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lundi 6 février 2017

LA NOUVELLE INQUISITION FRANÇAISE !

 
  • « C'est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l'antisémitisme, on le tète avec le lait de sa mère. » — George Bensoussan, historien, accusé de racisme.
  • « Des parents à leurs enfants... quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de juifs. Bon. Mais ça, toutes les familles arabes le savent. C'est une hypocrisie monumentale de ne pas voir que cet antisémitisme, il est d'abord domestique. » — Smaïn Laacher, professeur de sociologie à l'Université de Strasbourg. N'a pas été accusé de racisme.
  • La chasse aux sorcières contre Bensoussan est symptomatique de l'état des libertés en France. L'intimidation intellectuelle est en train de tuer le débat et la liberté d'expression. Des procès sont engagés contre quiconque ose affirmer que les musulmans ne sont pas les seules victimes du racisme en France.
  • En décembre 2016, Pascal Bruckner, écrivain et philosophe, a également été trainé en justice pour avoir dit en 2015, sur Arte : « qu'il fallait ouvrir le dossier des collabos des assassins de Charlie ». Et il a nommément cité des personnes qui selon, lui avaient instillé un climat de haine contre Charlie.
  • Les musulmans, et plus spécialement les jeunes musulmans, sont présentés comme la nouvelle classe laborieuse révolutionnaire. Peu importe que la plupart ne travaillent pas : ce sont des « victimes ».
  • « La vigilance antiraciste est devenue un bâillon... Les associations antiracistes sont dans le déni du racisme musulman » - Alain Finkielkraut, philosophe et académicien.
Une importante ligne rouge a été franchie en France. En dhimmis consentants, dans un mouvement qui rappelle à la fois l'Inquisition et le procès Dreyfus, toutes les soi-disant organisations « antiracistes » de France ont mené le djihad contre la liberté d'expression et contre la vérité.

Le 25 Janvier 2017, les organisations « antiracistes » de France - toutes, même la LICRA juive (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) – se sont portées partie civile aux côtés de l'islamiste CCIF (Collectif contre l'islamophobie) contre Georges Bensoussan, un historien Français juif d'origine marocaine, réputé dans les milieux académiques pour ses importants travaux sur l'histoire des juifs dans les pays arabes.

Georges Bensoussan, historien juif d'origine marocaine, spécialiste de l'histoire des juifs dans les pays arabes. (Image source: Jusqu'au dernier video screenshot)

Non seulement les islamistes du CCIF et les juifs de la LICRA se sont unis contre Georges Bensoussan, mais aussi la Ligue des droits de l'homme, SOS Racisme et le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié avec les peuples).

Bensoussan est poursuivi pour une remarque proférée dans le feu d'un débat radiophonique sur France Culture, sur l'antisémitisme qui sévit au sein de la population arabe en France :
Un sociologue algérien, Smaïn Laacher, d'un très grand courage, vient de dire dans un film qui passera sur France 3 : « C'est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l'antisémitisme, on le tète avec le lait de sa mère.
Le « film » documentaire auquel Bensoussan se réfère, « Profs en territoires perdus de la République » a été diffusé en octobre 2015, sur France 3. Dans ce documentaire, Smaïn Laacher, un universitaire français d'origine algérienne, déclarait :
« Cet antisémitisme, il est déjà déposé dans l'espace domestique.

Il est dans l'espace domestique et il est quasi naturellement déposé sur la langue, déposé dans la langue », disait précisément M. Laacher avant de poursuivre : « Des parents à leurs enfants... quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de juif. Bon. Mais ça, toutes les familles arabes le savent.

C'est une hypocrisie monumentale que de ne pas voir que cet antisémitisme, il est d'abord domestique. »
Aucune plainte n'a été déposée contre M. Laacher. Mais à peine Georges Bensoussan, dans le feu d'un vif débat radiophonique, a-t-il énoncé que l'antisémitisme arabe était « tété avec le lait de la mère », que le CCIF, suivi par toutes les associations antiracistes, a trainé Bensoussan en justice.

Leur accusation était simple : « le lait maternel » n'est pas une métaphore de la transmission culturelle de l'antisémitisme, mais une formule « essentialiste » qui indique une transmission génétique du racisme. 

Comme l'a affirmé au tribunal un témoin de l'accusation, « tout le monde sait que du lait au sang il n'y qu'un pas ». 
Bensoussan est donc accusé d'avoir pensé : « tous les Arabes sont antisémites » ; donc Bensoussan est raciste.

Le Professeur Smaïn Laacher, de l'Université de Strasbourg, a nié la citation faite par Bensoussan et a déclaré au site Mediapart . « Je n'ai jamais dit ni écrit nulle part ce genre d'ignominie. J'ai demandé un droit de réponse qui devrait être accordé. Comment peut-on croire une demie seconde que dans ces familles, l'antisémitisme se transmettrait finalement par le sang... » etc. Il aurait également déposé plainte, puis l'aurait retirée.

Jugement le 7 mars.

La chasse aux sorcières qui a été menée contre Georges Bensoussan est symptomatique de l'état de la liberté d'expression aujourd'hui en France.

 Le CCIF et d'autres organisations islamistes qui se sont donné pour but de traquer "l'islamophobie", ont fait de l'intimidation intellectuelle une règle. Une remarque comme celle de Georges Bensoussan qui n'aurait jamais dû dépasser la protestation verbale dans le cadre d'un débat intellectuel, est aujourd'hui systématiquement portée devant les tribunaux. 

Surtout quand les « accusés » remettent en question le dogme du « musulman première victime du racisme en France ».

En décembre 2016, Pascal Bruckner, écrivain et philosophe, a ainsi été trainé devant les tribunaux pour avoir dit en 2015, sur Arte :
« Qu'il fallait « faire le dossier des collabos, des assassins de Charlie ». Et l'écrivain de citer, outre Guy Bedos et le rappeur Nekfeu, les associations Les Indivisibles de la militante antiraciste Rokhaya Diallo (qui n'en est plus membre) et Les Indigènes de la République d'Houria Bouteldja.

Par leurs écrits et leurs actions militantes, ces associations auraient, selon Bruckner, « justifié idéologiquement la mort des journalistes de Charlie Hebdo ».
Ce n'est pas la première fois que les organisations musulmanes, islamistes ou non, portent plainte contre ceux qu'elles estiment être leurs ennemis.  
Charlie Hebdo a été deux fois traduit en justice par des organisations musulmanes. Deux fois, les accusateurs de Charlie ont été déboutés.

Mais avec le procès Bensoussan, nous sommes entrés dans une ère nouvelle. Les plus vénérable des organisations antiracistes - certaines d'entre elles sont centenaires ou quasi – s'alignent aujourd'hui - honteusement - avec les organisations islamistes.

Ce point de bascule trouve ses origines dans les années 1980 avec la création de SOS Racisme. Cette organisation, initialement conçue pour organiser les jeunes musulmans et les aider à s'intégrer dans une société française considérée comme « raciste », est rapidement devenue un mouvement politique entre les mains du Parti socialiste. 
SOS Racisme et son slogan, "Touche pas à mon pote" tombait à pic pour remplacer la classe ouvrière en tant que base sociale du PS. 
Les ouvriers ayant aujourd'hui tendance à basculer du côté du Front national, le parti socialiste s'est donc offert une nouvelle « clientèle », les musulmans, en substitut d'une classe ouvrière jugée défaillante. 
Peu importe que la plupart soient au chômage : ils étaient d'abord des « victimes ».

C'est ainsi que, en France, à partir des années 1980 et plus encore aujourd'hui, l'antiracisme est devenu une politique. Et la victimisation, le discours idéologique d'associations antiracistes incitées à devenir de nouveaux partis politiques et leurs dirigeants, des politiciens d'un nouveau genre.
Trente ans plus tard, le PS n'ayant plus vraiment la côte, il n'a pas été difficile aux organisations islamistes d'enfourcher l'idéologie de la victimisation, et de transformer l' « antiracisme » en locomotive de la lutte contre "l'islamophobie". 
Le CCIF par sa puissance de feu pourrait bien représenter aujourd'hui le premier parti politique de France.

En 2016, lors d'un colloque qui avait lieu à Paris sur le thème des faux amis et idiots utiles de la laïcité, Alain Jakubowicz, président de la LICRA, décrivait la guerre qui avait lieu sur le terrain de l'antiracisme :
« Aujourd'hui, le CCIF est la principale organisation antiraciste. C'est terrifiant. Aujourd'hui, le CCIF et les Indigènes de la République sont les principaux combattants contre le racisme ... pas contre l'antisémitisme. Ce n'est pas la question pour eux.

Et ils sont très intelligents pour recruter des idiots utiles comme les chanteurs de rap.

Et les jeunes musulmans, qui ont une bonne raison de protester comme étant les "laissés pour compte" de la société française, voient leurs idoles promouvoir le CCIF et son accusation de « racisme de l'Etat ».

En 2016, comment est-il possible de parler d'un racisme pratiqué par l'Etat dans la République française ? C'est incroyable ! »
Mais en 2017, l'incroyable est aussi de voir le même Alain Jakubowicz, président de la LICRA assis au côté du CCIF et associé à lui, contre un éminent historien qui ose évoquer le sujet brulant de la transmission culturelle de l'antisémitisme au sein de la communauté des Français musulmans.

