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lundi 22 mai 2017

FRANCE: LE CHEMIN DE LA SOUMISSION À L' ISLAM.......


Le préfet de Saint-Denis : les fichés S doivent avoir tué pour qu’on puisse les interpeller…


Le préfet de Saint-Denis : les fichés S doivent avoir tué pour qu’on puisse les interpeller…
Intéressant reportage publié par le Figaro et relayé par la Ligue de Défense juive.

On notera d’abord l’euphémisme du titre. Islamisation en marche… Voilà qui va faire avaler de travers notre amie Beate qui a passé des années et des années à Saint-Denis, où elle a photographié des scènes encore pires que celles  qui illustrent le fameux reportage.

On ne sera pas étonnés ensuite de voir monté en épingle un prétendu islam de paix, de tolérance… qui n’aurait rien à voir avec  l’Etat islamique. On se demande bien alors pourquoi, dans une ville avec une mosquée et des imams si ouverts, si  « républicains » les porteuses de niquab (interdit, si je ne m’abuse…) sont si nombreuses… On se demande bien comment cette fameuse mosquée est encore ouverte alors que les témoignages sur l’endoctrinement de ceux qui la fréquentent sont nombreux au cours même du reportage.

Le journaliste ne (s)e pose pas de question, étrangement. Un bureau est à disposition de Tariq Ramadan, l’imam est proche des Frères musulmans (organisation terroriste interdite dans plusieurs pays musulmans) mais pas de questions qui gênent sur le sujet… C’est tellement plus facile de laisser la parole à l’imam…

On apprend que malgré la loi qui l’interdit, les prières du vendredi débordent sur les trottoirs. Pourquoi le journaliste n’a-t-il pas demandé à l’imam si républicain, si désireux de préserver le patrimoine français, de conseiller à ses ouailles sans place de rester prier chez eux ? Le coran l’accepte volontiers, la preuve, c’est l’immense majorité des femmes prient chez elles sans que quiconque s’en émeuve…

« Notre ville va devenir Molenbeek » : gonflé le bonhomme… St Denis est déjà Molenbeck, les photos en témoignent. Ainsi que ses paroles, puisqu’il affirme clairement que les partisans de l’Etat islamique sont nombreux à vouloir prendre possession de la mosquée…

Quant à l’aveu de faiblesse du Préfet… Révoltant et inacceptable. D’autant plus inacceptable qu’on apprend au même moment que le patron de la DGSI conseille de désarmer les patriotes pour éviter une confrontation des communautés… Bref, mettre hors d’état de nuire des gens suspectés de vouloir et pouvoir préparer des attentats serait impossible en état de droit mais mettre des patriotes hors d’état de se défendre, ça oui, ce serait compatible avec l’état de droit et même souhaitable…

Nous sommes ravis au passage d’apprendre que les agents de renseignement du Ministre Cazeneuve sont les imams, adeptes de la takkya….

il déplore aussi le peu de renseignements remontés par les imams. «Je leur rappelle que nous avons besoin d’eux pour avoir des informations car ces communautés sont très difficiles à pénétrer par nos services

Quant au prêtre… il nage au milieu du halal, des voiles… mais continue de croire au vivre ensemble !
Boutih ? en bon socialiste, il veut toujours plus de moyens, des hommes, jeunes… pour investir ces milieux. Pour quoi faire puisque tant qu’ils n’ont pas tué ou été pris la main dans le sac, on ne peut pas mettre hors d’état de nuire préventivement tous ces gens-là, état de droit oblige….
Alors que là où nous en sommes il n’y a plus qu’une seule solution, interdire la pratique de l’islam qui n’est pas une religion comme les autres mais un système totalitaire dangereux menant au terrorisme.


