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samedi 25 mars 2017

ANNIVERSAIRE DU " TRAITÉ DE ROME " ! 60 ANS DE CONSTRUCTION EUROPÉENNE !



Retour sur 60 ans de construction européenne


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À Rome, le 25 mars 1957, la France, la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas signent le traité fondateur de l'Union européenne.

L'Europe célèbre, ce samedi, les 60 ans de la signature du traité de Rome. Retour sur les multiples étapes de la construction européenne, de la fin de la Seconde guerre mondiale au Brexit.

Le 25 mars 1957, la France, la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas se réunissaient dans le palais des Conservateurs, à Rome, et créaient la Communauté économique européenne (CEE). 
Un acte fondateur qui marquait le début de l'aventure européenne. Soixante ans plus tard, de l'eau e
st passée sous les ponts du Vieux Continent. 

L'Europe compte aujourd'hui 28 membres, mais s'apprête à perdre la Grande-Bretagne, en plein processus de Brexit, et les euro-sceptiques prennent de plus en plus de poids. 

Retour sur les différentes étapes de ce laborieux processus.

● Création de la CECA (1951)

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, l'Europe a besoin de se reconstruire et de garantir une paix durable. Alors ministre des Affaires étrangères français, Robert Schuman propose de rendre la guerre «non seulement impensable mais aussi matériellement impossible». 

Le 18 avril 1951, six pays d'Europe de l'ouest, la France, la Belgique, le Luxembourg, la République fédérale d'Allemagne (RFA), l'Italie et les Pays Bas signent le traité de Paris instituant la Communauté économique du charbon et de l'acier (CECA). 

L'objectif est de «soutenir massivement les industries européennes du charbon et de l'acier pour leur permettre de se moderniser, d'optimiser leur production et de réduire leurs coûts, tout en prenant en charge l'amélioration des conditions de vie de leurs salariés et leur reclassement en cas de licenciement» pour une durée limitée à 50 ans. Elle a pris fin en 2002.

● Le Traité de Rome (1957)

Le 25 mars 1957, à Rome, les six mêmes pays signent l'accord fondateur de la Communauté économique européenne (CEE) qui deviendra plus tard l'UE. 

Le Traité de Rome met en place le marché commun, la Communauté européenne sur l'énergie atomique (CEEA) ainsi que la Politique agricole commune (PAC) qui n'entrera en vigueur qu'en 1962. 
Tous ces accords ont une durée illimitée.

● Accords de Schengen (1985)

La Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et la RFA signent à Schengen les accords qui visent à la libre circulation des personnes ainsi que la suppression progressive des frontières au sein de l'UE. Mais les textes n'entreront en vigueur qu'en 1995.

● Acte unique européen (1986)

Alors que l'Espagne et le Portugal viennent d'intégrer l'UE, les douze pays européens décident la création du marché intérieur unique à compter du 31 décembre 1992.

● Traité de Maastricht (1992)

Aux Pays-Bas, les douze États européens signent un accord historique. Ratifié le 7 février 1992, le Traité de Maastricht ajoute la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et la coopération en matière de justice et d'affaires intérieures (JAI). 
Il prévoit aussi une citoyenneté européenne, renforce les pouvoirs du Parlement européen et lance l'Union économique et monétaire. Toutes ces dispositions entreront en vigueur le 1er novembre 1993.

● Traité d'Amsterdam (1997)

Ce traité perfectionne l'organisation de la coopération intergouvernementale entre les États membres de l'Union européenne, et fait entrer de nouveaux domaines dans le champ communautaire: la police, la justice, l'emploi et la politique sociale.

● Introduction de l'Euro (2002)

La monnaie unique pensée par le Traité de Maastricht est adoptée par 17 pays (le Danemark, la Suède et le Royaume-Uni ne font pas partie de la zone euro). C'est la Banque centrale européenne (BCE) qui le contrôle. 
 L'euro est aujourd'hui utilisé par 19 pays européens et constitue la deuxième monnaie au monde pour le montant des transactions, derrière le dollar américain mais devant le yuan chinois.

● Le grand élargissement (2004)

Après la chute du mur de Berlin en 1989, plusieurs pays du bloc de l'Est ont ouvert les négociations pour intégrer l'UE. En 2004, le traité de Nice acte le plus grand élargissement de l'UE à l'est, avec dix nouveaux entrants: Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie.

● Le référendum de la Constitution européenne (2005)

Douze ans, plus tard, il revient régulièrement dans les débats politiques comme le référendum qui a divisé les Français et cassé la dynamique de la construction européenne. 

Le 25 mai 2005, à la question «Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe?», le «non» l'emporte en France avec 54,68% des voix. Au Pays-Bas, le refus l'emporte également. 

 La procédure de ratification du projet de traité constitutionnel avait pourtant été validée par les 25 autres pays. 
Mais après ce revers, elle plonge l'Union européenne dans une phase de réflexion autour du processus de réforme des traités de l'Union et de son avenir.

● Traité de Lisbonne (2007)

Deux ans plus tard, les 27 chefs d'État et gouvernement s'accordent sur l'idée d'un traité simplifié pour sortir du blocage institutionnel. Les 21 et 22 juin 2007, une conférence intergouvernementale est convoquée afin de rédiger un projet de «traité modificatif» réformant les traités existants.

 Les 27 chefs d'État et de gouvernement, après être parvenus à un accord final sur le nouveau «traité modificatif» lors du sommet informel à Lisbonne les 18 et 19 octobre 2007, signent ce traité le 13 décembre dans la capitale portugaise.

● Brexit (2016)

Le résultat du référendum est un coup de tonnerre. Comme promis, le premier ministre David Cameron propose un référendum sur la sortie de l'UE. 

En juillet 2016, les Britanniques se prononcent à 51,9% pour leur sortie de l'Europe. Le gouvernement britannique, désormais mené par Theresa May, a maintenant deux ans pour négocier les termes du «Brexit» avec les représentants de l'UE. Le 29 mars, l'article 50 du Traité de l'Union européenne (TUE), prévoyant ce cas de figure, sera activé pour la première fois. 

Le Français Michel Barnier représente les 27 États membres pour les négociations portant sur l'acte de divorce.

Source:  http://www.lefigaro.fr/international/2017/03/24/01003-20170324ARTFIG00165- 
 
25 mars 2017


«Rendez Rome aux Romains» : des nationalistes italiens fustigent violemment l'UE (VIDEO)
Des manifestants nationalistes ont protesté contre «la tyrannie de Bruxelles», accusant l'UE d'avoir infligé aux Italiens la pauvreté, l'austérité et une migration incontrôlée alors que Rome célèbre le 60e anniversaire du traité fondateur de l'UE.

Un rassemblement à l'appel d'un groupe d'activistes hostile à l'immigration appelé Forze Nuova (Force Nouvelle), s'est tenu le 24 mars à Rome, dans le quartier historique de Primavalle. 


Les manifestants y ont scandé des slogans hostiles à l'Union européenne, brandi des drapeaux italiens, ainsi que des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Rome aux Romains» et un très explicite «Ni**e l'UE».
Sur sa page Facebook, Forza Nuova a fait savoir que l'action devait être un «symbole de la résistance populaire à la tyrannie en Europe». Les organisateurs du rassemblement y expliquent notamment que sous l'égide de l'UE, Rome a été «envahie par les immigrés, trahie et vendue par les gauchistes».


Le groupe appelait ses partisans à se joindre à la lutte «contre l'immigration et les politiques d'austérité imposées par les eurocrates», proclamant : «La trêve est terminée». 

L'action était censée démontrer la mobilisation de la ville éternelle pour «défier Bruxelles», l'UE étant selon ses organisateurs, ni plus ni moins qu'un «gang de banquiers qui [leur] a volé [leur] avenir».

Le 25 mars 1957 naissait la CEE 

 

La date choisie par les organisateurs de la «marche contre la tyrannie» est également très symbolique. En effet, samedi 25 mars, la capitale italienne célèbre le 60e anniversaire du traité historique qui donna naissance à la Communauté économique européenne (CEE), marquant les prémices de la construction de l'UE. 

