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lundi 27 février 2017

LE PRINTEMPS NANTAIS ET L' UTRA GAUCHE .......



Nantes. Retour sur le saccage du centre-ville par l’extrême gauche [photos]


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26/02/2017 – 18H00 Nantes (Breizh-info.com) – La convergence entre ultra-gauche et bandes issues de « quartiers sensibles », ébauchée à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes la semaine dernière, a payé : l’ultra-gauche, renforcée par des bandes de délinquants venus des « quartiers sensibles » nantais et des villes alentour a fait le plein.

Installés au coeur de la manifestation – qui a réuni entre 2000 et  3000 personnes –  les casseurs ont pu se livrer à de nombreuses dégradations et violences envers les forces de l’ordre. 11 policiers et gendarmes ont été blessés. 8 personnes ont été interpellées. 4 placés en garde à vue mais une seule jeune femme poursuivie .


La manifestation était considérée comme à risque, la plupart des banques s’étaient donc protégées en se barricadant avec du contreplaqué – ce qui conduira les habitants du centre-ville à se passer de distributeurs de billets jusqu’à lundi matin.
Les troupes syndicales étaient en nombre relativement restreint, mis à part la CGT et les Jeunes Communistes, ainsi que dans une moindre mesure le NPA, Sud ou encore Alternative Libertaire.


En revanche, un black-block important – de près de 250 personnes – était constitué au milieu de la manifestation. 
Il était renforcé par plus de 200 activistes d’extrême-gauche violents venus de l’ensemble du Grand Ouest, et même au-delà (région parisienne, Toulouse, Besançon, Dijon…), ainsi que des marginaux et des routards – près d’une centaine de personnes, dont une trentaine de locaux.

Par ailleurs il y avait également quelques jeunes des quartiers dits « sensibles » de Nantes et d’ailleurs. 

Selon nos informations, l’ultra-gauche a noué de nombreux contacts avec les bandes ethniques des Dervallières, du Breil-Malville et de Bellevue, trois quartiers sensibles à l’ouest de Nantes, dont une centaine de jeunes voire très jeunes étaient présents aujourd’hui. 

Des émeutes ont secoué plusieurs nuits de suite ces quartiers ces dernières semaines. 

Par ailleurs, certains de ces quartiers, selon nos informations, servent de vivier de recrutement pour les black-blocs, notamment parce que parmi les jeunes qui font partie des bandes armées ethniques, nombreux sont ceux qui font des arts martiaux ou qui sont très motivés pour « casser du flic ».


Il y avait aussi quelques jeunes de Malakoff, un petit groupe du Château de Rezé qui s’est déjà illustré dans les émeutes de l’an dernier, plusieurs dizaines de jeunes issus des quartiers nord – ils se préparent d’ailleurs à lancer un mouvement dans les lycées implantés dans les quartiers sensibles à partir du début de la semaine prochaine – et une vingtaine de la Bottière, autre quartier sensible à l’est de Nantes où une fusillade s’est encore produite récemment.

Partie de la croisée des tramways avec une demi-heure de retard, la manifestation a pris le cours des 50 Otages.

Malgré des fouilles réalisées en amont par les forces de l’ordre, nombre de troubles-fêtes ont rejoint le cortège alors qu’il était déjà parti et ont pu ramener ainsi pétards, mortiers, bouteilles et autres projectiles.


Vers 15h40, après plusieurs slogans syndicaux (« contre tous les fascismes, contre tous les racismes, non, non, non au Front national !« ) mollement repris par l’assistance, l’orateur s’est reporté sur le plus classique « tout le monde déteste le FN« .

 Sept minutes plus tard c’est une foule déchaînée qui a commencé à balancer pétards et mortiers sur des CRS qui remontaient le cortège près du carrefour avec la rue de l’Hôtel de Ville.



