Google+ Badge

mardi 2 mai 2017

MANIFESTATIONS ET STRATÉGIES POLICIÈRES ???


Emeutes à Paris : la stratégie des forces de l’ordre en question

forces_ordre_paris


02/05/2017 – 07h05 Paris (Breizh-Info.com) – Plusieurs centaines de militants « anticapitalistes, antifascistes » d’extrême gauche ont attaqué les forces de l’ordre pendant plusieurs heures, lundi premier mai, à Paris. 

Jets de cocktails Molotov (plusieurs policiers ont été brûlés dont au moins un grièvement), de pavés, incendie : tout y est passé, sous les yeux des dizaines de journalistes présents.


Le média Russia Today a d’ailleurs filmé une partie des incidents. Ce qui a frappé, c’est la passivité des forces de l’ordre, pourtant très nombreuses durant toute la manifestation.


Hormis des gaz lacrymogènes et quelques tirs de flashball, qui ont semblé ne servir à rien si ce n’est à diviser, et à exciter les plus radicaux du cortège, les policiers et gendarmes présents semblaient perdus, comme s’ils attendaient des ordres qui ne venaient pas. 

Ils n’ont d’ailleurs à aucun moment pu empêcher la manifestation violente de se dérouler, et les manifestants les plus radicaux ont pu continuer leur manifestation jusqu’à la fin.


« Ils ont divisé les cortèges, qui se sont reconstitués en permanence, avec de plus en plus d’excités » note un de nos journalistes présent sur place qui notait que « les ordres ne devaient pas être bien différentes des dernières manifestations violentes à Nantes ». 

Ainsi, à aucun moment, les forces de l’ordre n’ont tenté de charger pour interpeller le petit noyau le plus radical (qui a désossé complètement la façade d’un immeuble à côté du local d’Emmaüs).


A aucun moment non plus, ce groupe n’a été isolé. « La question que je me pose, c’est pourquoi, par exemple durant l’Euro 2016, les forces de l’ordre ont réussi à canaliser des supporteurs plus nombreux et plus violents, arrestations à la clé , et que là, ils laissent les choses se faire. C’est la même chose à Nantes, avec les émeutes durant lequel le centre-ville avait été saccagé, sans trop d’arrestation à la clé. »


Les policiers à qui nous avons posé la question n’ont pas souhaité répondre sur cette gestion pour le moins étrange des émeutes, comme si, quelque chose dérangeait dans ces constatations. 
De quoi s’interroger sur les consignes véritables données par la Préfecture de police de Paris.


Du côté du ministère de l’Intérieur, on se félicitait presque de cette passivité : « Des policiers et gendarmes mobiles ont été pris à partie et agressés par plusieurs dizaines d’individus, visés par de nombreux cocktails Molotov », a déclaré le ministre de l’Intérieur dans un communiqué, louant la « parfaite maîtrise » et le « grand professionnalisme » des forces de l’ordre, qui ont permis « jusqu’à maintenant de contenir les troubles et de ramener le calme ».


A noter également que durant la manifestation, des journalistes ont été menacés physiquement, et verbalement, par des militants d’ultra-gauche qui faisaient la police dans les rangs de la manifestation pour éviter toute photographie ou tout film compromettant.


Autre fait insolite : durant toute la manifestation, et alors qu’ils étaient en train de jeter des pierres, des pétards, des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre, les militants d’extrême gauche  hurlaient par ailleurs parce que quelques flashball étaient pointés vers les assaillants. Un paradoxe !


Les prochains jours s’annoncent particulièrement tendus, à Paris, mais aussi, à un niveau moindre sans doute (la mobilisation semble baisser à Rennes et à Nantes, où les radicaux sont marginalisés y compris vis à vis d’une partie des opposants à Marine Le Pen et à Emmanuel Macron comme le montrent certaines discussions sur les réseaux sociaux et l’affluence stagnante, voir baissant, lors des dernières manifestations).


A suivre …


Crédit photo : DR [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine