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mardi 25 avril 2017

PENDANT LES PRÉSIDENTIELLES ,LE NOUVEAU PRÉSIDENT DU FN ! AU MÉRITE !

 

Marine Le Pen quitte le FN ? Logique.......

Certains esprits mal intentionnés – souvent issus de son propre camp – y verront une sorte de reculade ou de reniement de ces fameux « fondamentaux » du FN.

Journaliste, écrivain 
 
 
Les institutions de la Ve République – tout du moins ce qu’il en reste – impliquent qu’au moment de briguer la magistrature suprême, ce soit un homme (ou une femme) qui se présente devant le peuple souverain, et non point le dirigeant (ou la dirigeante) d’un parti.


C’est donc très logiquement que Marine Le Pen a abandonné, ce lundi dernier, la présidence du Front national, laissant à Jean-François Jalkh, benjamin de l’Assemblée nationale en 1986 et fidèle d’entre les fidèles, le soin de diriger le parti en question ; CDD ayant vocation à virer au CDI, pour ceux croyant à une possible divine surprise le 7 mai prochain.


Il va sans dire que certains esprits mal intentionnés – souvent issus de son propre camp – y verront une sorte de reculade ou de reniement de ces fameux « fondamentaux » du Front national. 

L’attaque est d’autant plus aisée que ces derniers présentent l’insigne avantage de n’avoir jamais été clairement déterminés, ce qui permet à tout un chacun de les reprendre à son compte après s’en être fait une idée toute personnelle.


À l’auteur de ces lignes, du temps où il officiait à l’hebdomadaire Minute, Jean-Marie Le Pen avait confié :
« Le seul “fondamental” du Front national, c’est l’amour de la France. »
​‌”
On pourrait y ajouter qu’en 1972, l’anticommunisme était également un puissant ciment, mais depuis que Robert Hue soutient Emmanuel Macron, l’eau de la Volga a largement eu le temps de couler sous les ponts.


Après, d’autres personnes ayant rallié le FN y ont apporté d’autres fondamentaux : libéralisme thatchérien, lutte contre l’avortement, tropisme atlantiste reaganien, troisième voie destinée à se situer au-delà de la droite et de la gauche ou défense de la cause animale. 

Il n’empêche que la définition donnée par le père explique la position de sa fille : un front n’est pas un parti. 

Pour adhérer aux partis socialiste ou communiste, il convenait d’être socialiste ou communiste. 

Pour se sentir chez soi au Front national, il suffit de se sentir français ; d’où la multiplicité des visages, des itinéraires, des patronymes de ces Français et Françaises de souche plus ou moins récente, constituant le proche entourage de la désormais ancienne présidente du Front national.

Mieux : cette dernière a compris que le traditionnel échiquier politique français était passé de l’horizontalité à la verticalité. 

Naguère, il allait de la gauche de la gauche à la droite de la droite ; désormais, il va du peuple d’en bas à la caste dirigeante du haut. 

D’où la position, elle aussi fort logique, d’un Jean-Luc Mélenchon, populiste de gauche, qui laisse à ses ouailles toute latitude de voter pour qui bon leur semblera dans moins de deux semaines. 
Et à celle, tout aussi logique, d’un François Fillon qui, après avoir donné dans le conservatisme sociétal, revient à sa classe sociale d’origine en appelant à voter pour Emmanuel Macron.


Ce n’est pas le Front national qui sauvera la France, puisque n’étant jamais qu’un parti parmi d’autres partis. 
Mais la seule rencontre entre un peuple et un homme, libre de partis pris, si l’on peut dire. Ou d’une femme, en l’occurrence. 

Il n’est pas interdit d’espérer. C’est même fortement conseillé.


PS : les Femen, qui sont décidément un délice de chaque instant, continueront-elles à se peinturlurer les nichons, alors que leurs vœux les plus chers pourraient bientôt être exaucés : à savoir, une femme à l’Élysée ?

 http://www.bvoltaire.fr/

 

ET AUSSI

 

Qui est cet inconnu à la présidence du FN ?

Par Claire Giovaninetti






 
Marine Le Pen se met « en congé de la présidence du Front national » le temps d’achever sa campagne. 
Un retrait de pure forme qui place à la tête du parti d’extrême droite une figure historique pourtant inconnue du grand public : Jean-François Jalkh, son premier vice-président.