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En même temps, des casseurs taguaient les façades, avant de s’écarter par les rues voisines.
La quasi-totalité des façades et commerces de la rue de Strasbourg y ont eu le droit, avec des tags aussi divers que « Visitez Nantes, l’éléphant, ses émeutes » (sur le local du Voyage à Nantes), « Théo encule Marine », « plutôt casseur qu’électeur », « cassé par accident » (en réaction au rapport de l’IGPN qui conclut que le coup de matraque qui a blessé Théo est accidentel), « plutôt marteau que faucille », « ni Carrier ni Macron » (Carrier étant le révolutionnaire responsable de près de 10.000 exécutions sommaires à Nantes sous la Terreur), « Police, SO du FN », « Fallait pas les inviter » (sur un hôtel, au sujet du meeting du FN demain au Zénith), « Nantes déteste le FN », « Crève 1 keuf », etc.
Plusieurs commerces ont particulièrement souffert, dont un magasin d’ameublement dans le bas de la rue de Strasbourg : « quand le projectile [un bout de plaque d’égout en fonte, NDLA] a traversé la vitrine, trois clients étaient dedans », nous précise la vendeuse, encore choquée. Miraculeusement, tout le monde est indemne.
Le local de Vinci, pourtant barricadé, a vu sa devanture – rideau de fer et vitrine – défoncé par les zadistes présents dont c’est la cible rêvée, tandis que la BNP, la mutuelle nationale territoriale et l’ancien crédit municipal ont particulièrement été ciblés par les tagueurs. Des panneaux publicitaires ont aussi été cassés près de l’arrêt 50 Otages, devant le château des ducs de Bretagne et le long de la rue de Strasbourg.
A 16h11, la manifestation était devenue sauvage et tentait de rejoindre la cathédrale, tandis qu’un groupe isolé revenait par le nord, via le pont Saint-Mihiel. La manifestation était de fait coupée en deux, et à 16h12, quand les gaz se sont un peu dissipés, la BAC opérait une arrestation expresse d’un casseur, au carrefour Strasbourg / Verdun.
Les policiers ont été immédiatement pris à partie par les manifestants.

Deux filles des cités détruisent la station de tram Duchesse Anne

Une demi-heure plus tard les heurts se déplaçaient au bas de la rue de Strasbourg, où le black-bloc lançait un feu de Bengale et des mortiers contre les forces de l’ordre ; un gendarme a aussi été brûlé à la jambe à cet endroit par un cocktail Molotov.
Dix minutes plus tard, profitant d’une accalmie illusoire, les Jeunes communistes faisaient une prise de parole enflammée contre les policiers, « dont un sur deux vote FN » et la police « qui se comporte dans les quartiers comme une force d’occupation » (sic). Pendant ce temps là, à l’abri de leur banderole – d’où ils lançaient un nouveau (petit) feu de Bengale, des membres des black-bloc armés d’un maillet et de marteau descellaient une grille qui donnait sur les voies de chemin de fer. Délogés par les forces de police, ils incendiaient des broussailles.
Vers 17h10 les heurts se déplaçaient plus à l’est, au niveau des stations Duchesse Anne du busway (taguée) et du tram (détruite).
Fait peu coutumier à Nantes, ce sont deux jeunes filles d’origine nord-africaine et issues d’une cité sensible nantaise qui ont détruit les vitres de la station. Dans la manifestation devenue sauvage, c’est cette fois les délinquants de cité qui étaient le plus impliqués dans les destructions.
Une poubelle et une banderole renforcée, faite de caddies ont été incendiées au bas du cours Saint-Pierre quelques minutes plus tard. Finalement, la manifestation a été dispersée peu après 18h30, un dernier groupe narguant la police au milieu de la rue de Strasbourg, tandis que d’autres s’étaient dispersés de la Cité des Congrès – provoquant la fermeture de l’accès principal sud – à la préfecture.

Un bilan lourd, et les émeutes ne font que commencer

Le bilan est passablement lourd : 11 gendarmes et policiers ont été blessés, une trentaine de façades et de commerces ont été dégradés, ainsi qu’une station de tram détruite. Quatre personnes ont été placées en garde à vue pour violences contre les policiers – trois d’entre elles relâchées dans la foulées – plusieurs autres ont fait l’objet d’un contrôle d’identité en marge de la manifestation.
La mairie a porté plainte contre les dégradations – mais rien ne dit qu’elle aura le courage de présenter la facture aux organisations syndicales qui ont appelé à la manifestation, « et qui une fois de plus se sont faits le paravent complaisant des casseurs », fulmine un cafetier nantais.
« Si on les faisait payer à chaque fois qu’ils appellent à un truc et qu’il y a de la casse, ils feraient faillite ou organiseraient un service d’ordre digne de ce nom ! », explose un autre commerçant.
« L’année dernière, il y a eu en tout 29 jours de manifestations, à chaque fois le centre-ville était vide et les clients avaient la trouille de venir ; il y a un trou conséquent dans mon chiffre d’affaire. Si ça recommence, je ne vais pas pouvoir tenir », affirme un autre, situé non loin des affrontements d’aujourd’hui.

