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lundi 22 mai 2017

LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET L' UNION DES PATRIOTES !


Législatives : voilure réduite par les comités Jeanne et leurs alliés, concurrents du FN




Le dépôt définitif des candidatures aux législatives dévoile enfin le poids réel du cartel électoral lancé par Jean-Marie Le Pen pour peser sur les législatives. 

La plupart des cadres FN seraient épargnés.



Le doute semble avoir gagné certains des candidats qui devaient porter la ligne historique du Front national, en rupture avec celle de Florian Philippot et de Marine Le Pen, aux élections législatives. 

Militants du Parti de la France, de Civitas, du parti souverainiste le Siel, ou proches des comités «Jeanne Au secours», ils devaient à l'origine être plusieurs centaines à concourir sous les couleurs du cartel politique constitué autour de Jean-Marie Le Pen. 

Auprès du Figaro, Lorrain de Saint-Affrique, le bras droit du «Menhir», indique ce dimanche que ce sont finalement 156 candidatures définitives qui ont été déposées auprès des services de l'État, et rassemblées sous l'étiquette commune «L'union des patriotes».

C'est, dans le détail, le Parti de la France de Carl Lang (un ancien compagnon de route de Jean-Marie Le Pen, parti du FN en 2008) qui fournira le plus gros du contingent avec 58 candidats. 



Vient ensuite le Siel de Karim Ouchikh, avec 48 candidats. Ce petit parti satellite du FN, souverainiste et identitaire, est en froid avec Marine Le Pen depuis fin 2016. 

Jean-Marie Le Pen et ses Comités Jeanne aligneront 32 candidats. 

Les catholiques intégristes de Civitas, menés par Alain Escada, soutiendront 14 candidats. 
Marie D'Herbais, proche de Jean-Marie Le Pen et présentatrice de son journal de bord, avait un temps nourri l'ambition de se présenter, avant de renoncer, finalement inquiète de «disperser les voix des patriotes». 
Enfin, 4 candidats se présenteront sous les couleurs du Front libéré, un micro-parti nouvellement créé dans les Yvelines.


Si les initiateurs de la démarche assurent volontiers viser à constituer une réserve de voix pour les candidats FN qualifiés pour le second tour, il s'agit également d'obtenir un financement public.

 Ces partis aux moyens faibles doivent porter plus de 50 de leurs candidats au-delà des 1% de suffrages exprimés au premier tour des législatives, pour les obtenir.

 Enfin, l'idée initiale était également de perturber certains cadres étiquetés «philippotistes», véritables ennemis de l'intérieur des lepénistes historiques. 

Mais même ce dernier objectif semble dépassé depuis la défaite de Marine Le Pen. 

Beaucoup de ceux qui voulaient porter haut leur vision de «la droite nationale» contre le FN «dédiabolisé» se sont trouvés inquiets de tirer sur l'ambulance. 

Une impression accrue par la crise profonde qui frappe le parti, avec l'annonce de la retraite anticipée de Marion Maréchal-Le Pen et les menaces de démission brandies par Florian Philippot. 
Ce dernier n'aura d'ailleurs pas d'adversaire à Forbach, annonce Lorrain de Saint-Affrique.

Ménard et Bompard épargnés

En fin de semaine dernière, le fondateur du FN annonçait avoir demandé le retrait du candidat initialement prévu par le Parti de la France dans la circonscription de sa fille Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). 

Même mansuétude pour Emmanuelle Ménard, épouse du maire de Béziers.

 Porteuse d'une étiquette multipartite symbolisant l'union des droites dures, elle n'aura pas d'adversaire soutenu par Jean-Marie Le Pen. 

Même tranquillité assurée à Hervé Lepineau, qui a pris la suite de Marion Maréchal-Le Pen dans le Vaucluse. 

Enfin le député Jacques Bompard a quant à lui noué un accord particulier avec le PDF «et ne verra donc pas sa campagne compliquée», explique-t-on à Montretout.


D'autres cadre FN de premier plan trouveront par contre un adversaire des Comités Jeanne. Il s'agit de Jean-Lin Lacapelle, responsable aux fédérations à l'implantation locale. 
Parfois surnommé «le nettoyeur», c'est notamment lui qui a procédé au renouvellement des cadres locaux du FN et qui a accessoirement gonflé les rangs des Comités Jeanne, avec ces personnes écartées.
 Accusé de se voir parachuté, Il affrontera la concurrence d'une figure du Rassemblement Bleu Marine, Jacques Clostermann, à Marignane. 

Jean-Marie Le Pen ira le soutenir en personne, le 31 mai prochain.

 Enfin, le député Gilbert Collard, candidat à sa réélection dans le Gard, affrontera Christèle Mediavilla, responsable des comités Jeanne en Occitanie.


Source:   http://www.lefigaro.fr/elections/legislatives/2017/05/21/38001-20170521ARTFIG00167-



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