux jambes.

     La police, appelée par des voisins, ne s’est pas déplacée. Une habitude.

    Cette situation n’est ni spécifique ni nouvelle.

     En 2012, Sophie Peeters a filmé le sexisme du quartier Anneessens-Lemonnier, à Bruxelles. Géraldine Smith a décrit, en 2016, la montée de l’intégrisme dans la rue Jean-Pierre Timbaud (XXe). 

    Les agressions massives contre les femmes, à Cologne le 31 décembre 2016, sont à rajouter à la liste. C’est ce même choc de culture qui se vit à La Chapelle, et dans d’autres quartiers voisins. 


    Ces zones sont abandonnées à une immigration clandestine très majoritairement musulmane et à un multiculturalisme qui sont applaudis par des bobos qui se gardent d’habiter sur place.


     Les solutions qu’envisage Hidalgo, qui admet “un fort sentiment d’insécurité”, sont à la hauteur de l’irresponsabilité des politiques. 

    La maire assure que “sur le projet spécifique de la discrimination à l’égard des femmes, un processus de marche exploratoire va être lancé”. 

    Un projet de “promenade urbaine” est à l’étude. La mairie du XVIIIe prévoit un éclairage accentué le soir et la suppression de certains bancs. 

    Déjà, le square pour enfants Louise de Marillac a été fermé. La féministe Caroline de Hass a suggéré d’élargir les trottoirs… 
    Le poids des interdits de penser est tel qu’il reste inconcevable d’établir les liens entre l’insécurité grandissante et les clandestins qui affluent, entre la culture islamique et le machisme qui gagne y compris des bistrots alentours.

     Même les habitants du 4 place de La Chapelle se gardent d’aller si loin. 

    Ils se contentent, avec d’autres associations (Demain La Chapelle, SOS La Chapelle, etc.) de demander une protection publique qui n’existe pas. 


    En attendant, les “migrants” sont toujours “bienvenus” par une mairie uniquement préoccupée par son avantageuse posture humanitariste.


    Article repris de Le blog d’Ivan Rioufol



    Source :   https://fr.novopress.info/205947/