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samedi 13 mai 2017

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE SUITE ! DU RIFIFI AU FN ........




Un vent de sédition souffle sur les troupes frontistes. Florian Philippot serait-il sur la sellette ?



Etudiant en Histoire

Une semaine après la défaite de Marine Le Pen, un vent de sédition souffle sur les troupes frontistes. Florian Philippot serait-il sur la sellette ? 

Sa ligne politique semble, en tout cas, avoir du plomb dans l’aile. 

Le départ soudain de Marion Maréchal-Le Pen et les déclarations de plusieurs figures du nationalisme montrent un réel mécontentement quant à la stratégie du parti, prié de revenir aux fondamentaux (questions identitaires) et de modérer sa position sur l’Europe.


Des voix s’élèvent même pour demander que la sortie de l’euro ne figure plus dans le programme. « Pour nous, la question de l’euro, c’est terminé ; le peuple a fait son référendum dimanche dernier », déclare le député Gilbert Collard. Invité sur RTL, Robert Ménard a également fait savoir son opposition à toute sortie de l’euro, ce qu’il avait déjà affirmé au Figaro en avril 2016, jugeant le FN actuel « trop colbertiste »


Selon le maire de Béziers, le FN devrait prendre un tournant plus libéral et renoncer à l’idée de monnaie nationale, « la victoire est à ce prix », écrit-il sur son compte Twitter.
    
Une position partagée par l’intellectuel Laurent Ozon, qui pointe du doigt « l’échec » de la ligne Philippot.

Le principal intéressé n’a pas tardé à régir, déclarant qu’il n’hésiterait pas à quitter le Front national si celui-ci revenait sur sa proposition de quitter la zone euro.

Une sortie qui lui a valu les reproches de Nicolas Bay et de Bernard Monot, le conseiller économique de Marine Le Pen qui juge l’eurodéputé « trop radical » dans son positionnement sur l’euro.


Depuis la scission de 1998, la discorde a rarement été aussi abyssale dans les rangs frontistes. La fracture entre le « FN du Nord », social-souverainiste, et le « FN du Sud », libéral-conservateur, clamée par les médias depuis de nombreuses années, en dépit des efforts du parti pour donner une image d’unité, éclate à présent au grand jour et menace le travail de longue haleine accompli par Florian Philippot, qui s’est évertué à faire du FN un parti de gouvernement.

À croire que, comme en 98, certains préfèrent rester cantonnés au rang de contestataires.

À n’en plus douter, l’ennemi le plus redoutable du FN, c’est le FN lui-même. Il aura fallu une défaite (certes décevante) pour que renaissent querelles d’ego et de chapelles idéologiques, querelles que l’on pensait éteintes mais qui n’étaient en fait qu’en sommeil, attendant le moment propice pour resurgir. Marine Le Pen, dont l’autorité a pris un coup après sa piètre prestation, doit en effet se ressaisir au plus vite pour reprendre la main sur son parti et calmer les ardeurs des ténors de l’aile droite qui ne cachent plus leur mécontentement.


Renvoyer le numéro deux du FN serait une erreur funeste.

Une telle concession de Marine Le Pen face à son aile droite (sur laquelle elle garde encore le contrôle et dont elle jugule les élans) marquerait le retour en force de ces sudistes dont le national-libéralisme (oxymore, s’il en est !) est un véritable repoussoir pour les classes populaires.


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Vers une recomposition de la droite patriote ?





On ne compte plus les scissions, les divisions et les exclusions. Au bout du compte, ce sont records historiques sur records historiques et le néant.



Interprète
Son blog
 
Chacun se souvient du slogan de l’événement organisé par Robert Ménard à Béziers : « Oz ta droite ». 

Eh bien, c’est précisément ce que n’a pas fait la population le 7 mai dernier. 

Sous la pression médiatique, par confort ou par habitude, souvent par complexe, les Français se sont trouvé des excuses pour s’abstenir ou, pire, pour voter pour le candidat des médias de propagande.
Tout cela ne serait pas si grave si le Président élu, quoi qu’on puisse en penser par ailleurs, correspondait à la volonté réelle des Français. Sauf qu’en réalité, il n’en est rien. 

Depuis plus de trente ans, la France aspire à être gouvernée à droite. 
François Mitterrand l’avait bien compris lorsqu’il mit en place cette machine machiavélique que fut le tabou absolu autour du FN érigé en épouvantail fasciste. 

Depuis, la droite est devenue une formidable machine à perdre, même quand elle gagne. Car lorsqu’elle est aux affaires, la prétendue droite ne corrige aucun des excès de la gauche, de peur de passer pour réactionnaire.

Et la droite nationale, me direz-vous ? Eh bien, elle part morcelée, divisée, fragmentée. On ne compte plus les scissions, les divisions et les exclusions. 
Au bout du compte, ce sont records historiques sur records historiques et le néant. 

Pourtant, si toutes les personnalités qui ont été brisées par la machine FN depuis trente ans s’associaient avec de nouvelles personnalités émergentes, c’est nous qui aurions fait 66 % le 7 mai. 


Je rêve d’une coalition qui rassemblerait Carl Lang, Robert Ménard, Bruno Gollnisch, Nicolas Dupond-Aignan, Bruno Mégret, Jean-Yves Le Gallou et bien d’autres que j’oublie. 

Bien sûr, conscient que ces personnalités de premier plan ont certainement des divergences, il faudrait non pas qu’elles se réunissent sous le plus petit de leur dénominateur commun, mais sous le plus beau : la survie de la France. 

 Pour que cela fonctionne, il faudrait que chacun sache voir en l’autre la personnalité capable de prendre la tête d’un tel mouvement.  

Exit, donc, celui ou celle qui considère qu’une telle coalition ne peut se faire que derrière sa personne. Nous en avons assez du « tous derrière et moi devant ». 

Certes, la liste qui précède n’est pas exhaustive. Là n’est pas l’important. Ce qui importe surtout, c’est la démarche. Nous voulons remplacer la droite du « tout à l’ego » par la droite du « tout à la France ». 

C’est la seule planche de salut. Tant que nous n’aurons pas compris cela, les Macron, Bayrou, Valls, Sarkozy et autres auront de beaux jours devant eux pour se partager la gamelle.




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