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dimanche 19 mars 2017

CONTRE CES MAGOUILLES POLITIQUES ! QUAND LA COLÈRE GRONDE !

9 mars 2017






A 69 ans, Jean-Michel Pasquier a vécu plusieurs vies, entre Paris, la Corrèze et la Normandie. 
Aujour­d’hui retraité, il est installé à ­Hérouville-Saint-Clair, dans la banlieue caennaise. Il habite dans une HLM avec l’un de ses trois enfants, Margaux, 17 ans. Ils doivent vivre sur les 810 euros de retraite qu’il touche chaque mois. `
La faute à une carrière faite de ruptures, de reconversions et de déménagements.
« A 14 ans, je suis devenu apprenti dans une bijouterie à Paris, raconte-t-il. J’ai fait ça pendant une dizaine d’années, dans les plus belles boutiques de la place Vendôme. Si j’étais resté là-bas, j’aurais pu mettre un petit pécule de côté. »`
 Mais il a préféré s’installer à son compte. « Mon erreur. C’étaient peut-être mes plus belles années, mais je le paie aujourd’hui. » […]
Jean-Michel Pasquier est sorti de cette carrière hachée avec une retraite de misère, proche du « minimum vieillesse » (801 euros), qui concerne quelque 430 000 personnes en France. 
Avec pudeur, il raconte son quotidien fait de calculs, d’arbitrages, de renoncements.  

«J’ai été tenté d’aller aux Restos du cœur, mais j’ai toujours réussi à éviter de le faire. 
Chaque mois, le plus difficile, c’est la première semaine. Ma retraite tombe le 8 et j’ai déjà des factures le 3.» […]
Sur un loyer de 650 euros, grâce aux allocations, il lui en reste 148 à payer chaque mois. «Margaux va bientôt avoir 18 ans. 
Si je perds l’aide personnalisée au logement, je ne sais pas comment je vais faire. »
 Sa fille pourra être considérée par la Caisse d’allocations familiales à sa charge jusqu’à ses 21 ans, sauf si elle se déclare à part. Jean-Michel Pasquier est rassuré d’apprendre qu’il aura sans doute un sursis.
 «Mais vous savez, je ne me projette plus vraiment, ce n’est pas trop possible pour moi. »
S’il témoigne, parle si longuement de son histoire, c’est pour que sa réalité, celle des retraités vivant de très faibles pensions, soit entendue. «Qui parlera des toutes petites retraites ? », s’interroge-t-il. 
La retraite moyenne en brut en France était en 2014 de 1 322 euros – 1 007 euros pour les femmes. 
Ce qui frappe Jean-Michel Pasquier, c’est cette impression de déconnexion entre les candidats et la réalité dans laquelle il vit. 
 S’il en avait un en face de lui, il le mettrait «au défi de vivre avec si peu, trois mois, pour voir».

 En fait, mieux vaut qu’il n’en rencontre pas. «Je serais désagréable. Parce que quand je vois toutes ces magouilles, je suis très en colère. »

via http://www.fdesouche.com/833939-caen-14-jean-michel-69-ans-810-euros-de-retraite-et-une-ado-charge



ET AUSSI




19 mars 2017
Le 11 mars, Francois Hollande grave ses initiales sur une pierre à Saint-Denis (93). Autour de lui, le maire de la ville, Laurent Russier (à gauche), Valérié Pécresse (2e à gauche), Patrick Braouezec (à droite) et Audrey Azoulay (2e à droite) 
La scène se passe à la basilique Saint-Denis. 

Samedi dernier, le président Hollande est d'humeur joyeuse. 

 Les caméras de Quotidien de Yann Barthès captent une scène au moment où le président est appelé à graver ses initiales sur une pierre, dans le cadre des travaux de remontage de la flèche. 

On lui tend les outils. Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, est présente, ainsi qu'Audrey Azoulay, la ministre de la Culture.
François Hollande tourne le dos aux photographes. Valérie Pécresse se risque à un conseil : « Monsieur le Président, retournez-vous dans l'autre sens. »

 La réponse du chef de l'État a scotché Valérie Pécresse, qui n'en revient toujours pas. 

La voici : « Madame la Présidente, je suis dans un travail de démolition que je mène depuis cinq ans avec obstination... Donc, euh... Laissez-moi faire ! » 
Valérie Pécresse persifle : « Je vous fais confiance. »

Aveu

Dans la série des blagues de François Hollande, celle-ci sonne comme la plus étrange.

 Elle arrive en fin de mandat quand, effectivement, François Hollande a à peu près tout détruit de sa propre personne.
 Il aurait dû être candidat, il y a renoncé.
 Il était le champion naturel de la famille socialiste, il n'a même pas pu se présenter à la primaire de la gauche.
Il devait mettre fin au chômage de masse, c'est à peine s'il a pu freiner sa croissance. 
Et le candidat de la gauche, Benoît Hamon, traverse le champ de ruines laissé par son prédécesseur en quatrième position des sondages de la présidentielle.
François Hollande : « Je suis dans un travail de démolition que je mène depuis cinq ans avec obstination... » Blague, oui, et aveu en même temps. 

Autodérision lucide qui n'est pas sans rappeler le livre Un président ne devrait pas dire ça... qui fut l'œuvre ultime de son autodestruction et a pesé lourd dans son empêchement. 

Décidément, cet homme est un mystère qui, même au fond de son humour, sème les indices de sa complexité. 
Je ris, donc je me détruis. Avec obstination.