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dimanche 23 avril 2017

PMA-GPA : MAGOUILLES ET TRAFICS .......

23 avril 2017

Des militants de la cause homosexuelle accusent François Hollande d'avoir manqué à sa promesse. Photo ©AFP Transgression. Le “mariage pour tous” a ouvert la porte à l’adoption sans père et aux mères porteuses.
Les cas se multiplient. Les juridictions suivent. 

Un état de fait s’installe, qui autorisera bientôt à aller plus loin encore.

Comme un parfum d’enquête policière. Une odeur de trafic. De trafic de femmes, de bébés. 

Devant l’objectif d’une caméra cachée que dissimule partiellement une main qu’on devine légèrement tremblante, un homme s’exprime calmement. 

Il s’appelle Josh et représente New Genetics Global (NGG), une société asiatique qui propose des “maternités de substitution”, terme pudique pour désigner des mères porteuses.

Face à lui, dans un bureau anonyme de la banlieue de Bangkok, loué pour l’occasion, un couple “en désir d’enfant”. Des Français. La trentaine. On parle budget, on parle chiffres. « Il faudra procéder en plusieurs virements pour ne pas alerter votre banque », explique Josh.

 Le couple acquiesce. Pose d’autres questions. Comment la mère porteuse sera-t-elle “recrutée” ? Comment la grossesse se passera-t-elle ? Comment le “produit”, enfin, sera-t-il récupéré ?
 

Peut-on visiter le centre où la jeune femme sera hébergée ?

Ce que Josh ignore, c’est que ce couple joue un rôle. Il n’a nulle intention d’acheter un bébé. 

Ce qu’il souhaite, au contraire, c’est mettre en lumière ce que certaines associations dénoncent depuis plusieurs années : un trafic d’êtres humains qui, porté par les réformes sociétales mises en oeuvre dans les pays occidentaux, connaît aujourd’hui un essor dramatique, de Bangkok à Paris et de Nairobi à Washington. 

« Après avoir enquêté sur plusieurs continents et sillonné notamment le Sud-Est asiatique, raconte Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous, qui a réalisé ce reportage diffusé prochainement, nous avons choisi la Thaïlande parce que ce pays, qui, après plusieurs scandales très médiatisés, risquait de devenir “l’utérus du monde”, tente de mettre en place une GPA éthique — ce que certains appellent de leurs voeux en France aussi.

Nous souhaitions montrer que cette GPA éthique n’existe pas, qu’elle n’existera jamais. 

Cela reste du trafic, effectué par des réseaux dont la porosité avec les filières de prostitution est certaine. »

La seule réalité serait la réalité juridique

Si le couple qui a joué le jeu de l’infiltration n’est pas revenu avec un bébé, d’autres, en revanche, vont jusqu’au bout de leur “démarche parentale”. 

Ils reviennent en France puis demandent, logiquement, à ce que cet enfant soit déclaré français.

Que soit transcrite à l’état civil l’identité qu’ils souhaitent lui donner. La première demande est inutile : un enfant né à l’étranger mais vivant en France et élevé par des Français peut acquérir la nationalité française (article 21-12 du code civil) dans un délai de cinq ans maximum.

Ce fut pourtant l’objet de la circulaire Taubira, validée en décembre 2014, demandant aux juges d’accorder la nationalité française aux enfants nés de GPA à l’étranger. Le but était autre : délivrer un signal positif aux personnes prêtes à recourir à cette pratique.

 Un signal terrible : légaliser les conséquences d’une action illégale. 
Et soutenir que la seule réalité qui tienne, en termes de filiation, sera désormais la réalité juridique.

L’intérêt de l’enfant ou celui de l’adulte ?

En cas de litige, c’est à Nantes, puis éventuellement à la cour d’appel de Rennes, que sont examinés tous les cas d’enfants nés par GPA à l’étranger. « On a ouvert la boîte de Pandore, explique Adeline le Gouvello, 39 ans, avocate au barreau de Versailles et qui plaide pour l’association Juristes pour l’enfance (JPE). 

Nous sommes intervenus dans plusieurs affaires de ce type, un couple homme-femme, un homme seul, probablement homosexuel, enfin un couple d’hommes représenté par l’un des hommes et la mère porteuse.

Les enfants avaient été conçus en Inde, en Ukraine, aux États-Unis… Nous intervenions pour dire que ce n’est pas à ceux qui ont recours à la GPA, en violation de la loi française, d’en effacer la trace. 

» Il peut sembler en effet paradoxal de voir soulignée l’importance d’une filiation alors que celle-ci est déjà bafouée par l’effacement fréquent de la mère porteuse. « 

Que l’enfant décide d’oublier celle-ci à sa majorité, soit ! Mais ce n’est pas aux adultes de le décider », s’indigne Adeline le Gouvello. 

Le tribunal a déclaré JPE irrecevable dans deux cas sur trois. « Dès qu’ils pressentent qu’ils manqueront d’arguments sur le fond, nos adversaires nous décrètent irrecevables », déplore l’avocate.

« Le combat juridique est très compliqué, confirme Aude Mirkovic, porte-parole de JPE. On a des plaintes classées sans suite, des enquêtes qui piétinent. 

Les juges valident tout, au mépris de la loi française, comme s’ils étaient tétanisés.

Où en est-on aujourd’hui ? Les PMA sans père effectuées en Belgique — les “bébés Thalys” — sont légion, les enfants nés de GPA voient leur filiation brouillée sans retour, les transactions s’effectuent sur des sites connus de tous. 

« Nous les avons dénoncés à plusieurs reprises mais il n’y a pas un procureur pour s’y intéresser », regrette encore Aude Mirkovic.

De même, les agences continuent de démarcher impunément les clients en plein Paris. « Les plaintes sont classées sans suite ou, quand elles sont reçues parce que nous nous constituons partie civile, il faut compter trois ans d’attente, des frais, du travail.

 Pendant ce temps-là rien ne bouge. »
 Affaire par affaire, décision par décision, des situations illégales sont entérinées.

La loi est sciemment contournée — avec l’approbation des juges — jusqu’à ce que la multiplication des cas oblige à sa réécriture, qui sera toujours un élargissement. 
C’est le principe de “l’illégalité fertile”, chère aux contestataires.


Un mouvement irréversible ? « Quel candidat osera réparer la casse sociétale ? questionnait Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, le 23 mars. 

Qui aura le courage de revenir sur toutes ces mesures qui, d’une manière ou d’une autre, participent de la déconstruction des murs porteurs de notre anthropologie ? 

Sur ces sujets, la campagne n’a même pas commencé. Nous craignons qu’elle ne commence jamais. 

Que rien ne soit fait. Que tout ce qui a été mis en place soit avalisé. »

 À bon entendeur…

source   http://www.citoyens-et-francais.fr/2017/04