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vendredi 31 mars 2017

IMMIGRATION: L' ÉGLISE FACTEUR DE DÉSORDRE ! TRIBUNE LIBRE !

Rennes. 

 Laurent Dandrieu : « Les évêques français n’ont cessé de dénoncer les tentatives de la droite et du FN pour empêcher l’immigration-invasion »

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31/03/2017 – 14h45 Rennes (Breizh-Info.com) – Le 21 mars dernier, Laurent Dandrieu, rédacteur en chef Culture à Valeurs actuelles, donnait à Rennes devant un peu plus de 100 personnes une conférence sur son dernier livre, Église et immigration, le grand malaise. 

 Il y revenait notamment sur la vision mortifère de l’immigration dans l’Église post-conciliaire, au détriment des peuples européens et de l’enseignement pluriséculaire de l’Église elle-même.


Ces dernières décennies, l’Église est en effet devenue une alliée fidèle de l’immigration-invasion, renonçant à toute vocation apostolique au nom d’une lecture biaisée des textes sacrés et faisant état d’une adhésion sans faille à une vision messianiste de la mondialisation.


« Aujourd’hui l’Église est un facteur de désordre » en matière d’immigration, commençait Laurent Dandrieu, car elle met en difficulté les fidèles, sommés de choisir entre « l’injonction d’ouvrir les frontières » à partir de textes d’Évangile manipulés ou biaisés et la « fidélité à l’héritage civilisationnel reçu de nos pères ».

Depuis 1952 les papes ont fait allégeance au mondialisme et prôné l’immigration-invasion

« En choisissant de ramener à dessein 12 migrants musulmans dans son avion, le pape François », décrié par nombre de catholiques, « en fait tellement que beaucoup de catholiques trouvent que le problème [du discours de l’Eglise] sur l’immigration se limite à sa personne, mais il n’a rien inventé », relève cependant Laurent Dandrieu. 

Le magistère sur l’immigration date en effet de Pie XII, en 1952, et « dès l’origine, il y a un discours biaisé, où la population d’accueil est condamnée à faire de la figuration, elle n’est mentionnée que pour son accueil ou soupçonnée de manquer de générosité. 

Le discours ne porte que sur un migrant abstrait, avec un grand M, sans prise en compte de son bagage culturel ou religieux, de ses origines ».


Les errances de Pie XII, qui parle d’un « droit à migrer », est repris et amplifié par ses successeurs, dont Laurent Dandrieu fait le court historique. 

En 1963, Jean XXIII parle d’un « droit inhérent à la personne humaine de se rendre dans d’autres pays pour améliorer sa condition ou celle de sa famille ». 
Le même faisait en 1965 son allégeance à la globalisation en proclamant « l’unité de la famille humaine » – c’est le « village mondial » des globalistes.

 En 1981, Jean Paul II affirme le « droit de chercher une meilleure vie » et prend à plusieurs reprises partie pour l’immigration clandestine.


Même Benoît XVI n’échappe pas, rappelle Dandrieu, à la tyrannie de la bien-pensance : en 2013 il réaffirme le « droit pour chacun de s’établir là où il estime le plus opportun pour une meilleure réalisation de ses capacités, de ses projets ».

 Et il enfonce le clou : l’immigration est pour lui une « nouvelle humanité pour laquelle toute terre est une patrie ».


Et s’il n’y avait que les papes. « Les évêques français n’ont cessé de dénoncer les tentatives de la droite et du FN pour empêcher l’immigration-invasion », tacle Laurent Dandrieu. 

Et il cite le numéro 2 des évêques italiens, qui appela un jour à « accueillir les migrants pour les dédommager des fautes que nous avons commises dans leurs pays où on est allés que pour voler ». Il n’y a guère que les traditionalistes, qui ont rejeté en bloc les orientations du concile Vatican II, qui ont pris partie contre l’immigration invasion et ne partagent pas du tout l’enthousiasme clérical pour les migrants majoritairement musulmans.


Tout cela se place, affirme le conférencier, dans la lignée du concile Vatican II, qui met les autres religions à l’égalité du catholicisme – c’est « l’égalisation des erreurs et de la vérité, bref, l’œcuménisme » et tombe dans ce que Laurent Dandrieu appelle le « dialoguisme : une caricature de dialogue dont le but est d’afficher des bonnes relations au détriment des vérités qui risquent de déplaire à l’interlocuteur ».  

C’est ainsi que l’Église est passée à un discours angélique sur l’islam et peine à critiquer fermement les nombreuses dérives intégristes dont certaines prennent source dans le texte même du Coran. Ce que Laurent Dandrieu appelle le « culte des fausses ressemblances. 


L’Église s’est laissée contaminer par le discours relativiste sur les religions, comme quoi elles seraient similaires, auraient des objectifs similaires mais des moyens différents pour les atteindre ».

« Quand le pape François dit qu’il faut ouvrir les frontières, il me semble que ça n’a rien à voir avec l’Evangile »

Laurent Dandrieu explique que les textes de l’Église ne peuvent pas s’appliquer à la lettre, notamment au sujet de « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli », qui est cité largement comme justification de l’accueil inconditionnel des immigrés. 

« Tu ne tueras point ne peut fonder une politique militaire. Si on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche – c’est un fait, mais dans le catéchisme de l’Église il y a 5 paragraphes sur la légitime défense ; si on payait l’ouvrier de la 11e heure comme celui de la première, cela conduirait la société à l’anarchie et au chaos ».

Or, « quand le pape François dit qu’il faut ouvrir les frontières, il me semble que ça n’a rien à voir avec l’Evangile », estime Laurent Dandrieu, pour qui le pape « fait de la politique. Quand les papes prônent le regroupement familial et condamnent les politiques d’assimilation, ils font de la politique ». 

 Ils expriment leur opinion – ils ont le droit, mais ce n’est pas une parole d’Evangile, ni un enseignement de l’Eglise qui s’appliquerait à tout catholique. 

Laurent Dandrieu affirme qu’il s’agit d’un discours au « faible degré de magistère, qui ne requiert pas d’adhésion intellectuelle, sinon l’effort intellectuel pour l’écouter et le recevoir ». 

Les fidèles ont donc le droit – et même le devoir quand le bien commun est en jeu – de s’en affranchir.


Louis-Benoît Greffe


L’info en plus : Laurent Dandrieu sera en conférence à Nantes le 6 avril (Salle Bretagne, rue Villebois-Mareuil, 20h30) et à Cossé le Vivien le 11 mai (20h30).



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