Marine Le Pen « il faudrait la fusiller, même non, la brûler au napalm qu’elle souffre un peu »

Parmi les manifestants eux-mêmes, les réactions sont mitigées. « C’est lamentable », estiment Hélène et Michelle, qui sont venues à l’appel d’un syndicat de la fonction publique.
« Les images de la casse vont faire le tour des médias, et ça va servir la com’ de Marine. 

Maintenant, le diable, ce n’est plus le FN, c’est l’extrême-gauche. Pourquoi font-ils tout ça, c’est complètement con ?! ».
Laetitia, étudiante en lettres, a fait cette manif, mais elle « n’ira pas au Zénith demain. On est en démocratie, Marine le Pen a le droit de s’exprimer, et nous on n’a pas le droit de bloquer son meeting. Déjà, on n’a pas le droit de foutre la merde en ville. J’étais venue pour une manif de protestation, pas pour tout casser ! ».

Pour Yann en revanche, « la fin justifie les moyens. Marine le Pen est une connasse qui prêche la haine, et il faudrait la fusiller, même non, la brûler au napalm qu’elle souffre un peu. 

Les flics ici sont des salopards violents qui votent déjà pour elle, et ils méritent la même chose. 

Alors j’irai demain et tous les jours s’il le faut, et j’espère encore pouvoir casser du flic ! ».

Camille, elle, est plus modérée, mais tout aussi résolue : « bien sûr que la casse se justifie ! C’est notre seul moyen de riposte au capitalisme, aux réacs, aux fachos, aux flics violents ! Ils ont la matraque, et nous le pavé, ils ont la lacrymo, et nous le mortier, ils ont le Zénith, et nous on va venir empêcher les gens d’y rentrer et donc le meeting.
 Le F-Haine n’a pas sa place chez nous ».
L’émeute de ce samedi laissait présager d’importants débordements dimanche aux abords (plus ou moins proches) du Zénith – débordements qui ont eu lieu encore une fois en toute impunité sur la route – et  la semaine prochaine.
En effet, un blocus des lycées de cité, coordonné par les lycéens de Monge-la-Colinière (quartiers nord) est prévu lundi.

Et l’ultra-gauche appelle à une nouvelle manifestation mardi dans le centre-ville. 

Le printemps nantais – magnolias et lacrymos en fleur – ne fait que commencer.

Louis Moulin
Crédit Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

ET AUSSI




Nantes. « J’ai honte de ma hiérarchie ». 

Un policier témoigne des violences de l’extrême gauche

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27/02/2017 – 08H05 Nantes (Breizh-info.com) – Breizh-info a longuement évoqué les violences qui se sont déroulées durant la manifestation « contre le Front national » samedi 25 février.


Des violences qui se sont poursuivies le dimanche 26 février aux alentours du Zénith où Marine Le Pen tenait un meeting.
 Un car de supporteurs du Front national a en effet été attaqué, des incendies volontaires ont été allumés sur la route…


Beaucoup de témoins, de commerçants, de citoyens ayant vu les images se sont interrogés : pourquoi n’y a t-il pas eu d’interpellations massives ?

 Pourquoi la police a-t-elle semblé, comme à l’accoutumée lors des manifestations à Nantes et à Rennes notamment, aussi passive, se contentant uniquement de lancer du gaz lacrymogène ?
 

La réponse, c’est un policier présent sur les lieux, samedi et dimanche (et en service) qui nous l’apporte. 
Ce dernier nous confie que c’est sans doute la dernière fois qu’il témoigne sous anonymat, « pour protéger ma famille et mon emploi mais il va bientôt être temps que mes collègues et moi nous réveillions un peu ».
Ce dernier veut faire bref : « Il n y a pas grand chose à dire. J’ai honte de ma hiérarchie. Honte de ce gouvernement, honte de la Préfecture et de toutes ces personnes planquées derrière des bureaux et leur idéologie malsaine ».