Richard Abitbol, président de la Confédération des Juifs de France et des Amis d'Israël a écrit : « Est-ce que la L.I.C.R.A avait besoin de trouver un « bouc émissaire juif » pour se faire une virginité auprès de ceux qui combattent « l'islamophobie » comme le C.C.I.F dont on connait les positions ? 

C'est malheureusement ce qui appert de ce procès ! »

Pour évaluer l'énormité de la trahison de ce mouvement antiraciste juif et de la connivence qu'il tente de nouer avec celui qu'il ne veut pas considérer comme son pire ennemi, il est important de se rappeler que la LICRA a été créée pour défendre Samuel Schwartzbard. 

En 1920, à Paris, Schwartzbard avait tué Simon Petlioura, un chef cosaque responsable de la mort de milliers de Juifs en Ukraine. Schwartzbard a été acquitté. 

Les militants de la LICRA étaient également célèbres dans les années 1930 pour leur efficacité dans les combats de rue contre l'extrême-droite antisémite et les "Camelots du roi".

Cette déroute politique de la LICRA concerne tous les autres mouvements "antiracistes". SOS Racisme - qui a mené des combats justes comme en 2008 en soutenant la mise à pied d'un employé musulmane voilée par son employeur ou en demandant l'interdiction de Al Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah qui émettait en France - s'inscrit aujourd'hui dans le sillage du CCIF.


La vénérable Ligue française des droits de l'Homme (LDH), elle aussi se fait fort d'être le parangon de la lutte anti-islamophobie au point que, en 2006, deux membres éminents de son bureau - Antoine Spire et Cédric Porin – en ont démissionné. 

En 2006, Spire et Porin ont publié une tribune dans Le Monde accusant la LDH :
« de répondre au racisme dont sont victimes les jeunes issus de l'immigration en faisant preuve de complaisance à l'égard des organisations religieuses qui prétendent les représenter. La dérive s'amplifie. (..) La Ligue (...) n'a jamais pris de position publique contre l'expression politique de l'intégrisme musulman. 

Dans le même mouvement, elle a tergiversé en hésitant à réagir lors de la recrudescence des actes antisémites en 2003 ». 

Quand le philosophe Robert Redeker a été menacé de mort par des terroristes islamistes en raison de sa critique de l'islam, la LDH a déclaré qu'elle ne partageait pas les « idées nauséabondes » de M. Redeker, avant de concéder mollement : « quoi que l'on pense des écrits de M. Redeker, rien ne justifie qu'il subisse un tel traitement ».

Quant au MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), il suffit de dire que son chef, Mouloud Aounit, se fait un plaisir de parader aux côtés de Tariq Ramadan.

En septembre 2009, Sihem Habchi, présidente de l'association féministe Ni Putes, Ni Soumises, a expliqué à France Soir : « Quand je vois le MRAP, la LDH, et la Ligue de l'Enseignement accepter les mutilations génitales féminines comme une pratique culturelle, je me rends compte que ces gens ne sont pas prêts à m'aider à être libre ".

Au tribunal, en défense de Bensoussan, Alain Finkielkraut, philosophe et académicien, a expliqué au juge :
« Un antiracisme dévoyé vous demande de criminaliser une inquiétude au lieu de combattre ce qui la fonde.

Si le tribunal obéit à cette injonction, ce sera une catastrophe morale et intellectuelle ».
Il aurait pu ajouter que la catastrophe serait également politique et judiciaire.

Plus tard, au micro de RCJ, Finkielkraut a ajouté : « un antiracisme dévoyé s'attaque à la liberté d'expression. Ce qui a nourri l'antiracisme en France, c'est l'idée que le racisme n'avait qu'un visage, celui de Dupont Lajoie et que la victime ne pouvait être que noire, arabe, ou rom. 

Les faits ont démenti cette vision du monde, mais les associations antiracistes fuient ce démenti dans le déni et la Licra qu'on a longtemps accusée de favoriser les juifs s'aligne. 

Elle rejoint le parti du déni. Elle s'associe à tous les collectifs contre la liberté de penser et le droit de regarder la réalité en face. Elle tombe dans l'obscurantisme idéologique ».

Alain Finkielkraut qui faisait partie du comité d'honneur de la Licra a envoyé sa lettre de démission au lendemain du procès Bensoussan estimant que cette organisation s'étant déshonorée.

Yves Mamou est journaliste et auteur basé en France. Il a travaillé pendant deux décennies pour le quotidien, Le Monde, avant de prendre sa retraite.

Source:  https://fr.gatestoneinstitute.org/9896