Google+ Badge

jeudi 2 mars 2017

PARLEMENT EUROPÉEN , LA NOUVELLE RÈGLE 165 .........

3 mars 2017



Censure Parlement européen règle 165 stopper diffusion débats discours racistes


L’information a été relévée par le quotidien espagnol La Vanguardia et reprise dans la presse britannique : discrètement, les règles de fonctionnement du Parlement européen ont été modifiées afin de donner à son président la faculté de stopper la diffusion en direct des débats si ceux-ci comportent des discours et des actes jugés « racistes ».

C’est la porte ouverte à la manipulation de la censure, et une atteinte évidente à la liberté d’expression des parlementaires, sans compter le droit des spectateurs d’avoir accès à l’information au sujet de leurs discours. 

 La nouvelle règle 165 prévoit également la possibilité d’expurger vidéos et enregistrements audio après leur première diffusion.
 

 

Discrètement, le Parlement européen installe la censure sur les débats
 Taxer un adversaire de « racisme » et ses propos de « discours de haine » – pour reprendre la formule anglo-saxonne – est une vieille technique parfaitement éprouvée pour éliminer des indésirables.
 
En l’occurrence, la pression pour clore ainsi le bec à des élus de partis nationalistes ou souverainistes est déjà ancienne et a été exacerbée avec les succès électoraux de Marine Le Pen ou de Geert Wilders sur le plan national, au grand dam de ceux que le quotidien irlandais The Independent appelle le « mainstream politique européen ».

Les discours dans les différentes assemblées des parlementaires européens sont parfois hauts en couleur : on s’y invective volontiers et de temps en temps, les élus arborent des T-shirts ou brandissent des banderoles portant des slogans politiquement incorrects. 


Certains osent même – horresco referens ! – mettre un petit drapeau national sur leur pupitre.

La nouvelle règle 165 doit son adoption aux efforts du parlementaire européen socialiste britannique Richard Corbett au prétexte que « il y a eu un nombre croissant de cas de représentants politiques disant des choses qui dépassent le cadre normal de la discussion et du débat parlementaires ».


 
La règle 165 du Parlement européen permet de censurer les discours « racistes »

Désormais, le président de séance peut prendre la décision de mettre fin à la diffusion en direct « en cas de langage ou de comportement diffamatoire, raciste ou xénophobe de la part d’un membre », ...

La nouvelle règle n’a semble-t-il pas fait l’objet de publicité de la part de Parlement européen : d’après le quotidien espagnol La Vanguardia qui affirme en avoir eu connaissance, les discours visés par la nouvelle règle pourraient être définitivement « effacés de l’enregistrement audiovisuel des débats », dans la meilleure tradition totalitaire. 


En l’absence de journalistes dans la salle, certaines déclarations pourraient donc ne jamais être connues du public.

D’après le quotidien, la règle s’accompagne d’une notice technique précisant la procédure en vue de stopper la diffusion en direct, y compris sur les moniteurs télévisés à l’intérieur du Parlement, mais également en désactivant le lien satellite afin d’éviter toute diffusion vers le monde extérieur. 


On conserverait tout de même un enregistrement en quatre langues servant de trace légale pendant la durée du black-out, en attendant de trouver un meilleur moyen, efficace et permanent.
 

Stopper la diffusion des débats racistes pour éviter la contagion ?

Il semblerait que l’on envisage également un décalage de quelques secondes entre l’enregistrement et la diffusion des débats parlementaires afin de pouvoir interrompre toute émission avant même que les premiers mots ou les premières images « racistes, diffamatoires ou xénophobes » puissent atteindre le public.

Un représentant du Vlaams Belang, Gerolf Annemans, soulignait lors des débats en décembre que certains pourraient avoir des « réactions hystériques à l’égard de choses qu’ils qualifient de racistes ou xénophobes, alors qu’ils se trouvent simplement face à l’expression de points de vue politiquement incorrects ».

Même la gauche n’est pas tout à fait convaincue : Helmut Scholz du parti allemand Die Linke estime que les membres de la seule institution composée de membres élus par la population de l’Union européenne doit être un espace de liberté où chacun puisse s’exprimer sur la manière dont l’Europe doit fonctionner. « Vous ne pouvez limiter ou dénier l’exercice de ce droit », a-t-il déclaré,...


« Nous avons besoin d’un instrument pour contrer cela, pour faire enlever ses propos des enregistrements, pour stopper la distribution de ces slogans, de ces idées », a-t-il ajouté.

Comme si leur simple diffusion allait déclencher une vague de racisme !

 

Anne Dolhein
ET AUSSI


3 mars 2017
La Commission européenne a durci le ton jeudi face aux Etats membres de l’UE, en menaçant de sanctions ceux qui refusent d’accueillir des réfugiés, tout en appelant à durcir les mesures nationales contre les migrants économiques.

Sur ces deux facettes de sa politique migratoire, la Commission a adressé un message de fermeté, sur fond d’arrivées incessantes sur les côtes italiennes et de fragilité du partenariat noué avec la Turquie pour mettre fin aux traversées massives en mer Egée.

« Il en va de notre devoir de pouvoir affirmer clairement, aux migrants, à nos partenaires dans les pays tiers et à nos concitoyens, que si des personnes ont besoin d’aide, nous les aiderons, sinon, elles doivent rentrer », a insisté le vice-président de la Commission, Frans Timmermans.

L’exécutif européen « n’hésitera pas » à lancer des procédures d’infraction contre les pays refusant d’accueillir des demandeurs d’asile depuis l’Italie et la Grèce, a prévenu devant la presse le commissaire chargé des migrations, Dimitris Avramopoulos.
Le commissaire avait jusque-là surtout insisté sur sa préférence pour le dialogue afin de « les convaincre ».
Quelque 13.500 demandeurs d’asile ont pour l’heure été « relocalisés » depuis la Grèce et l’Italie (dont environ 9.600 depuis la Grèce), alors que les autres pays européens s’étaient engagés en septembre 2015 à en répartir jusqu’à 160.000 en deux ans.
- ‘Plus d’excuses’-
Ce plan, réservé aux migrants ayant le plus de chances d’obtenir un statut de réfugiés (principalement les Syriens et les Eyrthréens), visait à la fois à montrer la solidarité de l’UE avec ceux qui fuient la guerre et à soulager l’immense pression sur Athènes et Rome.

Mais la Hongrie, l’Autriche et la Pologne « refusent toujours de participer au programme », tandis que d’autres (la République tchèque, la Bulgarie, la Croatie et la Slovaquie) « n’y prennent part que dans une mesure très limitée », a déploré la Commission.

De fait, les objectifs du plan, contesté en justice par la Hongrie et la Slovaquie, ont été considérablement réduits: 54.000 places (sur les 160.000) ont été rendues disponibles pour des « réinstallations » de Syriens depuis la Turquie, dans le cadre du pacte migratoire scellé en mars 2016 avec Ankara.[...]
via http://www.fdesouche.com/828467-leurope-menace-de-sanctions-les-pays-naccueillant-pas-de-refugies