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mardi 7 février 2017

M.HOUELLEBECQ ET LES MÉDIAS FRANÇAIS !

7 février 2017



Michel Houellebecq contre les médias dominants français

AU TOUT DÉBUT DE L’ANNÉE, L’ÉCRIVAIN FRANÇAIS DONNAIT UNE CONFÉRENCE EN ARGENTINE DONT LA CAPTATION EST AUJOURD’HUI DISPONIBLE SUR LE COMPTE YOUTUBE DU MINISTÈRE DE LA CULTURE ARGENTIN, SUR LE THÈME DES INTELLECTUELS FRANÇAIS.

Abordant d’emblée la question de leur déclin telle que formulée dans la presse anglo-saxonne, et citant un article emblématique du Guardian sur la supposée « dérive » des intellectuels français, Michel Houellebecq a montré rapidement que ceux-ci étaient essentiellement accusés d’avoir déserté la gauche depuis une vingtaine d’années, gauche dont le monopole en partie indu mais à peu près exhaustif s’était affirmé après la seconde guerre mondiale.


À travers un panorama rapide et brillant de la vie intellectuelle française du dernier demi-siècle, Houellebecq explique comment la perte de pouvoir du Parti Communiste a entraîné peu à peu une révolte des élites contre le peuple, en France, l’apparition du mot « populisme » comme la multiplication de l’adjectif « nauséabond » revenant à reprocher en fait au peuple, et beaucoup plus littéralement qu’on le prétend, de « sentir mauvais ». 

« Tout ça pour vous situer qu’entre la population et les élites en France, le mot « incompréhension » est à mon avis beaucoup trop faible. 
Ce à quoi on a affaire, c’est tout simplement à de la haine. », a résumé l’écrivain avant d’enchaîner, au sujet des médias français, des déclarations fracassantes.

CHASSE AUX SORCIÈRES

« La violence du débat public, en France, enfin de qu’on appelle le « débat public » mais qui est tout simplement une chasse aux sorcières, n’a cessé d’augmenter, et le niveau des insultes n’a cessé d’augmenter. », a remarqué Michel Houellebecq avant de rappeler qu’un cap avait été franchi avec la mort, en juin dernier, de l’écrivain Maurice Dantec.

En effet, la presse française n’aurait alors même plus eu le souci du respect des morts. Imaginant que sa propre mort déchainerait encore davantage les médias, Houellebecq a dit ne pas désespérer d’assister cela dit à la faillite de plusieurs titres. «

 Ce sera très difficile, regrette-t-il, parce qu’en France, les journaux sont financièrement soutenus par l’État.
Au passage, ça me paraît l’une des dépenses publiques les plus injustifiées et scandaleuses dans ce pays. (…) 
Tous les médias de gauche, c’est-à-dire presque tous les médias français, sont dans une situation difficile faute de lecteurs. »


 Le règne de François Hollande aura inauguré un degré supplémentaire dans la tension et la censure, assure-t-il ensuite, Alain Finkielkraut et Michel Onfray se voyant traités « d’abjects » après qu’ils eurent rejoint le camp de la population et abandonné celui des élites. 

Un autre événement est selon lui très significatif : « Il y a deux ans, il s’est passé une chose très surprenante : plusieurs personnalités de gauche de premier plan : un ministre et le président de l’Assemblée Nationale (…) ont déclaré que les idées défendues par Éric Zemmour étaient inacceptables et qu’il devrait être privé de toute tribune publique pour les exprimer.


Déjà, c’était surprenant comme déclaration. 
 Mais le plus stupéfiant, c’est que les médias, pourtant des médias privés, ont obéi au pouvoir. I-Télé, la chaîne où il tenait son émission, a bien renvoyé Éric Zemmour. »

COMMISSAIRES POLITIQUES

Houellebecq est enfin revenu sur le fameux libelle du commissaire politique Daniel Lindenberg, Le Rappel à l’ordre, qui lança, en 2002, l’affaire des « Nouveaux réactionnaires ».

Remarquant que tous les intellectuels et écrivains alors attaqués avaient des visions du monde parfois très divergentes, il rappela aussi que tous s’étaient sentis honorés d’être ainsi intégré au même groupe, Alain Finkielraut allant jusqu’à parler de « dream team ». 

Que ces intellectuels français entreprirent alors un mouvement salutaire de libération de la pensée, contre la dictature médiatique de la gauche et du politiquement correct, voici qui témoigne justement de la vitalité des intellectuels français, explique alors Houellebecq, tout en concluant son intervention par un très émouvant hommage à ses confrères disparus : Philippe Muray et Maurice Dantec.


Que cette lutte contre la propagande et l’intolérance médiatiques françaises, à laquelle se vouent notamment des sites comme l’OJIM, se voit menée de front, et avec courage et intelligence par l’écrivain français vivant le plus connu au monde, ne peut que nous encourager à approfondir nos analyses et à les accentuer.

source     http://www.citoyens-et-francais.fr/2017/02


ET AUSSI


Les collabos de la diversité

Diversity

Les collabos de la diversité

Mémona Hintermann, conseillère en charge de la diversité au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel  passe son temps à déclarer que les extra-Européens « sont les moins représentés dans les programmes d’information » (11 % en 2016) qui « devraient refléter justement la diversité de la société française ».


Elle relève que les fictions américaines et européennes accordent à ces personnes une place « significativement plus importante » que les fictions françaises. 

Dans celles-ci, les « attitudes négatives » y seraient incarnées à 25 % par des personnes « perçues comme non blanches ». 

Effectivement, on avait remarqué depuis longtemps que dans les séries US à chaque fois qu’il y avait un super héros prêt à sauver le monde, il était très bronzé et ne venait ni de St Tropez ni d’Ibiza. 

Le CSA a relevé aussi que les personnes « perçues comme non blanches » sont surreprésentées dans les activités marginales ou illégales, à hauteur de 34 %, c’est un beau chiffre mais qui fait mine d’en ignorer la raison très simple : ces populations sont surreprésentées dans les prisons.


En fait, Mme Hintermann est la caricature de la nouvelle Pravda qui trouve qu’il y a encore trop de vérité à la télévision française. 
Pour  Mémona Hintermann, la vérité partielle qu’elle nomme “distorsion” est « un déni de citoyenneté ». 

C’est une gentille « collaboratrice » : « La télévision a un rôle majeur dans la constitution des opinions de notre pays », ajoute-t-elle. 

Comprenez : nous sommes bien des médias de propagande et nous ne nous cachons même plus.  

ML [06.02]

Source:    http://metamag.fr/2017/02/06