La raison de cette honte ? « Cela fait des mois, des années, que les mêmes manifestations se déroulent à Nantes. Les noyaux durs des zadistes sont identifiés nominativement. Les noyaux durs des groupes d’extrême gauche sont identifiés. 

Les cités, il est vrai, sont tellement nombreuses, que le noyau dur l’est un peu moins . Mais le fait est que rien n’est fait, en plein état d’urgence, pour les empêcher de nuire.

On pourrait faire des arrestations préventives si la justice le permettait, profitant des nouveaux pouvoirs légaux apportés par l’état d’urgence. 

On pourrait aussi, pour la plupart des manifestations qui ne sont pas déclarées, arrêter tout le monde dès le début, placer en garde à vue toute la troupe, et faire en sorte que les personnes armées, ou les meneurs, écopent de peines de prison ferme. La loi le prévoit. Il suffit de l’appliquer ».


Le policier tient aussi à relativiser par rapport au potentiel violent des individus constituant le noyau d’ultra-gauche qui se reconstitue lors de chaque manifestation : « Il ne faut pas que les gens se fient aux images : derrière les uniformes noirs et les masques à gaz, il y a parfois des gamins, très jeunes. 

Des gamins qui, si ça se trouve, baissent la tête au quotidien quand ils vous croisent. 

Ils profitent de l’effet de groupe, de leur panoplie. Mais à la moindre charge de police, ils détalent. Vaillants, mais pas trop . 

Les champions d’arts martiaux, les anciens légionnaires, les tireurs sportifs ne sont pas légions au sein de cette mouvance. 

Là encore, le mythe du Black Bloc n’a été fabriqué que pour faire peur aux gens et faire accepter l’inaction des pouvoirs publics ».

« Aux États-Unis, la police tirerait sur les manifestants violents »

Des propos tenus à chaud, qui traduisent l’état d’exaspération de ceux qui sont confrontés en permanence aux agressions de toutes sortes et qui ont le sentiment de ne pas être soutenus par l’État. 


L’homme enfonce le clou en évoquant les consignes qui auraient été données, comme à chaque fois, de ne pas procéder à des interpellations massives durant la manifestation :
« Le gaz lacrymogène, c’est uniquement pour disperser. Et en plus, c’est tout le monde qui le prend, y compris les manifestants pacifiques ou les badauds. 
Cela donne l’impression qu’on est efficace, mais ça ne sert pas à grand chose si ce n’est à énerver tout le monde.


Pourtant, nous sommes parfaitement formés pour les techniques d’encadrement et d’arrestations massives. Sur la manifestation de samedi, le cortège était divisé en deux. Il suffit à un moment donné de le couper, d’entourer les 300 fauteurs de trouble.
 Et d’arrêter massivement. Nous aurions trouvé des armes, et tous les leaders qui s’étaient réunis dès le vendredi soir sur Nantes d’ailleurs.

On va nous rétorquer la crainte des dérapages et des violences policières. 
Mais à partir du moment où vous êtes avec une arme, cagoulé, dans un cortège bien spécifique, c’est que vous cherchez quelque chose non ? 

En France, on s’offusque de quelques arrestations musclées en marge d’une manifestation violente. Aux États-Unis, ce genre d’incident serait tout simplement impensable à répétition, car la police tirerait sur les manifestants violents, et ça ne choquerait personne. C’est une démocratie pourtant non ? C’est pas la Corée du Nord ! ».


Pour conclure, ce dernier justifie ses propos : « Vous croyez que ce que je dis est irréaliste ? 

Mais demandez vous donc pourquoi les supporteurs sont canalisés dans toutes les villes de France durant l’Euro, alors qu’il y en a des très violents qui sont pour le coup plus coriaces que l’ultra gauche. 

Le laisser faire des manifestations d’ultra-gauche, c’est la même chose que lorsqu’on vous apprend que mes collègues ne vont plus dans certains quartiers perdus. 

 C’est politique. C’est de la frousse. C’est du renoncement. C’est de la lâcheté. Et cette responsabilité, c’est ma hiérarchie, ce sont les gouvernements successifs, et donc l’État, qui la portent ».

 Sans commentaire.


Crédit Photo : Breizh-Info.com [cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine