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lundi 27 février 2017

LU,VU ET ENTENDU ! REVUE DE PRESSE !

28 février 2017




Ivan Rioufol
Les sondages s’affolent, comme un sismographe devant l’imminence d’un tremblement de terre.

Celui que publie Le Figaro, ce lundi, donne 27% des intentions de vote au premier tour à Marine Le Pen, contre 25% à Emmanuel Macron et 20% à François Fillon.

Ces chiffres bougeront encore, tant la présidentielle est imprévisible. 
Personnellement, je ne crois pas à la solidité du phénomène Macron, que je persiste à voir comme un produit de com’ archaïque et creux. 

Le soutien que le leader d’En Marche ! a d’ailleurs reçu, ce week-end, de Daniel Cohn-Bendit, 71 ans, – après ceux d’Alain Minc, Pierre Bergé, Jacques Attali, François Bayrou, etc. – confirme l’enracinement de son mouvement dans les vieilles idées post-soixante-huitardes, rejetées par une réaction de fond. 
Macron est le candidat présentable de ce monde ancien, celui du cheap et du faux, qui entend vendre chèrement sa peau.

La propagande officielle qui le porte est celle des relativistes qui veulent poursuivre et accélérer l’effacement de la nation et de sa culture au profit d’un société ouverte et multiculturaliste.

« Macron séduit non pas par le fond de ses convictions qui ne sont que la reproduction d’une histoire souvent aux abois mais par le mirage de fraîcheur qu’il suscite », analyse Arnaud Benedetti, spécialiste en communication (1).
Reste que l’affaiblissement de Fillon, s’il devait se confirmer, oblige les droites à examiner dès à présent l’hypothèse interdite de leur rapprochement. 
 Les Républicains et le FN ont un même adversaire en la personne de Macron, faux nez de la gauche en déroute.
Si ce dernier devait affronter Marine le Pen au second tour, beaucoup d’électeurs LR reporteraient leurs voix sur le FN, en dépit de son programme économique.

Mais cet apport serait probablement insuffisant sans des ralliements de personnalités capables d’enrichir, de rééquilibrer, de tempérer un futur gouvernement.

Je vois bien ce que cette éventualité a pour l’instant d’improbable, même si Marine Le Pen a lancé ce matin, au Mont Saint Michel, un « appel à l’unité des Français ».
Mais il s’agit de savoir ce que l’on veut : une nation normalement souveraine, ou une auberge espagnole.
 J’observe que Fillon est notamment venu hier au secours de la présidente du FN, dont la venue à Nantes a été le prétexte aux violences fascistes de l’extrême gauche : le candidat a en effet dénoncé un climat de « quasi-guerre civile ».

Ce lundi dans Le Figaro, Laurent Wauquiez, vice-président de LR, défend des valeurs que ne renierait pas le FN :

« Le travail, l’effort, l’identité de notre pays, le refus du communautarisme ».
Wauquiez voit Macron comme quelqu’un « qui n’aime pas notre histoire (…).

Il n’aime pas notre identité (…)

Il n’aime pas la famille, il n’aime pas la nation.

Une victoire de Macron serait un hold-up ».

En cas de duel Macron-Le Pen, Wauquiez oserait-t-il rallier Le Pen ?…

via http://www.fdesouche.com/827335-ivan-rioufol-envisage-lunion-des-droites-pour-eviter-lechec-le-figaro



ET AUSSI



Violences de l’extrême-gauche à Nantes : Marine Le Pen ou le chaos


Imagine-t-on une seconde les meetings de Macron ou d’Hamon attaqués par des militants d’extrême droite ? 
Et ce que serait la réaction du gouvernement, des médias et de la Justice, les consignes données à la police ? 
Eux qui ne cessent de nous répéter que le danger, que le chaos, que la guerre civile, c’est le FN.

Dans la plus totale impunité et avec les encouragements du système, Bernard Cazeneuve annonçant qu’il va « entrer en guerre contre le Front national », le meeting de Marine Le Pen à Nantes a été la cible d’attaques extrêmement violentes. 2 000 personnes avaient défilé samedi dans le centre-ville, à l’appel de la CGT, de plusieurs partis politiques et d’associations d’extrême gauche. 

Des manifestants encagoulés ont saccagé des abribus, dévasté et pillé des commerces et fait onze blessés parmi les forces de l’ordre dont un gendarme, la jambe en feu, grièvement brûlé par un cocktail molotov. 

Un commerçant nantais écœuré, en pleurs au milieu des débris de verre de sa vitrine fracassée, s’inquiétait que cette chienlit incite d’autant plus les Nantais à voter pour Marine Le Pen…

Le lendemain sur la nationale N 137 reliant Rennes à Nantes, des cars de militants FN se rendant au Zénith ont été attaqués à coup de barres de fer et de peinture par une centaine d’activistes masqués, « mode attaque de diligence » selon un témoin. 

Des départs de feu ont également été signalés sur la route que les autocars empruntaient, les antifas enflammant des pneus pour bloquer la circulation.

A quelques semaines de l’échéance et tandis que les sondages ne l’ont jamais donnée aussi haut, ils lâchent les chiens et jouent sur toutes les peurs.

 Devant une salle comble, Marine Le Pen a rappelé qu’elle ne cédait et ne reculait sur rien et qu’elle remettrait la France en ordre.


Caroline Parmentier


Article paru dans Présent daté du 28 février 2017