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jeudi 9 février 2017

CENSURE ! VERS UNE DICTATURE MÉDIATIQUE ?





  février 2017



Fake News Facebook Google Monde Imposer Vérité Internet
Menacés par la concurrence sur internet, les médias dominants s’allient avec Facebook et Google pour censurer les « fake news » : sous couleur de lutter contre la désinformation, il s’agit d’imposer leur vérité au monde, en faisant jouer au public le rôle de policier.
 

Ils souffrent depuis plusieurs années d’une défiance croissante du public, les gens ne croient plus à ce que disent la radio et la télévision, grâce au retour de l’esprit critique nourri d’éléments d’information alternatifs trouvés sur internet ?


Qu’à cela ne tienne, les médias dominants ont trouvé la parade : seuls (Le Monde, décodex, Slate, this is fake), ou avec l’aide des réseaux sociaux (huit grands médias français s’associent à Facebook) ou de Google, ils discréditeront ceux qui les gênent en les accusant de répandre des « fake news », de la désinformation. 

Cette campagne ne vise pas à réduire le nombre de fausses nouvelles (la presse n’en fut jamais avare), mais à persuader le public que les sites alternatifs sur Internet en regorgent.
 

Facebook, Google, le Monde, au secours !

 Les expériences lancées par Google et Facebook sont particulièrement intéressantes. 


Ces deux géants de l’informatique sont devenus des géants de l’information et devraient être considérés par les médias établis comme de dangereux concurrents : or nos principaux journaux et télévisions s’associent à eux, non pas pour les étouffer comme des rivaux qu’on embrasse, mais pour étouffer ensemble l’information alternative transmise par internet. Et la presse française loue cette initiative avec ferveur.

En ce qui regarde « l’expérience » lancée par Facebook et huit grands médias français (Le Monde, l’AFP, BFM-TV, France Télévisions, France Médias Monde, l’Express, Libération et 20 Minutes, bref, sauf TF1 et Le Figaro, toute la grosse presse), le vocabulaire utilisé est sans équivoque : « Facebook vient au secours des médias français », pour lutter « contre la désinformation en ligne ».  


Quant à Google, qui projette Cross Check en collaboration avec First Draft, vaste réseau de presse à travers les monde qui comprend dix-sept rédactions françaises dont Le Monde l’AFP, BuzzFeed, Streetpress et Ouest France,  même Télérama, qui a le compliment difficile à l’ordinaire, juge que son expérience fait partie des « initiatives salutaires ».
 

La petite boutique des médias dominants

Bien sûr, il y a un côté boutique dans cette ferveur. 


La grosse presse française est une toute petite famille dont les intérêts et les financiers sont communs. 

Le Monde appartient au socialiste homosexualiste Pierre Bergé et au banquier Mathieu Pigasse, l’AFP à l’Etat, comme France Télévision. 

Libération, BFMTV et l’Express ont pour propriétaire Patrick Drahi, milliardaire israélo-français qui soutient Macron. 

Tous appartiennent à la gauche de l’argent et de la dérive sociétale, vivant soit de subside gouvernementaux soit de revenus publicitaires distribués par les acheteurs d’espace. 

Tout ce qui est publié sur papier touche en outre une subvention d’Etat dont le montant total s’élève à cinq milliards d’euros par an.
 

 

Comment imposer sa vérité automatiquement sur Internet
 Comment fonctionne cet instrument de défense du pouvoir ? En ce qui regarde Facebook, de la manière la plus simple. 

C’est le public qui est censé faire la police des fake news. « L’utilisateur pourra dénoncer une information qu’il considère comme fausse » à Facebook qui transmettra à ses partenaires.

 « Si deux médias partenaires établissent que le contenu signalé est faux et proposent un lien qui en atteste, alors ce contenu apparaîtra aux utilisateurs avec un drapeau mentionnant que deux « fact-checkers » (vérificateurs de faits, NDLR) remettent en cause la véracité de cette information. Quand un utilisateur voudra partager ce contenu, une fenêtre s’ouvrira pour l’alerter ».


Ce n’est pas tout. L’algorithme qui règle automatiquement la diffusion des contenus « réduira la circulation » du fake : en d’autre termes, il y aura censure automatique. 



Et cette censure sera salvatrice, comme l’explique aimablement Jérôme Fenoglio, directeur du Monde : « C’est cet élément qui nous a décidé (à collaborer, NDLR). 

Pour la première fois, il serait possible d’agir sur un algorithme quand un contenu pose un problème éditorial ».
 

Les médias dominants au service des dominants
  Mais il faut aller jusqu’au bout de sa lecture pour comprendre la portée morale et la nécessité de la censure libératrice ainsi promue par Facebook, Google, Le Monde et les plus vertueux de nos médias dominants.

Ce n’est pas seulement la vérité qu’ils protègent, c’est l’amour, le vivre ensemble, la tolérance. 

L’utilisateur est appelé en effet à participer à une police vertueuse de la pensée en signalant les « contenus douteux » et les « discours haineux ».

Il ne reste alors plus qu’à applaudir à ce flicage citoyen, auquel Google donnera une dimension supplémentaire avec Crosschek, et se réjouir de l’événement qui signalera le début de l’expérience le 27 février. 



Ce jour-là, le public sera appelé à un exercice de délation positive qui sera soumis à un « pannel » d’élèves journalistes du CFJ et de l’EDJ de Sciences Po Paris. 

Ceux-ci « remettront dans leur contexte » les « fake news » dépistées. 

Voilà vingt-cinq ans, ayant été mise au placard, j’étais préposée à dégrossir des jeunes gens comparables : leur orthographe, leur esprit critique et leur culture générale m’avaient laissée rêveuse. 


Mais il suffit de se rappeler que leurs pareils ont voté Hollande à 100 % lors de l’élection de 2012 pour être rassurée : avec des têtes aussi bien formatées, la censure manuelle est encore plus sûre qu’un algorithme.
 

Pauline Mille
source



 ET AUSSI


10 février 2017

Jeudi 9 février, est lancée, sur Change.org et Valeursactuelles.com, la pétition du collectif Uspa (Usagers du service public de l'audiovisuel) demandant l'établissement d'un véritable pluralisme des opinions dans les médias publics.

Si Valeurs actuelles a décidé de se joindre à cette pétition, c'est que chacun peut constater que, sur le plan de l'information et des débats, la plupart des émissions du service public de la radio et de la télévision se font l'écho d'une pratique qui répand un certain malaise : la pensée unique. Le deux poids deux mesures, l'accent mis sur certains faits et gestes et l'omerta quasi complète sur d'autres injustices...

Il règne, depuis des années, un parti pris qui serait quasi dérisoire, par son côté monocolore et répétitif, s'il ne représentait un véritable scandale de la pluralité, voire de l'intelligence, eu égard à la formidable diversité des passions, des opinions, des idéologies, des prises de position et des sensibilités françaises.

Soyons clairs : il y a dans le service public beaucoup de journalistes qui font très bien leur métier, des émissions remarquables, des fictions souvent réussies et des retransmissions culturelles, sportives ou festives dont on ne peut que se féliciter. 

Pas question, pour nous, de l'enterrer, mais bien de l'ouvrir à tous les courants de pensée et d'opinion.


Je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez vous exprimer : on aimerait que Voltaire et les Lumières soient un peu plus présents dans l'univers impitoyable de la pensée unique assenée par un certain nombre de micros.

 Quels que soient la couleur et le fanion des princes qui nous gouvernent ou aspirent à le faire, une nation qui se veut libre et démocratique ne peut décemment vivre dans le monochrome. Signons, toutes tendances confondues, pour l'arc-en-ciel.


                                                JE SIGNE LA PÉTITION

                                       LE TEXTE DE LA PÉTITION



Rétablissons le pluralisme des opinions dans l'audiovisuel public !

Nous soussignés, contributeurs de la redevance obligatoire et copropriétaires du secteur public de l'audiovisuel, France Télévisions et Radio France.


Nous, qui faisons partie des 27 millions de foyers qui s'acquittent, à raison de 137 euros par an, de la redevance de l'audiovisuel public et qui participent ainsi à 85 % du budget de France Télévisions et à 89 % du budget de Radio France.

Nous posons la question : les informations du service public de l'audiovisuel reflètent-elles la diversité des opinions et des expressions du peuple français ? Donnent-elles la parole à toutes les couches de la population dans leurs dimensions sociales, professionnelles, existentielles, à leur culture et à leur histoire ? Débats et commentaires font nettement plus de place à l'idéologie gauchisante qu'aux idées libérales ou conservatrices. Bien plus, ces idées n'ont que très rarement, sinon jamais, voix au chapitre. Est-il normal qu'aucune émission ne soit confiée à des animateurs ou à des spécialistes de sensibilité différente ?

Nous n'acceptons plus que l'obligation de neutralité et d'objectivité contenue dans chaque cahier des charges de chaque entreprise nationale soit considérée comme une pure clause de style.
Nous n'acceptons plus que l'obligation de pluralisme de la pensée politique soit foulée aux pieds.
Nous n'acceptons plus que, sur France Inter notamment, journalistes, éditorialistes et humoristes soient à l'unisson. 

Nous refusons que les auditeurs intervenant dans les émissions interactives et la majorité des invités expriment une pensée convenue et monocolore.

                                                JE SIGNE LA PÉTITION



Nous n'acceptons plus que les informations d'Arte prennent la forme d'un militantisme qui promeut l'immigration sans frontières, le féminisme extrémiste et une écologie jusqu'au-boutiste.

Nous n'acceptons plus que la grande majorité des débats véhiculent la même pensée convenue et ignorent quasi complètement les classes populaires, les petites gens, les pauvres et en général la France périphérique, oubliée par la bienpensance régnante.

Nous n'acceptons plus la scandaleuse absence de gestion de la dette et des gaspillages du service public, exposés régulièrement par la Cour des comptes et que les dirigeants successifs de Radio France et France Télévisions se repassent comme une patate chaude.

Nous n'acceptons plus que la présidente de France Télévisions puisse se permettre de déclarer impunément de manière raciste et sexiste « qu'on voit trop d'hommes blancs à la télévision » et que le président de Radio France considère que les médias d'État doivent lutter contre ce qu'il nomme le « populisme ».

Nous n'acceptons plus un CSA inopérant ou complaisant. Nous demandons sa suppression et son remplacement par un organisme indépendant de citoyens-téléspectateurs-auditeurs.

Nous réclamons le pluralisme de la pensée tout en refusant toute exclusion de l'expression politique et philosophique sur les médias d'État, y compris des idées que nous ne partageons pas.

Nous demandons à chaque candidat en lice à l'élection présidentielle de s'engager à réformer en profondeur les méthodes et les habitudes du système. 
Nous lui demandons que soit garantie désormais, avec un système de contrôle digne de ce nom, la libre expression politique et artistique par une hiérarchie qui comprenne enfin le sens de ces deux mots simples : service public.


Avec le Collectif des usagers du service public de l'audiovisuel (https : //collectif-uspa.fr), faute de considérer un véritable changement, nous, copropriétaires de la maison audiovisuelle de la France, sommes prêts à lancer une grève de la redevance pour voir prises en compte nos revendications.


Payeurs de la redevance, mobilisons-nous.

 Signez et partagez cette pétition qui sera communiquée aux différents candidats à l'élection présidentielle et aux autorités de tutelle de Radio France et de France Télévisions.

 
source     http://www.citoyens-et-francais.fr/-43?utm_source=_ob_email&utm_