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vendredi 17 février 2017

BRETAGNE ET CHRISTIANOPHOBIE .....

Côtes-d’Armor : une statue de la Vierge interdite sur le parvis d’une église


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Le Petit Bleu, hebdomadaire diffusé dans les Côtes-d’Armor, a publié hier une information que je fais suivre de quelques commentaires. 
L’église dont il sera question est celle de Saint-Malo à Brusvily (paroisse Notre-Dame-des-Granitiers, diocèse de Saint-Brieuc-Tréguier).

Depuis la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État, il est interdit d’élever ou d’apposer des signes ou emblèmes religieux dans les lieux publics.

Or, le parvis de l’église de Brusvily est un espace public.

Il devait accueillir Notre-Dame-des-Granitiers, la première des quelques statues que compte faire sculpter l’association Diabète Cœur dans la petite commune du Guinefort.

Les militants de la “Libre Pensée” ne pouvaient pas laisser passer cela. Ils ont donc écrit au sous-préfet qui a rappelé la loi à la mairie de Brusvily, signataire d’une convention avec Diabète Cœur.

L’association se retrouve désormais avec une œuvre monumentale de six tonnes et [de près de] trois mètres de haut sur les bras.

Il lui faut trouver un terrain privé pour l’accueillir.
eglise_de_brusvily 


A. Une église catholique construite avant 1905, et dans l’esprit de la loi de 1905, fait partie du domaine public de la commune, mais son usage est réservé à l’affectataire pour l’exercice public du culte. 
 Contrairement à ce que semble suggérer le Petit Bleu, la loi de 1905 n’interdit pas à l’affectataire d’y installer une statue étant sauves les règles de sécurité du public – fidèles ou visiteurs. 
Il aurait fallu écrire « sur » des lieux publics et non « dans » des lieux publics.


B. La jurisprudence reconnaît comme « dépendances d’un édifice du culte », ses « abords immédiats quand ils sont nécessaires à la tranquillité et à la dignité des célébrations ou quand ils ont toujours été eux-mêmes utilisés à des fins cultuelles »

C’est le cas, notamment, pour les cérémonies du dimanche des Rameaux, dont une partie se célèbre hors de l’église généralement sur son parvis, ou de celles de la vigile pascale, le “feu nouveau” et les prières qui l’accompagnent étant célébrés hors de l’église, là aussi généralement sur son parvis.
C. La question de l’érection d’une statue religieuse sur le parvis de l’église Saint-Malo pose, en effet, un problème juridique, mais là encore le précédent de la statue de Jean-Paul II à Ploërmel, indique qu’une telle affaire peut être juridiquement débattue, comme l’a été celle de l’installation de crèches de Noël dans les halls de mairie, avec les résultats qu’on sait

D. À mon sens, rien ne semble empêcher qu’au lieu de trouver un « lieu privé » pour y placer la statue, on l’érige en haut des marches de l’église, à gauche ou à droite de son porche d’entrée, étant là aussi sauves les règles de sécurité du public.


Deux remarques finales que rapportent ce matin nos confrères de Breizh Info : « La commune [de Brusvily] ne compterait aucun membre appartenant à la Libre Pensée », et les lecteurs du Petit-Bleu, dans un sondage en ligne, regrettent la décision de ne pas ériger cette statue sur le parvis de l’église 

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capture d’écran ce matin à 7 h 40)…Busvily 17 02 a 7 h 40 - copie
Source : Le Petit Bleu, 16 février