Couramment appelé «traité de Rome», il a été signé en 1957 dans la capitale italienne.

Les manifestants sont convaincus du fait que l'Union européenne n'a pas à être célébrée, l'entité n'étant plus qu'une «dictature» exercée par les fonctionnaires de l'UE qui ne sont pas élus par un vote des Etats souverains.

«Ils [les fonctionnaires européens] veulent remplacer les Italiens et les Européens par des réfugiés et des gens du Tiers-Monde. 
Nous disons "Stop"», a déclaré l'un des manifestants à l'agence Ruptly, ajoutant que le gouvernement italien devait impérativement et avant tout se concentrer sur les besoins de ses concitoyens.

«Le gouvernement doit créer des politiques familiales et sociales pour les Italiens et défendre notre identité», a insisté le manifestant.
Le sentiment de rejet de l'UE palpable dans les rues de la capitale italienne n'a en revanche pas empêché le pape François d'accueillir les représentants des 27 pays de l'Union européenne, le 24 mars dans sa résidence du Vatican. Il en a profité pour dénoncer la rhétorique anti-immigrés et anti-europénne en forte augmentation à travers l'ensemble du continent.

Il a ainsi exhorté les dirigeants de l'UE à ne pas voir le flux de réfugiés «fuyant la guerre, la pauvreté et la persécution» comme un «danger», mais au contraire comme une «contribution à la culture européenne».


«Tout corps qui perd le sens de son chemin, tout corps qui vient à manquer de ce regard en avant, souffre d'abord d'une régression et finalement risque de mourir», a solennellement déclaré le pape François au Saint-Siège.

ET AUSSI


25 mars 2017
Angela Merkel

Crise migratoire, introduction de la monnaie unique… 

 

La chancelière allemande Angela Merkel a reconnu que l’Union européenne avait commis des fautes, mais que le temps était venu d'en finir avec les affaires non terminées.

Arrivée à Rome à l'occasion du 60e anniversaire des traités européens, Angela Merkel a confié aux médias italiens que l'Union européenne a commis des impairs. 

Elle estime que la solidarité des membres de l'UE est la chose qui importe le plus dans ces circonstances.

« Je crois que nous n'avons pas tout fait comme il le fallait. 
Le moment est venu de mettre fin à tout ce qui a été laissé inachevé, et pour cela nous avons une bonne base », a affirmé la chancelière allemande.
Selon elle, l'Union européenne trouverait la solution unique au problème migratoire,     « si chacun contribuait à ce processus dans la mesure de ses capacités ».
« En ouvrant nos frontières extérieures, nous n'avons pas pensé à les renforcer. 
Lorsque nous avons introduit la monnaie unique, nous n'étions pas prêts à la crise. 
Néanmoins, nous essayons d'ajuster tout cela à travers l'union bancaire et les mécanismes de stabilisation. 
La chose la plus importante dans ce processus, c'est que tout cela soit fait dans un esprit de solidarité », a martelé Angela Merkel.
Elle a aussi souligné l'importance de résoudre des crises telles que celle qui a cours en Syrie, et d'y créer les conditions pour éviter que le peuple ne fuie le pays.
La chancelière n'a pas hésité à commenter l'incident qui a eu lieu devant les journalistes lors de sa rencontre avec Donald Trump aux États-Unis. 

 Selon elle, il y avait eu à cette occasion « assez de poignées de main » comme cela.

« Je ne pense pas que cela ait été un mauvais signal pour l'Europe. Ce n'est qu'ensemble que nous pouvons être forts », a-t-elle conclu.
Au sommet de Rome, aujourd'hui, les chefs d'État et de gouvernement de l'UE se retrouveront à 27 au Capitole, dans la salle des Horaces et des Curiaces, où fut signé le traité historique (en fait deux traités: l'un économique, l'autre atomique). 
Ils devraient y adopter la déclaration qui définira l'axe de développement de l'organisation sans le Royaume-Uni, le Premier ministre Theresa May ayant décidé d'activer la procédure de séparation d'avec le bloc européen quatre jours plus tard.

source   http://www.citoyens-et-francais.fr/2017/03