Jean-François Jalkh est un vieux de la vieille. Pourtant, de tous les cadres du Front national, c’est certainement le moins connu du grand public. 

Ce député européen est plus technicien que politique et préfère le travail de l’ombre à l’exposition médiatique. 

Discrétion et loyauté, c’est certainement ce qui lui a permis de survivre aux nombreuses crises et purges du parti et de recevoir la confiance de Jean-Marie comme de Marine Le Pen.

Une rapide ascension

Jean-François Jalkh, 60 ans bientôt, adhère au FN dès sa fondation en 1974, il a alors à peine 18 ans. Très vite, ce militant passionné grimpe les échelons. 

Il fait partie du comité central dès 1981, du bureau politique depuis 1982 et du bureau exécutif depuis 2010. Il sera élu député de Seine-et-Marne en 1986, puis conseiller régional d’Île-de-France dans les années 1990 où il est colistier de Marine Le Pen. 

Depuis 2010, il est conseiller régional de Lorraine. Ce proche de Jean-Marie Le Pen avait accompagné en 1991 le fondateur du FN lors de la commémoration de la mort de Philippe Pétain à l’église traditionaliste Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

 
Mais dans la guerre qui a opposé Jean-Marie Le Pen à sa fille, il est l’un des rares cadres frontistes à ne pas avoir pris parti. 
Il a réussi à obtenir la confiance de Marine Le Pen, notamment en organisant l’élection interne en 2011 face à Bruno Gollnisch.

En mars 2015, il est nommé vice-président en charge des affaires juridiques. Le vrai n° 2 du parti, c’est lui. En cas d’absence de Marine Le Pen, il prend la direction. Comme en août 2015, où il a présidé la réunion du bureau exécutif du FN qui aboutira à l’exclusion de Jean-Marie Le Pen (même ce dernier est toujours président d’honneur).


Des affaires avec la justice

Marine Le Pen lui a également confié le secrétariat général de Jeanne, le micro-parti de la présidente du Front. Cette fonction lui vaut d’ailleurs d’être mis en examen dans l’enquête sur le financement de campagnes électorales du FN en mai 2015. 

Plusieurs personnalités du Front national sont soupçonnées d’avoir mis sur pied des montages frauduleux pour financer illégalement certaines campagnes lors des législatives de 2012.


Florian Philippot, vice-président chargé de la stratégie et de la communication, Marine Le Pen et Jean-François Jalkh, en 2014 au palais de l’Élysée. (Photo : Alain Jocard/AFP)
Il est aussi cité dans le cadre de l’enquête sur les assistants parlementaires du Front national au Parlement de Bruxelles. Jean-Marie Le Pen est soupçonné d’avoir employé Jean-François Jalkh comme assistant parlementaire entre 2009 et 2014, période à laquelle ce dernier occupait le poste de secrétaire général du FN.

Par ailleurs, en novembre 2016, le Parlement européen a levé son immunité parlementaire à la demande de la justice française. Celle-ci souhaitait le poursuivre pour avoir donné son aval à une publication préconisant la « préférence nationale » dans l’attribution de logements sociaux.


Des propos controversés

En dehors de son activité au FN, le député est journaliste de profession, comme l’indique sa page sur le site du Front national, mais il écrirait sous pseudo. 

On y apprend aussi qu’il aime, entre autres, « le mouvement romantique au XIXe siècle, l’héraldique et la phaléristique, la gastronomie, le cheval et Tintin ». Il a également signé un livre, paru aux éditions Albatros en 1987, Être français, ça se mérite.

Ce mardi, un extrait d’une interview donnée en 2005 à la revue Le Temps des savoirs circulait sur les réseaux sociaux. Jean-François Jalkh s’y interroge sur l’utilisation du Zyklon B dans les chambres à gaz.


 
Son parcours et ses propos précédents ne collent donc pas vraiment avec la ligne de « dédiabolisation » que travaille Marine Le Pen depuis plusieurs années. 

Mais cet historique rassure les vieux frontistes. 

En attendant, avec cette décision de pure forme, Marine Le Pen donne l’impression de prendre le large pour pouvoir ainsi amender quelques-unes de ses propositions et tenter de rassembler au-delà du Front national.


 http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/1002