À Saint-Denis, l’islamisation est en marche

REPORTAGE – De l’autre côté du périphérique parisien, le berceau de l’histoire de France avec sa nécropole royale se transforme en «Molenbeek-sur-Seine», attirant les plus radicaux du salafisme. Nous sommes allés à la rencontre des habitants de certains quartiers devenus des zones de non-droit, où communautarisme et islamisme creusent leurs sillons. «Daech est aux portes de notre mosquée qu’ils veulent forcer pour imposer leurs lois obscurantistes» Karim, un des cadres de la mosquée Tawhid
  Mosquée Tawhid. Nous sommes à moins de 200 mètres de la nécropole royale de Saint-Denis, aux portes de Paris et à quelques stations de métro de l’avenue des Champs-Élysées et de l’Arc de triomphe. Comme chaque vendredi, ils sont 2500 à 3000 à converger vers le lieu de culte dont la capacité d’accueil ne dépasse pas les 1800 places. Les trottoirs de la rue de la Boulangerie sont alors transformés en une mosaïque de tapis de prière. Dès la fin du sermon, les fidèles se dispersent aussi vite qu’ils sont arrivés. Mais devant les portes de la mosquée, quelques-uns s’attardent, se toisent. La tension monte, les échanges se font virulents, des insultes fusent. Quelques responsables de la mosquée sont obligés d’intervenir pour séparer deux hommes prêts à en découdre. Karim, chéchia beige sur la tête et djellaba assortie, fait partie des cadres de la mosquée Tawhid. Il ne cache pas la proximité de cette salle de prière avec les Frères musulmans et la présence d’un bureau alloué à Tariq Ramadan au sein des locaux.
 
Mais Karim se dit complètement débordé: «Notre ville va devenir Molenbeek! Nous sommes cernés par les intégristes. Daech est aux portes de notre mosquée qu’ils veulent forcer pour imposer leurs lois obscurantistes.» Très vite, d’autres fidèles se joignent à la conversation et expriment les mêmes mots de colère et de crainte face à la violence, aux intimidations, aux thèses intégristes et antirépublicaines. «Certains d’entre nous, jugés trop libéraux, sont parfois agressés, insiste Karim. 

Les intégristes ciblent les jeunes et les plus fragiles pour les rallier à leur cause. Ils ne sont pas nombreux mais terriblement toxiques et veulent s’emparer à tout prix de ce lieu de culte pour asseoir leur empire. Ils ne veulent rien lâcher. Notre mosquée est toute proche de la basilique de Saint-Denis. Nous sommes à deux pas des sépultures des rois de France et de Charles Martel qui a arrêté l’invasion des musulmans en 732.

 Le symbole est fort pour cette poignée de fous d’Allah. Mais nous refusons de céder. Alors, ils nous ont désignés comme leur ennemi. Et la tension monte ici, chaque jour un peu plus
  La mosquée Tawhid, la prière du vendredi rassemble jusqu’à 3000 fidèles. Dans cet espace qui ne peut accueillir tant de monde, les sermons sont filmés et retransmis sur internet. – Crédits photo : Hervé Lequeux
 

Didier Paillard, maire de la ville, se dit tout aussi démuni face aux phénomènes de radicalisation: «Nous faisons des signalements à la préfecture qui, elle, a tout pouvoir d’agir. Mais nous n’avons aucun retour de sa part. En tant que maire, je n’ai aucun moyen d’intervenir. C’est un vrai problème.

 Sur mon territoire, je ne sais combien de personnes, ni même si des agents de la Ville, sont concernés par les fiches S


«Le risque est réel, mais nous sommes dans un État de droit et nous ne pouvons pas nous permettre de faire n’importe quoi» Philippe Galli, préfet du département de la Seine-Saint-Denis


Philippe Galli, préfet du département de la Seine-Saint-Denis, confirme la situation: «Je pense qu’il y a plusieurs animateurs ou salariés surveillés. Mais nous ne communiquerons jamais la liste au maire de Saint-Denis ni d’aucune autre ville. 

La surveillance doit se faire discrètement mais surtout, nous ne pouvons rien faire tant que les individus surveillés n’auront pas commis d’actes contraires à la loi.» La réponse de ce haut représentant de l’État fait froid dans le dos. Mais il insiste: «Oui, le risque est réel, mais nous sommes dans un État de droit et nous ne pouvons pas nous permettre de faire n’importe quoi.» 

 Le préfet affirme aussi être renseigné quant à la situation de certaines mosquées et recevoir très régulièrement tous les représentants musulmans du département. 

Sans vouloir donner de précisions sur la ville de Saint-Denis ou la mosquée Tawhid, il confirme la présence de groupes salafistes et intégristes aux abords des lieux de prière de nombreuses villes du 93, mais il déplore aussi le peu de renseignements remontés par les imams. «Je leur rappelle que nous avons besoin d’eux pour avoir des informations car ces communautés sont très difficiles à pénétrer par nos services. 

 Nous avons en tout 800 signalements sur tout le département. Ils sont suivis par notre cellule qui croise tous les renseignements. Mais très peu, hélas, nous viennent des mosquées.

