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mercredi 29 mars 2017

AGRICULTEURS, ÉLEVEURS , ÉLECTION À LA FNSEA !


Identification des bovins : la Confédération paysanne réclame le libre choix de la méthode par l’éleveur


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29/03/2017 – 11h30 Rennes (Breizh-Info.com) – Les Etablissements Départementaux de l’Elevage communiquent actuellement vers les éleveurs de bovins pour les informer sur la mise en place progressive de l’identification électronique obligatoire des bovins (RFID) à partir du 1er janvier 2018. Mais la Confédération paysanne – qui est pour le libre choix de la méthode d’identification par les éleveurs, rappelle dans un communiqué qu’il ne s’agit que d’un avis consultatif.

« Le Ministère a annoncé qu’il ne publierait pas l’arrêté de mise en place du dispositif tant que la filière ne s’engagerait pas sur une partie de son financement. Donc pour l’instant rien ne nous garantit que le dispositif soit opérationnel à la date du 1er janvier 2018.» expliquent les responsables régionaux qui rappellent que les éleveurs doivent pouvoir choisir librement la méthode d’identification de leurs animaux.

« Si pour certains élevages de taille importante, le bouclage électronique couplé à certains logiciels peut être utile pour la gestion du troupeau, l’imposer à tous les éleveurs ne tient pas compte des réalités quotidiennes de la majorité d’entre eux. 

Pour de nombreux éleveurs, cela représente seulement un surcoût et des contraintes administratives en plus, dans une période économique plus que difficile pour l’élevage.
L’identification électronique déjà en place dans les filières équines et ovines ne prouvent pas que la traçabilité s’en trouve améliorée, et présentent un certain nombre de problèmes techniques par exemple avec les lecteurs.
 En terme de traçabilité, l’obligation de résultat prône sur l’obligation de moyens.»


Et le syndicat d’encourager « tous les éleveurs qui seraient en désaccord, pour toutes ces raisons, avec l’obligation d’identifier électroniquement leurs bovins, à le signifier auprès de leurs EDE et DDTM ».


Crédit Photos : Pixabay (cc) [cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

ET AUSSI    



A Brest, la FNSEA veut défendre les agriculteurs contre les caméras cachées dans les exploitations

Christiane Lambert FNSEA Brest
Christiane Lambert FNSEA Brest
29/03/2017 – 14h45 Brest (Breizh-Info.com) – 

C’est un leitmotiv de cette première matinée du congrès annuel de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).

 Le mal-être paysan, provoqué par la crise économique mais aussi par les reportages de certaines associations, inquiète. Face à ces caméras cachées, la région monte au créneau pour soutenir les éleveurs.

Les associations de défense des animaux en accusation

Tous les intervenants condamnent fermement les associations militantes. Les orateurs ont notamment évoqué ces « association anti-viandes » ou, plus simplement, « associations militantes » qui tournent régulièrement des vidéos en caméra caché dans les abattoirs ou les exploitations agricoles.

Son nom n’est jamais prononcé mais c’est bien l’association L214 qui fait figure de principale accusée. Il y a quelques jours, cette association révélait en effet une vidéo choc qui montre des animaux forcés de vivre au milieu de cadavres en putréfaction ou d’ossements, dans une exploitation de Pouldreuzic (29), près de Quimper.

Le vice-président de la région Bretagne soutient les agriculteurs et la FNSEA

Loïg Chesnais-Girard, premier vice-président de la région Bretagne, n’a pas hésité à condamner ces associations. « Élu depuis 20 dans ma commune, j’y ai connu des drames. » 

 Pour lui, il existe un « sentiment de mal-être » amplifié par « des associations qui filment de manière clandestine des images pour chercher le buzz. Tout n’est pas parfait mais il est hors de question de laisser salir les agriculteurs et notre industrie agro-alimentaire sans réagir. Nous avons tous un rôle à jouer. Nous aurons, à la région, une stratégie pour lutter à vos côtés.

 » Il note néanmoins que « c’est l’exemplarité collective qui fera la force » des agriculteurs. 

Pour lui, « les consommateurs veulent de la valeur. »

Christiane Lambert (FNSEA) : « Nous disons stop au harcèlement ! »

Du côté de la FNSEA, Christiane Lambert est claire : « J’entends régulièrement des témoignages poignants, des familles dans la douleur. Nous disons stop au harcèlement dont sont victimes les agriculteurs dont nous avons eu un exemple récent en Bretagne par les anti-viande. »
 
Jérôme Despey, Secrétaire Général Adjoint de la FNSEA, l’assure : « Quelques actions militantes ne peuvent pas continuellement dénigrer notre activité. »

Brigitte Gothière (L214) : « Nous voulons simplement montrer la réalité »

Contactée par nos soins, Brigitte Gothière, porte-parole de l’association L214, balaye les accusation de recherche de « buzz » lancées par Loïg Chesnais-Girard. « Nous ne recherchons pas le buzz, nous voulons juste montrer la réalité. » .

Pour expliquer la virulence des intervenants du congrès de la FNSEA à l’encontre des associations de défense des animaux, Brigitte Gothière a son avis : « Nous sommes entrés dans une phase de mutation du modèle agricole. Mais la FNSEA fait de la résistance et ceux qui mettent en lumière l’ancien modèle les embêtent. La mutation leur fait peur. »


Crédit photo : DR [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine