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mardi 23 mai 2017

ATTENTAT CONTRE CHARLY HEBDO ! DES RÉVÉLATIONS ......


L’indic Claude Hermant implique l’Etat dans l’attentat contre Charlie Hebdo




« Un indic, Claude Hermant, arrêté dans l’affaire de l’attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo, implique à présent l’Etat dans la préparation de l’attentat.

 Hermant, qui aurait vendu les armes qui ont ensuite servi à Amédy Coulibaly et aux frères Kouachi pour commettre les attentats, accuse trois gendarmes et deux douaniers d’avoir été impliqués, ainsi que le milieu du grand banditisme.


Ce dossier fait voler en éclats le narratif officiel, selon lequel des islamistes ont préparé seuls les attentats qui ont ensanglanté la France, la Belgique et l’Allemagne depuis 2015.


L’avocat de Hermant, Me Maxime Moulin, ne dispute pas le fait que des armes passées entre les mains de Hermant, qui agissait sous couvert du service de renseignement des douanes jusqu’en 2013 avant de travailler pour le compte de la gendarmerie, sont parvenues à Coulibaly. 

 Les médias et les partis politiques établis ont étouffé ce fait, ainsi que l’arrestation de Hermant à cause de ses relations avec Coulibaly après les attentats. 

Le ministre de l’Intérieur en juin 2015, Bernard Cazeneuve, a même opposé le secret défense aux investigations des liens entre Hermant et les islamistes.

Me Moulin a déposé une plainte au bureau du procureur de la République de Lille le 2 mai accusant le ministère de l’Intérieur de «mise en danger de la vie d’autrui». 


Il explique au nom de son client : «Nous réclamons la fin du secret défense. 

Les rôles sont inversés, c’est la solution que nous avons trouvée pour avoir la vérité. (…) On veut avoir accès à ces infos.

 On demande de manière officielle que le ministère de l’Intérieur lève le secret défense sur l’intégralité des rapports de contact [entre les gendarmes et Claude Hermant]. Ils doivent rendre des comptes. 
On veut savoir ce qui a été traité, transmis, ce qui n’a pas été traité, et pourquoi».

Pour l’avocat de Hermant, ce dernier a agi uniquement pour les intérêts des services de douanes et de gendarmerie :«
On ne peut pas accepter que la gendarmerie travaille de façon borderline. Quand ça marche, ils sont contents, et quand ça ne marche pas, elle vous laisse seul dans un champ de ruines. 

On ne peut pas laisser un soldat en rase campagne.».

Selon Libération, Moulin justifie la plainte de son client en s’appuyant « sur un article de Médiapart publié en mars 2017 : 
Claude Hermant avait prévenu la gendarmerie qu’un convoi d’armes était de passage à un péage d’autoroute entre Lille et Paris, mais la gendarmerie n’aurait réussi à intercepter qu’un véhicule sur deux. 
Le second convoi, prévenu que les gendarmes étaient sur le coup, a réussi à les éviter. Or ces armes ont servi à Coulibaly. ».


La Voix du Nord a publié quelques extraits de mails échangés entre Hermant et un gendarme en novembre 2014 : 
« Salut Claude, nous avons vu avec notre hiérarchie… Nous sommes partant(s) pour les deux dossiers que tu nous as présentés (armes-Charleroi…)… ».

Ces mails laissent supposer que Hermant aurait pu recevoir l’aval d’un service de renseignement pour ses actions dans l’affaire des livraisons d’armes à Coulibaly ou à d’autres islamistes. 

La Voix du Nord poursuit : « Imaginons que vous tombiez sur ce type de message (parmi une dizaine) qui aurait été envoyé par un gendarme à Claude Hermant, le 21 novembre 2014 à 8 h 47. 
Qu’un proche du prévenu certifie que ‘Claude Hermant a assuré ses arrières…’ ».


Il est clair que des forces beaucoup plus larges que les seuls islamistes étaient mouillées dans les agissements qui ont préparé les attentats. 

Le recours par l’Etat au secret défense et le silence assourdissant des grands médias servent à façonner un narratif partiel et faux sur les attentats, qui incite le racisme antimusulman et qui lave le rôle de l’Etat et de l’extrême-droite.


L’état d’urgence instauré après les attentats du 13 novembre 2015 est basé sur ce mensonge, que les médias capitalistes ne contestent pas car il sert de fondation à la politique bourgeoise en France. 

Ces attentats ont servi de justification pour Hollande de la politique tournée vers l’extrême droite qu’il mena : l’état d’urgence, la création d’une garde nationale, les lois sur le renseignement, et la légitimation du Front national par les invitations de Marine Le Pen à l’Elysée.`

Les attentats de 2015 ont été perpétrés par des réseaux islamistes connus des services de renseignement français, à qui ils servaient de troupes à la guerre de l’OTAN en Syrie.

 Les frères Kouachi, Coulibaly, et le chef du commando du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud, étaient tous connus des services de renseignement pour leurs liens avec Al Qaïda ou l’Etat islamique.

Les frères Kouachi ont été surveillés de près entre 2010 et 2015 et considérés comme extrêmement dangereux en raison de leurs contacts directs avec les dirigeants d’Al Qaïda dans la Péninsule Arabe. Chérif Kouachi et Amédy Coulibaly se sont rendus à plusieurs reprises chez Djamel Beghal, membre d’Al Qaïda en Algérie, assigné à résidence en France.

Abaaoud, membre dirigeant de l’EI largement connu sur Facebook, a pu se déplacer librement à travers l’Europe et préparer les attentats du 13 novembre 2015, sans être inquiété.

Salah Abdeslam, l’un des survivants du commando du 13 novembre, homme soit disant le plus recherché d’Europe, avait été repéré depuis décembre 2015 par un policier de la commune de Malines. Son rapport d’enquête a toutefois été perdu par ses supérieurs, et la police n’a arrêté Abdeslam qu’en mars 2016.

Quant aux terroristes qui ont ensuite mené les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, ils ont pu se organiser les attentats alors que les services turcs, israéliens et russes avaient averti leurs homologues européens de leur identité ainsi que des cibles qu’ils avaient choisies.

Le traitement de ces attentats a été manipulé par les médias et par la classe politique afin de terroriser les Français et de déplacer l’échiquier politique de plus en plus loin vers la droite.


Les révélations de Hermant ont eu lieu en plein milieu des élections présidentielles, quelques jours après le meurtre d’un policier par Karim C. sympathisant de l’EI. Karim C. avait fait de la prison pour tentative de meurtre sur policiers au début des années 2000 et était connu des services de police et de la police antiterroriste. 
Comme l’annonce la presse, il était maintenu en détention jusqu’à il y a peu, et à sa sortie de prison il avant recommencé à menacer la police.

Il est impossible de concevoir comment les agences de sécurité et du renseignement auraient laissé une personne en liberté, si ce n’était par une décision consciente, sachant qu’il allait commettre un crime qui allait leur être utile politiquement.

Le meurtre du policier, Xavier Jugelé, a déclenché une hystérie sécuritaire de la part des médias et des partis politiques alors qu’un sentiment anti-guerre et anti-austérité se développait parmi de large sections de jeunes et de travailleurs à la suite des frappes américaines du 7 mai en Syrie. 

Macron, le candidat préféré de la bourgeoisie, baissait dans les sondages au profit de Mélenchon. 

Cet attentat a recentré les élections présidentielles à droite, permettant de stabiliser Le Pen et Macron dans les sondages.


L’état d’urgence n’est pas dirigé contre les terroristes mais sert à suspendre les droits démocratiques, afin de prolonger l’austérité par la répression, comme lors des manifestations contre la loi travail ou les perquisitions arbitraires dans les banlieues ».


Source:   Anthony Torres, wsws.org, le 22 mai 2017



RAPPEL DES FAITS


En trainant sur Ilfattoquotidiano un article m’a tirée l’œil.

Celui d’Alexis Kropotkine du 17/09/2015 pour le Greffier Noir.

Alexis Kropotkine

Fondateur du Greffier noir, un site internet spécialisé dans l’analyse sociale des faits divers.

Résistance71 l’avait déjà publié sur son blog.


C’est vachement bien foutu et à relire, après les évènements du 13/11/2015, ça fait bizarre…
=*=

Attentats contre Charlie Hebdo: la connexion Claude Hermant – Amedy Coulibaly couverte par le secret de la Défense nationale.

http://www.greffiernoir.com/charlie-hebdo-amedy-coulibaly-claude-hermant-kouachi-suvivalisme-seth-outdoor-bad-terrorisme


Une certaine extrême droite survivaliste est-elle le cœur logistique des attentats de janvier ? 

Mediapart vient de révéler que Claude Hermant était le principal importateur des armes d’Amedy Coulibaly, par le biais de la société commerciale Seth Outdoor, spécialisée dans la vente par correspondance d’équipements de survie et la location de matériel de Paintball. 

 Des documents couverts par le secret de la Défense, consultés par Mediapart, prouvent  que la totalité des armes des crimes du terroriste a été importée par l’entreprise basée à Haubourdin près de Lille, premier maillon, selon les renseignements slovaques cités par le journal, d’une filière d’importation–remilitarisation d’armes neutralisées.

 Claude Hermant, ancien mercenaire devenu barbouze appointée de la gendarmerie, par ailleurs formateur aux techniques de survie et animateur du survivalisme français, est mis en examen à Lille depuis le 23 janvier pour trafic d’armes en bande organisée.  

 Contre toute attente, les juges lillois en charge du dossier viennent de se voir opposer le secret de la Défense nationale par le ministre de l’Intérieur, en réponse à une demande d’information sur la filière Hermant.  

Mediapart affirme qu’en dépit des éléments en leur possession, tant la justice antiterroriste que le ministère de l’Intérieur maintiennent la « fiction d’une étanchéité » complète entre le dossier Claude Hermant instruit à Lille et les attentats de Paris. 

Claude Hermant et Amedy Coulibaly, de la rumeur au secret de la Défense .


La Voix du Nord  évoquait à intervalles réguliers, depuis plusieurs mois, l’hypothèse d’un lien entre Amedy Coulibaly et l’animateur d’une structure survivaliste proche de la droite nationaliste autonome (1), Claude Hermant, mis en examen le 23 janvier pour trafic d’armes en bande organisée. 

Les sources de la Voix du Nord restaient toutefois vagues sur la solidité des présomptions pesant contre lui, un récent article du 13 août laissant même accroire que l’hypothèse, ravalée au rang des rumeurs invérifiables, était vouée à s’éteindre.(2)
 


C’est donc un authentique coup de théâtre qui est survenu ce 10 septembre 2015 avec la révélation par Mediapart (3), sous la plume du journaliste Karl Laske, des renseignements précis en possession des enquêteurs parisiens depuis le 14 janvier, date à laquelle les services slovaques, bientôt suivis par Europol, ont nommément désigné, numéros de série des armes à l’appui, la société de Claude Hermant, Seth Outdoor, comme étant l’importatrice de l’arsenal trouvé en possession d’Amedy Coulibaly.
 Cette information aurait été « oubliée » par les enquêteurs parisiens avant que les juges lillois ne se voient opposer le secret de la Défense nationale par le ministère de l’Intérieur, qui s’est en l’espèce borné à suivre l’avis défavorable à la déclassification rendue le 18 juin 2015 par la Commission Consultative du Secret de la Défense Nationale. (CCSDN). 

Les juges en charge du dossier Hermant auraient pu ne jamais connaître ces informations, sans la fuite opportune survenue dans Mediapart, visiblement orchestrée par des proches de l’enquête.



Les révélations de Mediapart.
Référençant précisément ses sources, Médiapart écrit « Le 20 janvier, les responsables de la Brigade criminelle et de la Sous-Direction antiterroriste (SDAT) ont résumé, dans une synthèse au parquet de Paris, les vérifications opérées au sujet des armes utilisées par Coulibaly sans faire état de la réponse d’Europol, datée du 16 janvier.
 Europol mentionne pourtant un « traçage positif pour trois armes », et un « traçage approchant pour deux armes », en précisant que ces cinq armes ont été achetées par la société lilloise d’Hermant à l’entreprise slovaque AFG Security. » 

Mediapart ajoute que, selon les expertises techniques consultées par son journaliste, « il s’agit bien des armes des crimes : un fusil d’assaut VZ 58 Compact, de marque CZ (Kalachnikov) – numéro de série 63622F –, et deux pistolets semi-automatiques Tokarev TT33 – numéros de série RK07 et O2027 –, retrouvés près du corps d’Amedy Coulibaly, le 9 janvier, dans le supermarché Hyper Cacher. » (4)


Ces armes ont tué 4 personnes, et grièvement blessé les clients de l’épicerie casher.


Toujours d’après les documents consultés par Mediapart « la policière de Montrouge a été touchée par les balles de l’un de ces fusils d’assaut. (…) Deux autres Tokarev – numéros de série TE1035 et EB1574 – achetés par l’entreprise lilloise ont aussi été retrouvés » dans l’appartement conspiratif de 
Gentilly où a notamment été tournée la vidéo de revendication.


Enfin l’expertise balistique montre que la victime de Fontenay-aux-Roses a été blessée par un pistolet importé par Seth Outdoor.

Ce dernier crime figure en tête des événements inexpliqués des attentats de janvier. Commis sans mobile apparent, au prix de risques non négligeables, non revendiqué par Amedy Coulibaly dans sa minutieuse vidéo posthume, l’attaque du joggeur sur la Coulée verte de Fontenay est pourtant intimement liée aux attentats. 
Un crime si mystérieux que dans les premiers jours, certains enquêteurs cités par le procureur de Paris auraient voulu l’expliquer par l’hypothèse « de tirs d’entraînement ».

Amar Ramdani, l’un des hommes clefs de l’entourage du terroriste, est désormais désigné par la victime comme l’auteur de l’agression. (5)




Dans l’entourage d’Amedy Coulibaly barbotaient de la barbouze et du mercenaire.
Amar Ramdani, ami intime d’Amedy Coulibaly qu’il accompagna jusqu’à ses dernières heures, était le compagnon d’une gendarme des services de renseignement du Fort de Rosny-sous-Bois: Emmanuelle C., adjudante, formatrice en renseignement opérationnel, précisément la spécialité de Claude Hermant qui se présente lui même comme un «  indic haut de gamme ». (6)

Toutefois, à ce jour, malgré l’accumulation d’éléments circonstanciels, rien ne permet de raccrocher le dossier d’Emmanuelle C. à Claude Hermant. (7)



Claude Hermant, sa compagne et ses proches ont par ailleurs toujours soutenu, documents à l’appui cités par La Voix du Nord, que le trafic auquel ils se livraient s’inscrivait dans le cadre d’une opération d’infiltration censément couverte par la gendarmerie.
 


Le statut d’informateur répertorié et rémunéré de Claude Hermant ne fait plus aucun doute, ayant été reconnu par les autorités administratives. 

Toutefois, la gendarmerie affirme qu’il importait et remilitarisait les armes litigieuses pour son propre compte, sans l’aval des services. 
Si le volume du trafic de Claude Hermant s’avère somme toute modeste (200 armes de guerre), les consommateurs finaux de son réseau étaient en revanche considérables. 

Les proches de Claude Hermant, interrogés par La Voix du Nord, affirmaient en août que si un lien existe entre cette filière et les attentats de Paris, « il ne peut être qu’indirect, non connu et réprouvé. Les armes ont toutes eu des acheteurs signalés et ciblés ». (8) Claude Hermant, si l’on en croit les courriels consultés par La Voix du Nord, « était couvert à la fois par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières et la gendarmerie. »


Toujours selon la presse locale et Mediapart, Claude Hermant désigne Samir L. , connu des services de police pour des faits de banditisme et aujourd’hui incarcéré, comme le destinataire des armes controversées. (9a)



Un autre individu est nommément cité par Mediapart, Patrick Halluent. 

Cet ingénieur belge devenu détective privé aurait importé pour son propre compte deux des armes d’Amedy Coulibaly. Il est par ailleurs désigné par Claude Hermant comme l’une des cibles de la gendarmerie, et l’un des acheteurs des armes importées par Seth Outdoor dans le courant de l’année 2014.


De son côté, Patrick Halluent qui n’a pour l’heure pas été mis en cause, décrit Hermant non comme un vendeur mais un acheteur important ; la barbouze aurait même été « son plus gros client » pour la période en question. (9b)


Dans l’entourage d’Amedy Coulibaly gravitaient, outre des ingénieurs, des officiers et des barbouzes de la gendarmerie, des réseaux de mercenariat, puisque, hormis le cas Hermant dont nous évoquions récemment les activités africaines dans les années 1990, c’est auprès d’un dénommé Metin K. que Coulibaly, parfois en compagnie de Ramdani, a cherché à vendre le véhicule de sa compagne dans les semaines précédant les attentats. Metin K., un autre contact désigné par Hermant aux enquêteurs, s’était présenté spontanément le 12 janvier aux autorités belges pour clarifier les détails de l’achat du véhicule. 

L’homme n’est pas un inconnu des services de police et de renseignement. Suspecté de trafic d’armes et de drogues, il est aussi présenté comme un sympathisant des rebelles du PKK.


Dans son European Union Terrorism Situation and Trend Report de 2014 (10), Europol écrit, à propos des filières de la résistance kurde, que Charleroi se présente comme le centre de coordination des formations européennes pour les combattants du PKK, sous le couvert notamment de l’ « Académie de Recherches Sciences Sociales de la Mésopotamie », une association qui fut un temps accusée d’organiser des camps d’entraînement pour les rebelles, avant leur départ pour l’Irak. Ce que l’association a toujours fermement démenti.
 


Dans le dossier parisien, aucune charge sérieuse ne semble peser contre Metin K. sinon le négoce du véhicule d’Ayat Boumhédienne. Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
 



Dans l’ombre de Claude Hermant, le survivalisme à haut risque
Au 13 septembre 2015, 7 personnes sont officiellement mises en cause et incarcérées dans l’entourage d’Amedy Coulibaly, trafiquants de cité, amis d’enfance ou simples relations accusés d’avoir fourni « un soutien logistique de faible envergure » au terroriste. 

Le cœur du réseau Coulibaly n’est pourtant pas à chercher dans la banlieue de Viry mais, semble-t-il, au sein de l’extrême droite nationale autonome, comme le démontre la filière des armes.
 


Les terroristes ont-ils bénéficié des infrastructures développées depuis bientôt 6 ans par le réseau dont Claude Hermant fut le porte-parole devant les caméras de M6, en décembre 2012 ?


La nature des cibles des 7, 8 et 9 janvier, le professionnalisme des assaillants, le contenu de la vidéo de revendication posthume d’Amedy Coulibaly, le fait surtout que ce dernier, depuis la publication de Reality Taule en 2009, pouvait être aisément repéré et approché par tout groupe pratiquant une veille, même superficielle, de l’information carcérale : ces éléments interdisent de balayer d’un revers de main l’hypothèse.  

Il n’est que de relire D3, Reality Taule, coécrit par Amedy Coulibaly et Samir B., ou de visionner les images tournées par les 2 auteurs, telles qu’elles furent diffusées par Le Monde fin décembre 2009 (11), pour comprendre qu’une fois ce processus de médiatisation enclenché, Amedy Coulibaly devenait un agitateur potentiel, employable et disponible ; Amedy Coulibaly n’était pas seulement connu mais célèbre, comme l’a dit peu après les attentats un criminologue de renom.


Le Greffier Noir reviendra prochainement sur les arrière-plans idéologiques de l’affaire Claude Hermant dont nous n’avons qu’esquissé les grandes lignes au mois de mai*. 

Signalons d’ores et déjà que l’interconnexion des doctrines survivalistes avec l’extrémisme politique ou religieux est un mélange détonnant ; aux États-Unis, terre de naissance et d’élection de cette sous-culture, la plupart des terroristes domestiques (homeground terrorist) d’envergure de ces 30 dernières années baignaient dans un survivalisme mâtiné de radicalité politico-religieuse. 

Notre site a consacré plusieurs articles à ces grandes figures américaines de la violence politique souvent méconnues comme Eric Rudolph, Ted Kaczynski, etc. (12)
 
 
Or, la société Seth Outdoor était précisément active au sein d’un réseau paramilitaire néofasciste dissimulé sous un mince voile eschatologique et survivaliste. En décembre 2012, Claude Hermant présentait aux journalistes de W9-M6 un « camp témoin » d’une branche de ce réseau. 


 https://jbl1960blog.wordpress.com/2015/12/24/