 Les responsables de ces lieux de culte doivent absolument sortir de la seule déploration et se montrer plus proactifs. Nous avons besoin d’eux.»
  Les responsables de la mosquée Tawhid se disent débordés par l’afflux des fidèles lors de la grande prière du vendredi. Chaque semaine, les trottoirs sont occupés par ceux qui n’ont pas trouvé de place à l’intérieur. – Crédits photo : Hervé Lequeux


Tendre la main et discuter, c’est aussi le combat du père Jean Courtaudière. Prêtre à Saint-Denis depuis treize ans, il est aussi délégué pour les relations avec les musulmans et le dialogue islamo-chrétien. 

Homme d’ouverture, le père Courtaudière, animé par la conviction et la foi, se bat pour le dialogue, le partage et les échanges entre toutes les communautés. Il apprécie le visage très métissé de cette ville, mais déplore la tentation communautariste d’une partie de la population. «À Saint-Denis, il n’y a pas d’islamophobie: les gens, ici, savent vivre ensemble.

 Cependant, les plus radicaux, notamment les salafistes, nous posent problème car ils sont fermés aux autres et au dialogue. Dans cette ville, les non-musulmans sont bien plus excédés par la disparition des charcutiers et des bouchers traditionnels que par la multiplication des voiles. 

Le halal est un acte religieux. 

Personnellement, je refuse de manger de la viande sacrifiée selon les rites musulmans. Et aujourd’hui à Saint-Denis, je ne peux plus, hélas, me fournir en viande non halal que chez Carrefour ou les jours de marché
  «Au Maroc, j’étais inscrite dans une école musulmane et j’ai voulu porter le voile. Heureusement mes parents s’y sont opposés, j’ai pris du recul et j’ai compris que j’étais endoctrinée. Aujourd’hui, je suis féministe et je suis contre le voile «
  Sara, étudiante en licence de psychologie à l’université Paris-VIII à Saint-Denis

  Tout près de la basilique, aux abords de la mosquée Tawhid, la tension est retombée. Quelques fidèles commencent à revenir pour la prière de l’Asr qui se tient chaque fin d’après-midi. Adossés au mur d’un immeuble voisin, quelques ados arrivés en avance patientent en discutant calmement.  

Les discussions ne concernent pas le foot, les filles ou leur sortie du week-end, mais les discours de Nader Abou Anas. 

Ce conférencier et prédicateur salafiste est très actif sur la toile où il exhorte notamment avec autorité les femmes à «rester chez elles, car leur place est à la maison, à n’en sortir qu’avec la permission de leur mari. Quant à celles qui se refusent le soir venu à leur époux (qui a des besoins) sans raison valable… malheur à elles! Les anges les maudiront toute la nuit.» Rien de gênant a priori pour ces très jeunes garçons qui débattent paisiblement de la pertinence de ces propos. Mohamed est un peu plus âgé que ses camarades. 

Chemise blanche impeccable, tenue soignée, rasé de très près, le jeune homme est élégant, courtois, mais veille à ne croiser aucun regard féminin: «Un homme ne doit pas serrer la main d’une femme.
 C’est une question de pudeur. Si ces propos choquent les gens en France, alors disons les choses autrement: les femmes sont libres de refuser de serrer la main des hommes pour préserver leur pudeur
Loïc, un jeune converti, évoque les tentatives, de la part de certains radicaux, de le pousser vers des thèses obscurantistes et le djihad en Syrie. – Crédits photo : Hervé Lequeux
 

Loïc est un tout jeune converti qui ne supporte plus d’entendre ce type de discours: «L’atmosphère, ici, mais aussi dans d’autres mosquées de la ville, devient pesante. Certains fidèles parlent politique ou argent, d’autres essaient de nous convaincre de leurs thèses intégristes et nous expliquent que la France est un pays de mécréants. À ceux qui me parlent de djihad en Syrie, je réponds systématiquement que, là-bas, le mot liberté n’existe pas.»

  Pour Malek Boutih, député et auteur du rapport intitulé  Génération radicale, remis au Premier ministre l’été dernier, cette mouvance est profondément politique. «Les barbus sont eux-mêmes débordés par ces jeunes qu’ils ont recrutés. Ceux-ci ne portent pas forcément la barbe, mais sont autrement plus radicaux et violents. Ils sont intelligents, dangereux, très mobiles et très déterminés. 
Nous sommes entrés dans une course de vitesse. Nous devons adapter nos appareils de justice et sécuritaires à ce nouveau type de danger. Il nous faut de nouvelles méthodes d’investigation, de nouveaux types d’enquêteurs, plus jeunes et plus solubles dans ces milieux.» Les signes religieux ne sont pas interdits au sein de l’université.
 

Loin de la violence et de la criminalité, dans l’enceinte de l’université Paris-VIII à Saint-Denis, Sara et Nadia, étudiantes en licence de psychologie, préparent leurs examens de fin d’année. 

Nadia est née d’une mère française et d’un père marocain et a fait le choix du jilbab, ce voile qui recouvre tout le corps. Sara, elle, est née et a vécu au Maroc.


 Elle est venue en France pour ses études et porte fièrement une cascade de boucles méchées de blond. Nadia, convaincue de son choix, a renoncé à son rêve de carrière dans l’enseignement. 

Elle refuse de se défaire de son jilbab. Sara, elle, revendique son hostilité à ce voile qu’elle considère comme un symbole de soumission de la femme: «Au Maroc, j’étais inscrite dans une école musulmane et j’ai voulu porter le voile. Heureusement mes parents s’y sont opposés, j’ai pris du recul et j’ai compris que j’étais endoctrinée. 
Aujourd’hui, je suis féministe et je suis contre le voile!»

  Une prise de position encore un peu trop radicale pour Siham. À 22 ans, cette jeune étudiante en troisième année de psychologie à Paris-VIII redécouvre depuis peu de temps le plaisir de se promener dans la rue, cheveux au vent. Siham a longtemps porté le jilbab. 

Convaincue d’avoir fait le bon choix, elle envisageait de dissimuler complètement son visage en portant le niqab, ce voile intégral interdit par la loi en France et qui ne laisse apparaître que les yeux. «J’ai commencé à porter le voile quand j’étais encore lycéenne. À l’époque, j’étais aussi bénévole au sein d’une association musulmane. Nous venions en aide aux plus démunis en distribuant des repas chauds. 

Toutes les filles avec qui je travaillais étaient voilées. À force de les côtoyer, je me suis laissée convaincre que c’était l’exemple à suivre. 

La femme est un trésor qu’il faut cacher du regard des hommes, me répétaient-elles sans arrêt. On ne s’en rend pas compte mais derrière cette apparente bienveillance, il y a une véritable pression de la communauté. Dès que j’ai porté le voile, les regards ont changé. J’étais au-dessus du lot. 

Considérée comme respectable, je n’ai jamais eu autant de demandes en mariage!» Siham n’a finalement jamais porté le niqab et a choisi de retirer ce voile qui, dit-elle, l’enfermait dans un monde de plus en plus restreint: «J’ai compris mon erreur lorsque je me suis inscrite à la fac. 

Cette nouvelle vie d’étudiante m’a ouverte à d’autres personnes, d’autres univers, d’autres cultures ou lectures. J’ai réalisé que ce fonctionnement en vase clos et communautariste façonnait complètement ma pensée et mes choix


«On trouve de plus en plus de boutiques de vêtements islamiques, des restaurants halal ou des librairies religieuses. Et certains coiffeurs se spécialisent pour la clientèle voilée» Abdallah, propriétaire d’un restaurant


Non loin de l’université et à quelques encablures de la mosquée Tawhid, Abdallah est attablé à un café situé rue de la République, cette artère piétonne, commerçante, très fréquentée au cœur de la ville. Abdallah est français d’origine tunisienne. Travailleur déterminé à réussir, il est, à 30 ans, un jeune entrepreneur propriétaire d’un restaurant. Il se décrit comme un musulman très pratiquant, fait ses cinq prières quotidiennes, ferme son restaurant la journée pendant le mois du ramadan et envisage le pèlerinage à La Mecque. 

Il se dit très attaché à la France, ce pays où il est né et a grandi. En buvant son café, il peste contre ces jeunes filles drapées de noir en jilbab. «Saint-Denis a beaucoup changé, confie Abdallah. Les magasins deviennent communautaires. On trouve de plus en plus de boutiques de vêtements islamiques, des restaurants halal ou des librairies religieuses. Et certains coiffeurs se spécialisent pour la clientèle voilée.» Il manque de s’étrangler avec son café quand trois silhouettes fantomatiques apparaissent en niqab. «Nous sommes en plein cœur de la rue de la République, s’insurge-t-il. Ces tenues sont interdites, mais les lois de cette même République sont bafouées, ici dans cette rue qui porte son nom. Saint-Denis, comme bien d’autres villes de banlieue, devient une zone où le droit n’est plus respecté Dans le centre de Saint-Denis, de plus en plus de magasins se spécialisent pour les besoins de la clientèle voilée. Robes traditionnelles ou voiles plus ou moins couvrants, l’offre est riche et les clientes viennent de tout le département pour se fournir. «Si les radicaux croisent des femmes non voilées ou non musulmanes dans la rue, ils bloquent les trottoirs pour les empêcher de passer, les obliger à se détourner et les terroriser en les dévisageant…» Abdallah, propriétaire d’un restaurant La colère du jeune homme n’est pas feinte. Choqué parles attentats qui ont frappé le pays, Abdallah explique être régulièrement sollicité par des individus essayant de le convaincre de faire le djihad en Syrie ou en France. «Je ne comprends pas cette haine. À la mosquée, beaucoup se sont réjoui des attentats àCharlie Hebdo. Depuis, je reçois des messages sur mon compte Facebook pour m’inciter à partir en Syrie. Autour des mosquées, à la sortie de la prière, les radicaux essayent de me lessiver le cerveau en m’expliquant que, si je ne veux pas partir, je dois tout faire en revanche pour barrer le chemin aux mécréants ici.» La suite du récit d’Abdallah est troublante. Il évoque des stratégies mises en place par ces intégristes. Il y est question de rétrécir le chemin des mécréants, les étouffer, les terroriser. «Leur stratégie consiste à occuper l’espace. S’ils croisent des femmes non voilées ou non musulmanes dans la rue, ils bloquent les trottoirs pour les empêcher de passer, les obliger à se détourner et les terroriser en les dévisageant… C’est ridicule mais aussi effrayant!» Élisabeth, elle, n’est pas le genre de femme à se laisser effrayer facilement. Amoureuse d’art et de littérature, dionysienne au caractère affirmé, elle refuse de lâcher le moindre espace au communautarisme. Mariée à un Algérien, elle explique sa volonté d’éduquer sa fille dans le respect des deux cultures. Élisabeth et son époux l’ont donc inscrite à un cours d’arabe dispensé par une association hébergée par la mosquée Tawhid. «Lorsque j’ai demandé à voir le règlement, on m’a tendu un livre avec des préceptes religieux, intitulé Les Règles lumineuses. Nous avons insisté pour dire que nous ne voulions pas entendre parler de religion. La professeur s’est montrée rassurante. 


Cependant, dès le premier cours, notre fille de 10 ans a été affublée d’un voile sur la tête, on lui a expliqué que les jupes trop courtes étaient indécentes

 On l’a obligée à faire ses ablutions et la prière, puis on lui a fait répéter la même phrase du Coran en boucle pendant deux heures. Traumatisée, elle a refusé d’y retourner car, selon elle, avec cet exercice, on l’empêchait de réfléchir.»

Féministe et aussi laïque, Sarah Oussekine est une des figures militantes incontournables de Saint-Denis. Présidente de l’association Voix d’Elles rebelles, elle œuvre depuis des années pour libérer la parole des femmes. Militante de terrain, elle désespère de son combat à mesure que le communautarisme et l’intégrisme ont gagné du terrain dans les quartiers mais aussi dans les esprits. 

 Amère, Sarah raconte ces jeunes garçons qui refusent soudainement de lui faire la bise, ces filles autrefois coquettes portant aujourd’hui le jilbab ou le niqab: «Dans les quartiers, ces signes ostentatoires sont pour eux un symbole de réussite. Ils sont perçus comme l’élite…» Sarah, lucide, dresse son propre constat d’échec face à ces mosquées qui ont grossi beaucoup plus vite que son association: «Je connais bien le problème des intégristes gravitant autour des salles de prière et en particulier de la mosquée Tawhid. 

J’ai perdu deux militantes féministes là-bas. Très investies, elles ont longtemps travaillé à mes côtés pour défendre les droits des femmes. En fréquentant ce lieu de culte, elles ont été happées par une idéologie obscurantiste. 

Elles ne me parlent plus, ne répondent plus à mes appels, portent le voile et sont convaincues d’avoir fait le bon choix Le centre Tawhid accueille également une association qui dispense du soutien scolaire et des cours d’apprentissage de la langue arabe pour les enfants.



Hassan, brillant lycéen en terminale S, rêve d’une carrière dans le journalisme. Fervent musulman, il fréquente, lui aussi, assidûment la mosquée Tawhid et se souvient des propos haineux après le massacre perpétré par les frères Kouachi

«Beaucoup se sont réjouis, évoquant l’argument du blasphème. Aucun ne voulait entendre parler de liberté d’expression. 

