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mardi 4 avril 2017

LES CONIVENCES ENTRE E. MACRON ET LES MÉDIAS !

4 avril 2017




Si l’abondance des propriétaires de grands médias parmi les soutiens de Macron ne suffisaient pas à l’établir : voici une preuve supplémentaire de la connivence entre Macron et les médias.
La Société Des Journalistes (SDJ) de l’hebdomadaire économique Challenges dénonce le parti-pris pro-Macron de leur direction.
En effet, dans un communiqué publié sur le site de l’ACRIMED, la SDJ a formulé trois observations. 
Deux concernent la presse papier et la dernière l’équipe web.
Qu’en est-il pour la presse papier ?
La ligne non partisane de l’hebdomadaire est plutôt correctement observée. En revanche, cet équilibre est lourdement occulté par le nombre d’article ou favorables à Macron ou défavorables à ses adversaires.
Malgré le recrutement de quelques éditorialistes répertoriés à droite, les articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran sont les plus fréquents et annihilent totalement la tentative de rééquilibrage. Pour vous faire une idée voici quelques titres de ces éditos sur ces dernières semaines :
  • Pourquoi la campagne de Fillon devient vraiment dangereuse ?
  •  
  • Quand le phénomène Macron fait perdre la raison à droite comme à gauche.
  •  
  • Ce sondage qui change considérablement la donne pour Macron
Mais la Société des Journalistes indique aussi qu’il y a des pressions sur l’équipe web.
Les éditorialistes ne sont pas le seul problème. La rédaction web aurait également subi des pressions pour éviter toute critique à l’endroit d’Emmanuel Macron. 

« La SDJ déplore les interventions multiples et déplacées de Maurice Szafran auprès de la direction et de l’équipe web, suite à la parution d’un article critique à l’égard de Macron, paru le 14 mars sur le site : « Où sont les millions de Macron ? » ». 
En conclusion la SDJ demande donc à leur direction de veiller davantage à l’équilibre politique de Challenges.
source


ET AUSSI  TRIBUNE LIBRE 


Election présidentielle couple Macron

Pourrir, divertir, ahurir : de l’art de truquer une élection présidentielle, par Le Gallou


La campagne présidentielle est prise en étau : doublement prisonnière du Léviathan judiciaire et du Léviathan médiatique. 

Pour le système dominant, il n’y a pas d’alternance possible : ni au mondialisme, ni au libre échangisme, ni à l’immigrationnisme, ni à la rupture avec les traditions et la déconstruction.

Dans ces conditions, les élections ne sont qu’un simulacre : un simulacre que les oligarchies financières, médiatiques et judiciaires ont choisi de scénariser et de feuillotonniser.  

En évacuant autant que faire se peut tout débat de fond. Avec une méthode simple : Pourrir, divertir, ahurir.



Pourrir :
Les médias mettent systématiquement en « Une » des affaires à deux balles, à condition qu’elles concernent François Fillon ou Marine Le Pen (pour Macron, des questions à plusieurs millions ou plusieurs… milliards d’euros n’intéressent personne). L’objectif est double : salir et pousser ainsi les électeurs à s’abstenir ou à recourir à des « votes refuges ». 

Cela tombe bien : les « petits » candidats – Lassalle, Dupont-Aignan, Asselineau ou Arnaud – chassent sur les terres de la France périphérique, la terra incognita du vote Macron.
Election présidentielle people 

Divertir :
Pour Macron, pas question de parler d’affaires (déclarations contradictoires sur son patrimoine, ISF, vente de SFR à Drahi, livraison d’Alstom aux intérêts US) mais on « peopolise ».

Mimi Marchand, spécialiste des people, a rencontré le couple Macron lors d’un dîner organisé par Niel (groupe Le Monde) et sa compagne Delphine Arnault (LVMH, Les EchosLe Parisien). 

Et elle a pris en charge leur « story telling » : le jeune premier et sa « cougar » font la « Une »  des magazines. Maillot Hawaï, polo et boxer short sur Paris Match

En attendant Gala et les conseils minceur de Brigitte Macron. C’est beau, c’est émouvant et… cela évite de parler de choses sérieuses.


Ahurir et faire frémir :
Comme trois précautions valent mieux qu’une, les médias complètent le dispositif en promettant le chaos économique et social si Marine Le Pen était élue et appellent sans attendre à se rassembler autour du banquier Macron pour « faire barrage ».


Le rejet du Système est tel et la méfiance envers les médias si grande que le succès de leur enfant chéri n’est malgré tout pas assuré. 

 Reste tout de même une question : que pourraient faire de différent Marine Le Pen ou François Fillon sans remettre en cause le pouvoir judiciaire et le pouvoir médiatique qui sont sortis de leur lit ?

Comment rétablir la séparation des pouvoirs ? Montesquieu, reviens !
Comment rétablir la liberté d’expression et retrouver le pluralisme dans les médias ?

On aimerait en entendre davantage, faute de quoi le vote présidentiel risquerait de ne pas changer grand-chose…

Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia


Texte repris de Polémia