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vendredi 31 mars 2017

LA MORALISATION DE LA POLITIQUE ???

La pieuvre noire de Hollande devenue la main noire de Macron

Comme chacun le sait, le premier Cabinet Noir a été instauré par Richelieu pour ouvrir et contrôler tout le courrier postal, d’abord de la capitale puis de quelques grandes villes de France.

 C’était un instrument de surveillance d’une noblesse turbulente que Richelieu a réussi à calmer. 

L’approche était graduelle mais musclée : surveillance resserrée des fauteurs de trouble, punition et spoliation des contestataires, embastillement ou exil des opposants les plus virulents. 

 Tout se faisait par lettres de cachet, sans aucun recours autre que l’indulgence du Roi.


Pour récolter des informations, Richelieu s’est longtemps appuyé sur le réseau des moines capucins du Père Joseph, devenu son âme damnée. 

Les moines du Père Joseph officiaient comme des agents de renseignement et collectaient des informations sur leurs cibles notamment grâce aux confessions.

Hollande a reproduit un schéma similaire mais, dans son cas, c’est le Roi lui-même qui a mis directement les doigts dans le pot de confiture. 

Il a aussi son âme damnée : le Père Jouyet. 

Jouyet s’est tout d’abord introduit dans le gouvernement de Sarkozy en cheval de Troie pour récolter des informations de l’intérieur du camp ennemi. 

Sarkozy a été alors bien naïf. Jouyet s’est ensuite illustré dans l’opération de déstabilisation de la droite où il a prétendu que Fillon lui avait demandé la tête de Sarkozy. 

Le seul témoin présent a formellement démenti ces affirmations. Jouyet et les deux journalistes du Monde – qui ont monté cette machination de toute pièce – ont été blanchis par leurs amis magistrats dans des conditions indignes.


Le livre « Bienvenue Place Beauvau », écrit par des journalistes du Canard, apporte un éclairage saisissant sur le fonctionnement du Cabinet Noir de Hollande, en constante amélioration depuis 2012. 

Evidemment, Hollande n’est pas un imbécile et il n’a pas commis les mêmes erreurs que Mitterrand qui avait fait installer à l’Elysée tout un attirail électronique d’écoutes, animé par une équipe de gendarmes. 
Hollande et Ségolène veulent nous faire croire qu’ils n’étaient pas au courant des pratiques de barbouzes de Mitterrand mais ils étaient au cœur du dispositif et Hollande en a tiré une grande expérience. 
Hollande a utilisé un système beaucoup plus discret où les écrits sont bannis et où tout se fait par oral. Il a mis au point un réseau mafieux de relais composés de fidèles du service militaire, de camarades de la promotion Voltaire ou encore de cadres socialistes totalement dévoués. 

Ce réseau de barbouzes est animé par le père Jouyet. 
Jamais une telle structure informelle de renseignement d’état n’a été mise en place en France depuis la guerre d’Algérie.
 Ce système ressemble beaucoup à la très secrète organisation de contrôle de la politique italienne par la mafia : la Pieuvre Noire.


A l’origine la cible de Hollande était Sarkozy. Hollande – qui ne peut pas se retenir de tout déballer aux journalistes – l’a avoué stupidement : « Sarkozy, je le surveille, je sais tout ce qu’il fait ».

 On ne peut pas être plus explicite. Sarkozy a été en permanence sur écoutes – légales et illégales -, ses comptes ont été épluchés par Tracfin et ses déclarations fiscales par Bercy, sa vie privée a été disséquée, ses résidences ont été perquisitionnées, ses déplacements géo-localisés, … 

Dès l’arrivée de Hollande à l’Elysée, les dossiers de Sarkozy – qui auraient dû être envoyés aux Archives Nationales – ont été conservés par Hollande qui les a fait éplucher par une armée de sbires dont certains – plus scrupuleux que leur maître – ont démissionné, écœurés par le procédé. 

Et la Pieuvre Noire a bien travaillé : en 2017, ce ne sont pas moins de 13 affaires judiciaires qui empoisonnent encore Sarkozy ou son entourage.

Le but de Hollande était évidemment d’accumuler suffisamment de casseroles contre Sarkozy pour pouvoir le battre en 2017. Tout a changé à l’issue de la primaire de la droite et la Pieuvre Noire de Hollande s’est immédiatement tournée vers le cas Fillon.


Les moines capucins de Hollande – tous ses relais au sein de la magistrature et de la police – se sont activés et ont déniché l’affaire Pénélope. 

Le Parquet National Financier n’avait plus qu’à émettre sa lettre de cachet moderne, la mise en examen, et l’affaire était dans le sac. 
Pour un appareil aussi bien rôdé pendant plus de quatre ans sur le cas retors de Sarkozy, Fillon a été une cible bien tendre !

Et bien sûr, comme Mitterrand en son temps, devant les accusations de Fillon sur les agissements d’un cabinet noir piloté par l’Elysée, Hollande a joué les vierges effarouchées et s’est drapé dans une indignation républicaine pour tout nier en bloc.



Le livre « Bienvenue Place Beauvau » est pourtant accablant pour Hollande et illustre le fonctionnement de la Pieuvre. Voici quelques extraits avec les références associées :

« Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil policier nous ont décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine aux ramifications complexes… », page 24,

« D’abord il y a Tracfin… sous l’autorité de Michel Sapin, un ami de 40 ans de Hollande…la plupart des affaires judiciaires de Sarkozy ont trouvé leur origine ici…chaque semaine le patron de Tracfin rencontre à l’Elysée le coordinateur des renseignements, poste occupé un temps par le compagnon de Mazarine, la fille de Mitterrand… », page 24,

  • « Afin d’allumer la mèche d’une affaire, il suffit que Tracfin pêche au bon endroit… et transmette officiellement à la justice… ou officieusement… une fois la machine lancée le dossier emprunte un alambic judicaire… piloté par Gelli… qui a partagé la même chambrée que Hollande et Sapin », page 25,
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  • « Lorsqu’il dirigeait l’association des procureurs, Gelli en avait fait une arme de guerre contre Sarkozy…déclenchant même une jacquerie sans précédent chez les parquetiers. Il avait alors comme adjoint Dalles, l’actuel patron de Tracfin », page 25,
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  • « Depuis la DACG, place Vendôme, Gelli peut suivre en temps réel l’avancement de tous les dossiers politico-financiers…la DACG est un moyen de piloter discrètement tous les dossiers politiques sensibles… »
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  • « Les choses se font subtilement… par exemple sur l’opportunité d’ouvrir une information judiciaire, des consignes sont données, mais oralement… chaque fois ce sont les mêmes juges qui sont désignés pour les affaires qui intéressent le Château. Ils sont moins de cinq, dont on retrouve le nom dans tous les dossiers qui concernent Sarkozy… », page 26,
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  • « Dans l’affaire Courbit-Sarkozy… qui s’est soldée par un non-lieu… la juge a fait géo-localiser pendant un an les deux portables de Sarkozy et a pu récupérer ses fadettes… la juge a été faite Chevalier de la Légion d’Honneur à l’issue… », page 27,
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  • « Le Château est passé maître dans l’art de pousser ou de ralentir le feu sous les casseroles judiciaires… », page 35.
Les auteurs résument les pratiques de Hollande par une phrase sans appel (page 37) : « Le constat est rude : l’impréparation et la méconnaissance de l’appareil policier et judiciaire ont très vite amené Hollande à adopter des méthodes qui n’ont rien à envier à celles de ses prédécesseurs ».


Ce livre était fait à l’origine pour attaquer la gauche de gouvernement et pour soutenir Hamon, Mélenchon ou les candidats trotskistes. Le but des auteurs était d’attaquer le système capitaliste et tous ceux qui le soutiennent. 

Evidemment, devant la tournure prise par l’affaire, les auteurs du livre se sont fait sonner les cloches de toutes parts et ont rétropédalé à grande vitesse en démentant des éléments pourtant bien présents dans leur livre. 
Ils prétendent maintenant n’avoir jamais parlé de Cabinet Noir, mais le mot est bien cité 10 ou 15 fois dans leur ouvrage.


Et puis la gauche bienpensante a trouvé une autre défense : la morale. Hollande n’a fait que ce que faisaient déjà ses prédécesseurs mais lui était légitime car il a recherché la moralité politique en poursuivant les mauvais au nom du bien collectif. 

C’est la même « moralisation » que celle appliquée par le Syndicat de la Magistrature dont les juges ne se prononcent pas selon le droit mais selon leurs propres principes moraux et politiques : « si tu n’es pas d’accord avec ma politique et avec mes idées, tu es coupable ». 

La même démarche, poussée à son paroxysme, a animé les grands bourreaux de l’histoire : Fouquier-Tinville, Lénine, Trotski, Staline, Mao, Pol Pot, Castro, …


Et que devient Macron dans tout cela ? Bien évidemment la Pieuvre Noire n’a aucun secret pour lui en tant que poulain de Jouyet et fidèle de Hollande qui a passé deux années dans un poste clé à l’Elysée. Même s’il a quelque peu trahi Hollande, il reste son fils spirituel et l’instigateur de beaucoup de mesures du quinquennat dont le matraquage fiscal du début de mandat.

 Hollande lui a vite pardonné son infidélité réalisant que grâce à lui, il pourrait envisager faire un second quinquennat « par procuration ». Il a donc mis la Pieuvre Noire au service de Macron.


Mais bien évidemment, comme Mitterrand et comme Hollande, Macron jurera la main sur le cœur et la voix indignée qu’il n’a jamais constaté lors de son passage à l’Elysée la moindre égratignure aux principes d’honnêteté et à la vertu républicaine. 
Il connait tout des activités de Tracfin et de Bercy mais il n’a jamais entendu parler de cabinet noir. Et bien sûr il n’a absolument rien à voir avec les affaires qui pleuvent sur Fillon.


Macron nous le dit lui-même : « je suis un homme totalement vierge ». 
 La Pieuvre Noire s’occupe des basses œuvres et Macron peut s’élever tel un sauveur au-dessus de la vile mêlée des hommes. 

Adorons-le !


CLUB DANTON

Source:  http://www.resistance2017.net/2017/03