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dimanche 12 mars 2017

LU: DAECH ET DJIHAD AU FÉMININ !

12 mars 2017
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Sociologue des médias et du genre, auteure du blog académique Contre-discours radical, Hasna Hussein intervient vendredi 10 mars à un séminaire organisé par le ministère des familles sur le thème « Femmes et radicalisation : comprendre, prévenir, agir ».

En se rendant dans des librairies islamiques parisiennes de tendance salafiste, elle a pu constater à quel point les ouvrages et les articles proposés préparent en quelque sorte le terrain aux organisations djihadistes.
La Croix : Quel est le modèle que Daech propose aux femmes musulmanes ? Et pourquoi séduit-il un nombre croissant d’entre elles ?
Hasna Hussein : La propagande officielle de Daech (magazines, vidéoclips ou anasheed, chants islamiques) montre la femme (de) djihadiste comme une « élue », « pieuse » et « modèle » de dévouement à son djihadiste d’époux, d’« endurance » aussi. 
Les femmes doivent obéir d’une manière absolue à leur mari, se contenter de leurs rôles d’épouse et de mère en se consacrant entièrement à l’éducation et l’élévation des « futurs-djihadistes ».  

Certaines femmes vont encore plus loin en appelant leurs homologues à accepter la polygamie, ou encore en « légitimant » l’esclavage sexuel. En outre, ce discours se caractérise par la « légitimation » du recours à la violence extrême.
Or, selon les dernières statistiques de l’Unité de Coordination de la lutte anti-terroriste (UCLAT), 30 % des personnes signalées comme radicalisées en 2016 sont des femmes, et un nombre significatif d’entre elles sont mineures. 
Comment des fillettes peuvent-elles être séduites par une idéologie à la fois meurtrière, sexiste et même misogyne ? 
Pourquoi des femmes souvent nées et élevées en France rejettent un système « égalitaire » où elles disposent de droits et protections ?  
C’est une question qui me préoccupe en tant que sociologue du genre dans les sociétés musulmanes. (…)
Cet islam ultra-rigoriste n’est-il pas censé ne s’intéresser qu’à la pureté et à la piété ?
Hasna Hussein : Les rayons des librairies islamiques de la rue Jean-Pierre Timbaud, dans le 11e arrondissement à Paris, sont éclairants : on y trouve des articles de mode, de parfumerie et d’alimentation, le tout portant label « islamique », comme ces dernières collections de nounours « halal » sans yeux, baptisés Salah (« le vertueux », en arabe).
Les titres des ouvrages, surtout, sont révélateurs : « Les secrets du hidjab. Voile et tenue vestimentaire de la Femme en Islam » ; « Main dans la Main pour ta réussite, mon cher Mari » ; « Ma sœur, voilà comment Allah et Son Messager veulent que tu sois ! » ; « Femme musulmane, voici les clés pour accéder au Paradis et te sauver de l’Enfer » etc. (…)
via http://www.fdesouche.com/831963-djihadisme-le-discours-salafiste-seduit-les-femmes-et-facilite-leur-recrutement-par-daech



12 mars 2017



Depuis l’attentat déjoué à Paris, les autorités un peu partout en Europe ont changé leur manière de considérer les femmes. 
Longtemps, ces dernières bénéficiaient d’une sorte de biais de genre.
On les jugeait moins dangereuses que les hommes, souvent contraintes par leur mari à embrasser la cause, ou au minimum manipulées.
En un mot: innocentes. 

Pour des faits similaires, beaucoup de femmes radicalisées en France, en Belgique ou en Allemagne ont ainsi échappé à la judiciarisation, voire à toute surveillance.
Peu après l’attentat manqué du 4 septembre, le procureur de la République François Molins admettait benoîtement: «Si des femmes ont pu d’abord sembler être confinées à des tâches familiales et domestiques par l’organisation Daech, force est de constater que cette vision est aujourd’hui largement dépassée.» 
Selon lui, Daech entend faire des femme des combattantes.
Les derniers chiffres européens sur la question montrent d’ailleurs une évolution alarmante en 2016, selon une source ayant accès à ces données. 
 Aujourd’hui en effet, le nombre de femmes tentant de rejoindre la Syrie pour des motivations jihadistes a sensiblement augmenté – surtout chez les très jeunes. Celui des hommes, lui, diminue.
En Syrie aussi, les femmes jouent un rôle de plus en plus important. En 2013, elles ne représentaient qu’environ 10% des effectifs d’occidentaux. 
Aujourd’hui, ce chiffre a plus que triplé. 
Près de 40% des citoyens français dans les rangs de l’État islamique sont des femmes. Elles seraient environ 275.
Les autorités néerlandaises donnent la même proportion pour leurs ressortissantes. «Elles partent parce qu’elles l’ont décidé: personne ne se rend aujourd’hui en Syrie contre son gré», souligne la sociologue suisse Géraldine Casutt, qui prépare une thèse sur les femmes occidentales et le jihad.
 [...]
L’idée d’un retour en Europe de ces femmes fait froid dans le dos. Et en même temps, une question morale vertigineuse se pose aux autorités antiterroristes. Presque toutes ces femmes sont devenues mère. 
C’était leur rôle attribué par l’EI et la plupart ont donné naissance à ces enfants en Syrie ou en Irak.
Presque tous ont moins de quatre ans. Des petits Belges, Français, Allemands ou Britanniques, qui aujourd’hui n’ont aucune existence légale dans le pays d’origine de leur mère, mais qu’il faudra forcément reconnaître un jour: le droit du sang est inaliénable. 

Selon les estimations, il y aurait un millier d’enfants d’européennes dans les territoires contrôlés par l’Etat islamique.
via http://www.fdesouche.com/831837-le-djihad-au-feminin-entre-gateaux-et-bonbonnes-de-gaz




Pour rire un peu !






 
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