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jeudi 13 avril 2017

MÉLANCHON COQUELUCHE DES " BOBOS " ..........

Mélenchon, la nouvelle coqueluche des bobos

Publié le 12 avril 2017 - par -
Mélenchon gravirait dit-on, les échelles sondagiques. Mélenchon nouvelle coqueluche médiatique.
Il semble que la Presse adore se faire peur. A moins que ce ne soit qu’un leurre de plus afin d’amuser la société, les électeurs et mettre la pression sur Fillon et Macron. On ne dira jamais à quel point ces sondages sont autant de moyens de pression.
N’étant pas médium, n’ayant aucune boule de cristal, et refusant de croire que les Français aient une mémoire de poisson, je ne me résous pas à imaginer un second tour Le Pen contre Mélenchon.
Je sais que chez certains esprits faibles, il y a une porosité entre ces deux personnages. Je reste pantois d’entendre des électeurs hésiter entre deux concurrents aussi dissemblables et n’ayant que très peu de choses en commun. L’un aime l’étranger par définition plutôt que le blond aux yeux bleus, l’immigré plutôt que le Français de souche, le clandestin plutôt que le patriote. L’une aime la France, les patriotes français, préfère le citoyen de France que celui d’ailleurs, privilégie le SDF au clandestin, et n’a nullement l’intention de déshabiller Paul pour habiller Moussa. Pour l’un, ne pas accueillir Mohamed aux dépens de Pierre, relève du racisme, alors que pour l’autre, cela n’est que la juste préférence pour les nationaux.
Monsieur Mélenchon affirme, lui qui a voté Maastricht, la fin du Franc, qu’il renégociera les traités alors même qu’il en fut l’un des initiateurs en tant que socialiste, et ministre. Il ne peut l’ignorer sans faire le grand écart, à moins d’être une poupée désarticulée.

Madame Le Pen n’a jamais gouverné et son projet est radical dans le sens que jamais, il ne fut mis en application. Elle n’est en rien responsable de la situation actuelle ! Ce qui n’est pas le cas de Monsieur Mélenchon.
Jean Luc Mélenchon ne nie pas sa collaboration avec les socialistes.
Il admire Mitterrand, l’ex collabo, décoré de la Francisque par Philippe Pétain, ami de Bousquet, celui qui faisait des écoutes sur tous, y compris les « petites nanas » du genre Carole Bouquet, le même qui fit élever sa fille adultérine aux frais de l’état. Cette Mazarine Pingeot qui crache sur cette France qui l’a si bien nourrie et donné la meilleure éducation.

Alors oui, Marine Le Pen est une femme issue de la bourgeoisie. Elle ne manque pas de moyens. Une héritière dit-on dans les officines. Fait-on le même procès à François Hollande, fils d’un bourgeois friqué de Neuilly sur Seine ? Fait-on le même constat avec un Laurent Joffrin, fils du milliardaire Mouchard, grand ami de Jean Marie Le Pen ? Et combien de ces « révolutionnaires » de salons dorés, fils et filles à papa, qui doivent leur carrière non pas à leur intelligence créative, mais aux carnets d’adresse de la famille.

Au moins au Front National, les Le Pen sont sous l’éclairage de tous depuis plus de 40 ans. Ce n’est certes pas le cas de beaucoup de ces « donneurs de leçons » de la presse, des médias en général et du milieu politique en particulier.

Et puis, il est si facile, quand on a le verbe haut, le discours tranché, la harangue aisée, de subjuguer une foule. Cet homme connait ses classiques, la réalité de la psychologie des foules, celle que décrivait Hitler dans Mein Kampf :
« Toute propagande doit être populaire et placer son niveau spirituel dans la limite des facultés d’assimilation du plus borné parmi ceux auxquels elle doit s’adresser.
Si la faculté d’assimilation de la grande masse est très faible, son entendement petit, par contre son manque de mémoire est grand.
 Toute propagande effective doit donc se limiter à des données peu nombreuses et les mettre en valeur à coups de formules toutes faites aussi longtemps qu’il le faudra afin que le dernier des auditeurs puisse en saisir la portée.
Ne pas savoir se limiter à ce principe et chercher à être universel, c’est diminuer l’action de la propagande, car la multitude ne pourra ni digérer ni retenir  ce qu’on lui représentera. Le succès sera ainsi amoindri et, en fin de compte détruit ».
Il n’y a rien de neuf sous le soleil ! Les tribuns d’hier et d’aujourd’hui ont tous les mêmes capacités de nuisance. 
De Lénine, à Mao, en passant par Staline, et Mussolini ! Ils savent que le plus intelligent des auditeurs, se met naturellement, sans même le réaliser, au plus petit niveau de la foule pour ne pas s’y sentir étranger, ou pire, rejeté ! Il n’y a rien de plus dangereux qu’une foule sous emprise, et de plus bête qu’une foule haranguée et sans contrôle !

Ce qui m’étonnera toujours, c’est cette facilité qu’ont les électeurs à avaler des discours de cet acabit. Comment, avec toutes les possibilités qu’offrent les médias alternatifs, des Français puissent trouver nouveau, des idées recuites depuis des dizaines d’années et qui ont fait la preuve de leurs nuisances.

Serait-il possible d’imaginer des électeurs rationnels, ayant en mémoire les tenants et les aboutissants des techniques d’esbroufe d’hier, afin d’éviter de refaire les mêmes erreurs.
Gérard Brazon (Liberté d’expression)

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