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mardi 23 mai 2017

M. SCHIAPPA, UNE CERTAINE IDÉE DES FEMMES .......


A propos de Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité homme/femme

schiappa


23/05/2017 – 07h50 Paris (Breizh-Info.com) –  

Depuis la nomination du nouveau gouvernement dirigé par M. Philippe, les commentaires à propos des nouveaux ministres ou secrétaires d’État se multiplient. 


Marlène Schiappa, nouvelle secrétaire d’État chargée de l’égalité homme/femme, est actuellement au centre de plusieurs polémiques, ce qui nous donne l’occasion de revenir sur certaines de ses déclarations (et sur son pedigree).
Elle a été nommée pour piloter « la grande cause nationale » soit l’égalité homme/femme.





 Qui est Marlène Schiappa ?
Conseillère municipale du Mans (adjointe apolitique d’un maire PS), elle est chargée de l’égalité, de la lutte contre les discriminations et de la charte LGBT, pro IVG.


Fille d’une enseignante politisée et d’un historien spécialiste du babouvisme « culture du sociétal » , elle grandit dans des cités périphériques (d’où son engagement féministe). 

Plutôt mauvaise élève au lycée, elle a effectué une année sabbatique en Corse avant d’intégrer, poussée par son conjoint, une école de communication.


Embauchée par Havas Worldwide, elle démissionne en 2006 à la naissance de sa fille dans une volonté de concilier vie privée et vie professionnelle. 

Puis elle devient bloggeuse et fonde un média sur l’égalité homme/femme (Maman travaille).



Objectif de son réseau : lutter contre le plafond de mère (sic), « améliorer la conjugaison vie professionnelle vie familiale via l’égalité femme/homme dans toutes les sphères, du foyer au monde du travail».
Marlène Schiappa est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages consacrés aux droits des femmes, mais également journaliste et conférencière, auteur de nombreux articles anti Le Pen.

Elle a rencontré Emmanuel Macron en 2016 lors de l’élection pour le label French Tech de la ville du Mans, homme dont elle dit aimer le « regard novateur » et la « méthode ».

 Elle fût ensuite en charge de l’égalité homme/femme dans l’équipe de campagne de Macron.

Sa seule expérience politique avant En Marche : un bref passage au cabinet de la ministre des droits de la femme Laurence Rossignol en 2016.


Quelques citations de Marlène Schiappa :

« En cas de viol sur une fillette de 9 ans, à titre personnel, j’ajouterais même que l’avortement est un devoir ! ». Source.

« Quant à savoir si nous avons évolué, je ne sais pas. Mes grands-mères et arrières grands-mères Corses ont toujours travaillé et mené leur monde à la baguette il me semble. ». Source.
« Ne vous laissez pas dire qu’Emmanuel Macron serait le « candidat anti-famille »: il est au contraire le candidat DES familles, des familles nombreuses, des familles recomposées, des familles monoparentales, des familles homoparentales, des familles avec un papa et une maman, des familles sans enfants, des familles élargies, des belles-familles, des familles en devenir… de toutes les familles. » Source.

« D’autres questions encore surgissent, comme ce qu’il adviendra de la question des mères porteuses -et donc de la location du corps. Vivrons-nous dans un Etat qui ne reconnaît pas les travailleuses et travailleurs du sexe, mais qui promeut la mise à disposition, moyennant finances, de l’utérus ? » (À propos du mariage pour tous »)

« D’autres s’y opposent franchement. Pour ma part, si je suis vivement pour l’égalité entre homos et hétéros et pour un mariage pour tous, je considère que la promulgation du mariage gay ne doit pas se faire au détriment des droits des mères. » (Idem)

« Les couples homos méritent une meilleure loi, une loi qui fasse l’unanimité, une loi qui les reconnaisse pleinement, sans langue de bois, sans honte, sans bricolage, et sans rogner sur les droits des pères ou des mères -y compris des pères ou des mères homosexuels. » (Idem)

« La question de la laïcité et du féminisme est liée intrinsèquement dans la mesure où la lutte contre les radicalités religieuses et contre les extrémistes religieux sont des luttes pour défendre les droits des femmes ». (Source : Fondation Jean Jaurès, sur la laïcité)

« La laïcité française ce n’est pas l’interdiction des religions c’est le fait de laisser chacune et chacun pratiquer librement son culte dans l’espace privé mais aussi dans l’espace public s’ils le souhaitent mais c’est aussi le fait que l’Etat ne doit pas intervenir dans la question religieuse » (Idem)

« Ces religions font promotion de l’oppression de la femme d’une façon plus ou moins douce » (Idem)
« Elles [les religions] partagent une conviction profonde qui émane de leur religion qui est que les hommes et les femmes ne sont pas égaux, doivent être différenciés et que les femmes doivent être contrôlées » (Idem)

« La laïcité est une défense des droits des femmes » (Idem)

« La politique c’est avant tout des relations humaines entre les élus, les militants, la politique, surtout au niveau local c’est du contact avec les gens » (Marianne est déchaînée, 06/05/2016)
« -êtes-vous une professionnelle de la politique ?
  • Comme je travaille dans un cabinet ministériel, oui. Je travaille en politique. » (idem)

Crédit photos : Wikimedia commons (cc) [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

ET AUSSI


22 mai 2017



 
Premier couac sur la ligne politique dans la fraiche équipe gouvernementale. 

La secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes semble avoir une vision indigéniste du féminisme.

