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mardi 9 mai 2017

EMMANUEL MACRON ET SES INCOHÉRENCES ......

8 mai 2017

Emmanuel Macron. Photo © Francois Mori/AP/SIPA 

 

Paroles. Afin de s'assurer une majorité au Parlement, Emmanuel Macron semble prêt à revenir sur certaines règles qu'il s'était fixé et qu'il avait annoncé publiquement.

Quelques heures après son élection à 66.10%, le candidat d'En Marche !revient déjà sur ses premières paroles. 
Celles-ci concernaient les conditions d'entrée dans le mouvement qu'il a créé, et stipulaient que n'importe qui voulant rejoindre En Marche ! devait d'abord quitter son parti avant de pouvoir être accueilli.

C'était le cas pour Manuel Valls, comme l'expliquait Macron : “On a eu des désaccords mais si Manuel Valls est prêt à participer à cette majorité présidentielle et à quitter le PS, il le pourra.” Un de ses soutiens déclarait également à Marianne que “depuis le début, on a toujours dit qu'il n'y aurait pas d'accords d'appareils.


Donc si Manuel Valls ne veut pas se retrouver avec un candidat En Marche aux législatives, il n'a qu'à quitter le PS et demander l'investiture au mouvement. 
On l'accueillera avec plaisir.”
Une prise de position finalement délaissée pour une nouvelle politique en la matière. 

C'est Christophe Castaner, porte parole d'Emmanuel Macron, qui en témoignait au micro de Jean-Jacques Bourdin : “Nous voulons une majorité de femmes et d'hommes qui viennent du Parti socialiste, de Les Républicains, qui viennent du centre (…) 

Ils pourront garder leur attachement s'ils le souhaitent mais ils devront s'engager, un, à soutenir la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron sur son projet, et puis ils devront siéger dans le groupe majoritaire.”

Le son de cloche est le même en ce qui concerne les candidats qu'on voulait issus de la société civile.  

Alors qu'on espérait d'eux qu'ils n'aient jamais touché de près ou de loin à la vie politique, Jean-Paul Delevoye a quelque peu rectifié le tir : 
“Ça peut être aussi des maires, des conseillers généraux, des conseillers régionaux”. 


Il poursuit même en jugeant que “société civile” ne veut pas dire “qui n'ont aucun engagement”.

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