Google+ Badge

dimanche 23 avril 2017

PRÉSIDENTIELLE: LU, VU ET ENTENDU ! POINTS DE VUE !



 Macron-Le Pen : la gauche libérale-mondialiste contre la droite patriote-populaire





C’est donc le scénario annoncé, et programmé, que les électeurs ont décidé de valider.










C’est donc le scénario annoncé, et programmé, que les électeurs ont décidé de valider : Macron-Marine Le Pen
Certes, ils ne l’ont fait que du bout des doigts. Mais ils l’ont fait et, désormais, il faut choisir. Non pas entre deux maux. Non pas « Macron ou le chaos », comme l’écrivait encore M. Castro il y a quelques jours. 
Le délire et le chantage médiatiques consistant à diaboliser Mme Le Pen et ses électeurs d’hier, d’aujourd’hui, et de demain ne fonctionne plus. Et c’est heureux.

Les médias nous ont répété que cette présidentielle mettrait aux prises deux candidats anti-système ou hors système et, en tout cas, adeptes du « ni droite ni gauche ». Mais c’est faux. En fait, ce premier tour de la présidentielle, c’était une double primaire, pour la gauche comme pour la droite. 

À gauche s’affrontaient une gauche populaire authentique (Mélenchon) et une gauche libérale-libertaire béate devant la mondialisation (Macron). Curieusement, après un quinquennat raté de la gauche libérale, c’est son représentant rajeuni qui l’a emporté. Cette fois-ci tout au moins, car la querelle des deux gauches n’est certainement pas terminée. 
À droite, le courant libéral et conservateur de M. Fillon a été vaincu par une droite populaire et patriote, qui ne doit son existence et son essor spectaculaire qu’à tous les abandons et les renoncements du premier, depuis quarante ans.
C’est un basculement historique. Pour la droite dite parlementaire, la catastrophe annoncée a donc eu lieu et elle ne s’en remettra pas de sitôt. Ironie de l’Histoire : c’est le nom de M. Fillon qui restera attaché à cette déconfiture, lui qui, pour une simple défaite aux régionales de 2004, avait évoqué un « 21 avril à l’envers »

 En somme, ce duel Macron-Le Pen met face à face une fausse gauche et une vraie droite. Et le cas de conscience est donc bien plus aigu pour un authentique électeur de gauche que pour un électeur de droite. Le candidat de la vraie gauche, c’était Mélenchon. 

D’où sa dynamique de fin de campagne. Et tout électeur de gauche le sait bien. Il pourra toujours se raconter des histoires de fascisme et de résistance en allant voter Macron, mais ce sera pour lui, une nouvelle fois depuis vingt-cinq ans, une façon de se voiler la face et de cautionner le libéralisme économique et sociétal le plus délirant. 

Il faut reconnaître à M. Mélenchon l’honnêteté de n’avoir pas appelé à voter pour Macron. Mais gageons que la start-up Macron saura fournir toutes les pinces à linge nécessaires pour ces électeurs de Mélenchon qui iront mettre un bulletin pour le banquier Macron.

Quant aux électeurs de droite, ceux qui ont déjà franchi le pas du vote pour Mme Le Pen et les millions d’autres qui vont le faire d’ici le 7 mai, et après, ils savent bien que, comme M. Mitterrand avait dû le faire en 1983, M. Chirac en 1995, Mme Le Pen sera bien obligée, si elle est élue, de composer avec la réalité économique et financière de la France. 

Mais c’est bien pour avoir raté sa campagne en la matière qu’elle ne figure qu’à la seconde place, avec un score en deçà des espoirs que lui donnaient les élections précédentes et la situation du pays et de la droite. 

Certes, tout Français sait bien – et l’attentat de jeudi soir l’a rappelé – que la question économique, dorénavant, et malgré la situation financière dramatique de la France, n’est plus première. La question nationale et identitaire, les politiques de sécurité et d’immigration sont désormais centrales. 

Et si Mme Le Pen l’a emporté dans sa primaire contre M. Fillon, c’est qu’elle peut se targuer, elle, d’avoir vu les problèmes et dénoncé leurs causes plus tôt, et de n’avoir pas appartenu à cette droite qui les a découverts bien tard, quand elle n’a pas contribué à leur aggravation…

Le duel entre M. Macron et Mme Le Pen, c’est l’affrontement entre une gauche de la trahison et de la déconstruction, bourgeoise et mondialiste (et heureuse de l’être) et une droite populaire et patriote, sincèrement malheureuse de l’état du pays, et qui a décidé de dire : « ça suffit ! »


ET AUSSI

« Plus on habite loin d’une gare SNCF, plus on vote FN ! »




Hervé Le Bras

Voilà où en est notre université, inaccessible aux amoureux de la science qui veulent dépasser la pensée unique.



Ancien officier de Gendarmerie

Diplômé de criminologie et de criminalistique




Christophe Guilluy a révolutionné l’étude de la localisation de la population française de ce début de XXIe siècle dans son analyse des couches populaires.

 Cet homme issu de la gauche, démographe et géographe reconnu, a révélé dans son livre de référence La France périphérique la cassure des deux entités territoriales.
D’un coté, les grandes agglomérations et leurs banlieues peuplées de bobos et d’immigrés ; de l’autre, le monde rural des campagnes et des petites villes où se trouvent les classes moyennes et populaires.
D’un côté, des cultures nouvelles ou mondialisées ; de l’autre, les gens du terroir, les enracinés ayant déserté les villes et votant majoritairement FN.

Il vient, d’ailleurs, de compléter ses observations avec un nouvel ouvrage, Le Crépuscule de la France d’en haut, où il démasque cette nouvelle classe boboïsée.
Naturellement, avec de telles idées, il ne peut qu’être pris à partie par ce monde universitaire régentant la pensée. Aussi le pointe-t-il du doigt dans une interview donnée à la revue Éléments :
« Dans le domaine qui est le mien, celui de la démographie et du territoire, c’est archi-caricatural. Ma discipline est verrouillée par quelques personnages qui ne sont plus là que pour ostraciser. Je reçois désormais des courriels de doctorants qui m’assurent suivre mes travaux, mais m’expliquent qu’il leur est interdit de les citer. Voilà où nous en sommes… le système est mafieux : il l’est en ce sens qu’il s’agit de tuer, professionnellement parlant, les pensées dissidentes. »
​‌”
Puis Guilluy conte au lecteur le calvaire de Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’INED, auteur reconnu d’un ouvrage documenté sur le phénomène migratoire, Assimilation : la fin du modèle français, et honnie par la bien-pensance :
« Cela fait plus de quarante ans qu’elle accumule les études, statistiques à l’appui. C’est quelqu’un qui produit, contrairement à des gens comme Hervé Le Bras et Emmanuel Todd. Sa carrière a été un long calvaire, elle ne pouvait même plus aller physiquement à l’Institut national d’études démographiques (Ined), elle devait travailler chez elle, tant Le Bras et ses acolytes l’ont harcelée. Pour mémoire, elle avait attaqué, dans les années 1970, Le Bras sur sa méthode, pointant ses erreurs statistiques… Le Bras n’a rien eu à lui répondre, sinon qu’elle prenait la suite des statistiques ethniques sous Vichy.

Mal lui en prit : Michèle Tribalat n’a pas eu de mal à prouver qu’il n’y a pas eu de statistiques ethniques sous Vichy ! Qu’importe, interdit de donner les vrais chiffres de l’immigration. En grand manipulateur, Le Bras – et avec lui les réseaux du Monde et la mafia universitaire – a toujours communiqué sur le solde migratoire, arnaque complète. Le tour de passe-passe a beau être énorme, il n’en a pas moins été reçu comme vérité intangible. »
​‌”
Si les deux « scientifiques » ci-dessus ont pâti de l’ostracisme universitaire, ils sont loin d’être les seuls.
Un ami, directeur de recherches au CNRS de Toulouse, m’expliquait qu’il ne pouvait, devant ses collègues, s’exprimer librement. De plus, les chercheurs étant à 90 % de gauche, le recrutement ne s’effectue que parmi des personnes issues du sérail socialo-marxiste.
Voilà où en est notre université, inaccessible aux amoureux de la science qui veulent dépasser la pensée unique.
Quant à Le Bras, c’est ce démographe qui, en 2015, à l’issue du premier tour des régionales, tirant des conclusions de la cartographie du vote FN, indiquait : « Plus on habite loin d’une gare SNCF, plus on vote FN. »

 Exécrant le FN, il devrait se recycler à la SNCF !

ET ENCORE


Présidentielle 2017 : le changement, c’est maintenant !

Ce premier tour de l’élection présidentielle aura au moins présenté la saveur de l’inédit.

Journaliste, écrivain
 
21 avril 2002, 23 avril 2017… Il y a, ainsi, des soirées enchanteresses. Avec généralement le même comique de répétition : vote des pleins pouvoirs, jadis au maréchal Chirac et, ce soir, au maréchal des logis Macron. Avec encore overdose de moraline, valeurs, conscience et éthique. Et métaphores guerrières de circonstance : faire front tout en resserrant les rangs sur fond de mobilisation générale.
Plus sérieusement, ce premier tour de l’élection présidentielle aura au moins présenté la saveur de l’inédit. Un Président entré dans l’Histoire en en sortant ; contrairement à ses prédécesseurs, il n’a pas brigué de second mandat. Pas de candidats communiste ni écologiste en lice ; une première dans l’histoire de la Cinquième. Et deux candidats sortis du chapeau des primaires que les deux grands partis donnés pour être de « gouvernement » ont cru opportun d’instaurer, pour ensuite se vautrer d’importance.
Et, en piste, deux candidats hors normes. L’un issu d’un tout nouveau parti, même si avatar à peine dissimulé du Parti socialiste ; l’autre présidant un mouvement n’ayant plus guère de gages à donner en matière de politique alternative.
Du coup, c’est l’UMPS qui se trouve, au mieux condamnée à une recomposition générale, au pis à l’explosion pure et simple.
À gauche, c’est évidemment la consternation.
Il leur faudra voter pour Macron au second tour, quoique cela puisse ne pas forcément couler de source pour les électeurs d’un Jean-Luc Mélenchon se refusant, pour l’instant, à soumettre ses insoumis(es) à des consignes de vote. À droite, c’est pire, il va de soi. Fillon appelle à faire barrage au Front national ; il faudra expliquer tout cela aux lecteurs de Valeurs actuelles et aux militants de la Manif pour tous. Remarquez, pour la droite bourgeoise et conservatrice, se faire en permanence gruger dans les urnes est leur ordinaire ; à croire qu’ils aiment ça, les bougres.
D’ailleurs, un journal tel que Le Figaro ne devrait pas forcément se faire trop violence pour soutenir le mari de Brigitte Trogneux.
À propos de ce dernier, donné pour vainqueur évident dans quinze jours, l’affaire est-elle véritablement pliée d’avance ? Il lui faudra faire cohabiter les admirateurs de Renaud et de Line Renaud, de Robert Hue et d’Alain Madelin : Goulag et Wall Street, même combat ! En marche ! Vers quoi, au fait ?

Ce mouvement a été pensé comme une start-up ; voir le discours d’Emmanuel Macron de ce dimanche, qui fleurait bon les arguments marketing de ces hipsters sous-payés pour faire du contenu sur Internet, histoire de faire le buzz et de vendre des baignoires à porte.

Les start-up ? Jeunes pousses surcotées en Bourse, mais ne valant souvent, au bout du compte, dans la vraie vie, que peau de balle et balai de crin.
Au moins les enjeux sont-ils aujourd’hui clarifiés. Ici, deux visions de la France s’affrontent. D’un côté, le peuple ; de l’autre, une caste en perdition, que viennent aujourd’hui rejoindre les demi-soldes de la politique – Christian Estrosi, pour ne citer que le plus emblématique. « La nuit des morts-vivants et autres zombies conservés dans le formol », rappelait Gilbert Collard.

Le discours de Marine Le Pen était, lui, mieux que bien : entendre la voix d’un chef d’État en cette soirée à l’occasion de laquelle le spectateur ne pouvait qu’être médusé à la vue de ce radeau macronien pris d’assaut par ces hordes de naufragés de la politique, ce n’était effectivement pas du luxe. Pas de doute, ce joli mois de mai devrait être chaud.

http://www.bvoltaire.fr/presidentielle-2017-