 En un mot : CCIF-compatible.
...

Une islamo-compatible au gouvernement?

L’Elysée a passé au crible les déclarations fiscales des futurs nommés mais a oublié les comptes Twitter ou Facebook, les pétitions et autres prises de position publiques qui en disent long sur le pédigrée idéologique de certains membres du gouvernement ou candidats à la députation.
Ainsi en est-il de Richard Ferrand qui, outre l’usage de son enveloppe parlementaire pour aider au frais de fonctionnement de France-Palestine (association réclamant par exemple que le Hamas ne soit plus considéré comme un mouvement terroriste), interpelle la garde des Sceaux Christiane Taubira en 2014 pour qu’elle réfléchisse à ne plus engager de « poursuites judiciaires » contre le BDS, décrit par le député socialiste comme des « militants opposés à la colonisation des territoires palestiniens» (question n° 50 491 JO 2014). 

 Idem pour Mohamed Saou sur lequel tout a été dit, ou Djamila Haddad toujours investie dans l’Aube, activiste pro-palestinienne qui caricature Israël dès que l’actualité lui en donne l’occasion.
Et voila Marlène Schiappa, sa chevelure de lionne et sa moue boudeuse, qui vient enrichir le club des islamisto-compatibles de La République en marche.

 Apparemment, cela ne dérange pas les Marcheurs qui sont sur une autre ligne, et je sais qu’ils sont nombreux. 
Il y a chez  LREM des républicains attachés à la laïcité et hostiles au communautarisme, mais ils restent silencieux pour l’instant, prétendant combattre de l’intérieur...

Ce que le hijab incarne ce n’est pas une religion, c’est une vision politique de la religion

La loyauté à ses idées attendra. Je fais le pari que ce grand écart idéologique qui existe dans l’Auberge macronienne sur le principe juridico-politique de laïcité et la question du compromis avec les officines politico-religieuses, ne tiendra pas longtemps tant ces deux positions sont irréductibles....
Elle établit ensuite que l’interdiction du hijab à l’école se résume à prohiber l’expression religieuse. 
Or ce que le hijab incarne ce n’est pas une religion, c’est une vision politique de la religion, et cela fait toute la différence.
Le hijab est l’étendard d’une idéologie politique pour laquelle la femme est un objet. Qu’on l’appelle fréro-salafisme, wahhabisme, conservatisme, cette pensée totalitaire réduit le corps féminin à sa fonction reproductrice. 
Il appartient en exclusivité à celui qui va l’ensemencer, il doit donc être caché des hommes qui n’en sont pas les propriétaires.
Bien sûr en Occident, les Tarik Ramadan, Nabil Ennasri, Amar Lasfar, Kamel Katbtane et autres Tarek Oubrou ont développé chacun à leur mesure l’argumentaire droits-de-l’hommisto-compatible sur la pudeur physique et morale de la femme musulmane.
...

La sortie scolaire c’est la classe hors les murs, mais ce n’est pas autre chose que la classe

En écho au relativisme culturel qu’elle paraît incarner, et suivant sur ce point les positions du président Macron, Marlène Schiappa apporte son soutien aux mères accompagnant les sorties scolaires qui portent le hijab voire le jilbab.
Pour elle, refuser qu’elles y participent « relève ni plus ni moins de l’islamophobie ». On retrouve l’argument de Najat Vallaud-Belkacem, ex-ministre qui s’est pourtant bien gardé de supprimer la circulaire Châtel de 2012.
Cette circulaire a le mérite de permettre aux directeurs d’école, notamment dans des quartiers où la pression religieuse sur l’école est insupportable, de faire appliquer le principe de neutralité laïque des enseignements.
Car oui, Madame Schiappa, vous qui semblez mal informée des lois républicaines, depuis 1882 et 1886 les enseignements et les personnels sont neutres du point de vie religieux et politique. 
Bien sûr, le parent accompagnant la sortie n’a pas le statut d’un personnel de l’Education nationale, néanmoins il se place aux côtés de l’enseignant pour une activité pédagogique et scolaire, donc une activité d’enseignement qui est par principe neutre religieusement et politiquement.
La sortie scolaire c’est la classe hors les murs, mais ce n’est pas autre chose que la classe. 
 Un enseignant accepterait-il qu’un parent participe à son enseignement dans sa classe en affichant son opinion politique ou religieuse ? 
J’en doute fort pour connaître le sens des responsabilités du corps professoral.
Que pense Madame Schiappa de ses mères voilées fédérées en associations, conseillées par les officines islamistes sur lesquelles les pouvoirs publics ferment les yeux depuis près de 20 ans ?
Que pense-t-elle de ces sorties où le pique-nique est perturbé par la maman voilée qui ne veut pas distribuer les sandwichs aux enfants de façon indifférenciée au risque de « toucher du porc » ?
Que pense-t-elle de ces parents d’élèves qui refusent de voir leurs enfants encadrés par ces « féministes islamiques » ?
Madame Schiappa les accusera sans doute d’islamophobie, elle qui n’hésitait pas à en accuser l’ancien Premier ministre. 
Elle est trop occupée à défendre les mères portant le hijab en sorties scolaires pour se soucier de protéger les élèves de l’intrusion du politico-religieux dans l’Ecole sous prétexte d’acceptation de la Diversité.
Voici bien le mot-valise de la doxa antiraciste progressiste qui reconnait aux seules minorités le droit d’avoir une identité et de la revendiquer publiquement.