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vendredi 19 mai 2017

BREST: PRISON, PLUS BELLE LA VIE ???


Brest. La surveillante amoureuse du violeur alimentait le trafic de la prison

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19/05/2017 – 06h55 Brest (Breizh-Info.com) – C’était une affaire datant de 2012 qui avait défrayé la chronique, à la fois par l’ampleur du trafic et par les dysfonctionnements judiciaires qui avaient retardé le jugement. 

La surveillante de la prison de Brest était tombée amoureuse d’un prisonnier, violeur récidiviste. Sous le charme, elle avait aidé à introduire dans la prison des portables, de la drogue et de l’alcool. 

Condamnée à 4 ans de prison dont 2 ans ferme en janvier 2016, elle avait fait appel. 
La justice réexaminait donc son cas le 16 mai 2017.

L’amour de la surveillante pour le détenu

Cette femme, très enrobée et fragile psychologiquement, était sous l’emprise de Patrice, 44 ans, un morlaisien condamné à 25 ans de prison pour viol en état de récidive légal. « J’étais prête à tout pour lui » déclarait-elle lors de son premier procès. 

Cannabis, portables, alcools… Elle faisait tout rentrer dans l’enceinte de la prison en profitant de son statut de surveillante.


Arrêtée en janvier 2013, elle avait tout avoué mais avait également déclaré que le trafic ne lui avait rien rapporté à part des remerciements sous la forme d’un « CD de Céline Dion » ou d’une « bouteille de champagne ».

La prison de Brest ? « Le Club Med ! »

Les témoignages sur la maison d’arrêt de Brest avaient été édifiants lors des procès. Lors de son réquisitoire le 16 mai 2017, l’avocate générale a révélé que les détenus consommaient des stupéfiants à foison.

 L’alcool coulait également à flot puisque certains prisonniers buvaient même du champagne dans leur cellule.


En 2016, en première instance, un détenu se confiait devant le tribunal : « La maison d’arrêt de Brest, surtout cet étage, c’était le Club Med ! Plusieurs surveillants faisaient la même chose qu’elle dans ce service. »

Une affaire similaire à Nantes en début d’année

Ce genre d’affaire mélant relation amoureuse et trafic en prison était rarement découvert en Bretagne. Mais, en janvier dernier à Nantes, une affaire similaire avait secoué la maison d’arrêt de la métropole bretonne. 

Sous le charme d’un détenu, une gardienne avait fait rentrer plus de 70 portables derrières les murs du centre de détention.

C’est peut-être pour envoyer un signal fort à tous les agents administratifs pénitenciers que le ministère public a décidé de confirmer son message de fermeté. 

Il a requis la même peine que celle prononcée en première instance contre la surveillante amoureuse : 4 ans de prison dont 2 ans ferme.


Verdict le 5 septembre.



Crédit photos : DR [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine