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vendredi 17 mars 2017

SOUMISSION, JUSQU' À QUAND ???

 
Publié par Mireille Vallette le 16 mars 2017 
 

Le peintre Jean-Blaise Evêquoz était invité à exposer ses œuvres à la clinique de Genolier. 

Surprise : au moment de la pose, le responsable le prie de reprendre de nombreuses toiles.

La veille du vernissage de son exposition, le 23 novembre, le Valaisan Jean-Blaise Evêquoz procède avec des ouvriers à l’accrochage de ses toiles dans la très chic Clinique de Genolier, un hôpital privé situé entre Lausanne et Genève.



Le peintre remarque une femme couverte d’un foulard islamique qui observe les opérations d’un regard noir.

Peu après, on lui demande de retirer les toiles de nus. Il demande à parler à l’un des directeurs, Alexander Feij. 

Celui-ci lui explique :
«Nous avons une clientèle arabe qui ne supporte pas ce genre d’œuvres. Certains se sont plaints.»

 Et de prier l’artiste de reprendre la moitié des toiles et gravures, dont ses deux pièces principales.




C’est une de mes connaissances qui m’a récemment raconté cet épisode.

Contacté, l’artiste confirme.
«J’ai été choqué. Je suis contre tous les extrémismes religieux, dont celui-là. Mais c’est un lieu privé, et ce genre de clientèle paie cher, la direction peut faire ce qu’elle veut. Le lendemain, la clinique m’a appelé pour être sûre que je ne ferai pas d’esclandre, ce que j’ai confirmé. Si c’était un établissement public, j’aurais vivement réagi.»

La version d’Alexander Feij est tout autre.



Ce n’est pas le moins du monde à cause de sa clientèle arabe qu’il a demandé à retirer ces œuvres! «Nous exposons gratuitement des artistes. Nous voulons d’une part que les œuvres nous plaisent, d’autre part qu’elles ne choquent et ne dérangent pas nos patients et résidents.» 

Le directeur insiste sur le fait que onze personnes âgées vivent à l’année dans l’établissement.

«Monsieur Evêquoz est arrivé, je n’avais pas vu toutes ses œuvres. Il y avait énormément de nus. Afficher des femmes nues à tous les étages, nous n’avons pas jugé ça adéquat. Mon rôle est que ces expositions plaisent au plus grand nombre, aux diverses sensibilités étrangères, et notamment aux personnes qui vivent ici à l’année. 

Nous n’avons eu aucune plainte de patients. Et nous avons tout de même gardé des tableaux de nus.
 Nous avons discuté, Monsieur Evêquoz et moi, le cocktail a eu lieu, tout s’est bien passé.»
«Tout s’est bien passé parce que j’ai fait le poing dans ma poche, rectifie Jean-Blaise Evêquoz. Et il n’est resté aucune toile de nu. Même mes gravures, plutôt abstraites, ont été interdites. 

Une ou deux, j’aurais pu comprendre, j’aurais dit OK, mais la moitié…»





Monsieur Feij n’avait peut-être pas vu toutes les œuvres, mais le médecin responsable des activités culturelles (absent le jour de la pose), les avait lui-même choisies :
«Il est venu dans mon atelier les sélectionner avec moi. Et il a voulu à tout prix un grand tableau, difficile à placer. Il en a fait photographier un détail pour le carton d’invitation.» Le carton est resté, l’œuvre avait disparu.


Céder à la pudibonderie islamique pour des clients qui paient de 30’000 à 50’000 francs par mois, apparemment, ça vaut le coût !

Et pour ce prix-là, pourquoi ne pas fournir en sus des infirmières et doctoresses en foulard ? 

Gageons que ce sera la prochaine étape !

L’exposition dure jusqu’au 28 mars. Rue du Muids 3, 1272 Genolier.


Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mireille Vallette pour Dreuz.info.