Les attentats suivants ont tout changé. Ça a été un choc pour toute la communauté musulmane. Ici, on vit encore ensemble, les nationalités se mélangent. Les jeunes sont plus dans le shit et le rap que la kalachnikov et le Coran. Cependant, le vrai problème c’est ce “laisser-faire” installé depuis quelques années. Les trafics de drogue se font au grand jour. La police ne fait pas grand-chose. 

Les intégristes gangrènent nos mosquées. On a là tous les ingrédients. 

Le terreau, la graine, il n’y a plus qu’à arroser et attendre… Mais attendre, c’est prendre le risque de voir Saint-Denis ou d’autres villes de banlieue devenir des Molenbeek



http://www.liguedefensejuive.com/a-saint-denis-lislamisation-est-en-marche-2016-05-20.html


ET AUSSI


L’islamophilie, chemin de soumission

 

Par  

A force de combattre leur peur de l’islam, certains finissent par se préparer à la soumission. 

C’est le cas de Juppé, candidat de droite adulé par les électeurs de gauche. Qu’on se le dise, Alain aime ses frères musulmans et habituons nous à imaginer le meilleur d’entre nous avec les poils au menton que son crâne d’œuf refuse depuis bien longtemps.
 Ce n’est pas à Bordeaux que les minarets seront interdits.

 La une de Valeurs actuelles dénonce les complices irresponsables de l’islamisation du pays, et à leur tête nous trouvons : Alain.

Le maire de Bordeaux a acheté un terrain de 8 500 mètres carrés et a concédé un bail de très longue durée pour le projet de mosquée de Bordeaux. Ce n’est ni le premier ni le dernier maire de France à ouvrir les portes de sa ville à une civilisation étrangère, le cas le plus particulier d’Alain Juppé réside dans l’affichage de ses fréquentations. 

 Il fait les louanges de Tareq Oubrou, futur recteur de la mosquée en question. Or Tareq Oubrou est un théoricien de la “charia de minorité”, concept qui préconise l’allégeance aux lois sécularisées… tant que les musulmans sont minoritaires. 
Il parait que cette posture est modérée, c'est-à-dire que nous avons à dire merci à celui qui l’adopte. Il y a toujours dans l’annonce d’une modération, une menace sous-jacente de ce que cela aurait très bien pu être. 
Nous avons d’autant plus à dire merci à Tareq qu’au début des années 2000, il était favorable à l’instauration du califat et au port du voile obligatoire. Estimons-nous heureux, et aidons les musulmans radicaux à devenir modérés, en faisant des concessions. Voici la stratégie de façade de Juppé. 

Quant aux musulmans, leur stratégie est tout aussi simple : devenons des modérés de façade pour obtenir des concessions ; petit à petit le califat s’imposera de fait. 

D’ailleurs Tareq continue à se réclamer des Frères musulmans, organisation souhaitant rien de moins que l’avènement de l’État islamique mondial. Déjà en 2011, le glabre Alain avait rencontré ces (ses) frères musulmans si représentatifs de l’Islam modéré que nos démocraties appellent de leurs vœux. 

Tout ceci nous fait penser à l’accommodement raisonnable du Québec, cette tentative des sociétés laïques de s’accommoder des exigences des différentes minorités religieuses au sein de la société civile. 

Belle intention qui pousse des juges par exemple à refuser le divorce à une femme musulmane victime de violences conjugales au motif que dans ces milieux, il n’est pas inhabituel que l’homme exerce son droit de châtiment corporel sur sa femme. 

On n’arrête pas le progrès porté par le multiculturalisme…

Comme Valls à gauche se veut le pacificateur d’un pays déstabilisé par la montée du Front national, Juppé joue la carte également de la division pour mieux rassembler, recréer une nouvelle unité nationale derrière sa personne. 

Sans doute n’a-t-il pas supporté que Houellebecq ait choisi Bayrou comme premier ministre idéal de son héros Mohamed ben Abbes, idéal car sans idée ni conviction, uniquement désireux d’accéder à la fonction suprême. 

Soumission a du échapper des mains du Juppé, s’écriant mais c’est moi, cela doit être moi ! Il a du s’emparer de son téléphone portable pour chercher en vain le nom de Mohamed Ben Abbes, personnage de roman. 

Valls et Juppé veulent sentir monter le risque de guerre civile pour incarner un jour la garantie de la paix civile.


Pauvre Valls, pauvre Juppé, pauvre droite, pauvre gauche, pauvres musulmans, pauvres de nous.


http://www.mauvaisenouvelle.fr/