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vendredi 24 février 2017

BAYROU, HENRI IV OU RAVAILLAC ??? TRIBUNE LIBRE !

Macron en marche dans les pas de Bayrou. Il n’est pas sûr que cela lui porte chance


Bayrou Henri 4

Macron en marche dans les pas de Bayrou. 

 

Il n’est pas sûr que cela lui porte chance


Raoul Fougax, journaliste ♦


François Bayrou, le béarnais, rêvant de réconcilier les factions de France comme Henry IV, a toujours pensé que jouer un rôle politique valait bien des renoncements. Cette fois c’est Macron qui vaut bien une messe.

Bayrou est un personnage politique dépassé. Il l’a parfaitement bien analysé. Incapable de se présenter sans prendre le risque de se ridiculiser, incapable de renoncer aux feux de la rampe politique, il a trouvé une solution.

 Elle est astucieuse et insolite. Médiatiquement ça marche, mais politiquement, c’est moins sûr.

Bayrou est un européiste moralisateur. Partisan d’un grand Centre, il ne voit, pour l’avenir de la France, que l’Europe. 
La moralisation de la vie politique est, depuis trente ans c’est vrai, la colonne vertébrale de son discours politique.

 C’est pourquoi, après avoir trahi Sarkozy, il poignarde Fillon.

Le seul problème, c’est que cette droiture affichée comme un drapeau, ne connait que des parcours politiques sinueux en contradiction avec ses grands principes.

François Bayrou est un homme qui a un ton, un pouvoir de conviction, mais un comportement politique qui a toujours été nuisible pour la France. 
Il a trahi ses compagnons naturels en faveur de Hollande par haine de Sarkozy. Où est la droiture ? 

Aujourd’hui donc il rejoint par une alliance bien délicate, un Macron qu’il détestait il y a peu. Car s’il y a bien un candidat qui prendra ses ordres à Wall Street ou la city, c’est Emanuel Macron. 

Le candidat du fric c’est lui plus que le bienfaiteur de Pénélope.

Bayrou a donc choisi une fenêtre pour rentrer dans la course politico médiatique. Mais il a cependant un autre but encore plus politicien, obtenir de quoi former, par des accords d’appareil, un groupe à l’assemblée nationale à l’issue des législatives. 

Macron l’inculte colonial, se réjouit d’une annonce qui, pour lui, tourne l’intérêt des médias vers autre chose que ses difficultés et sa baisse de popularité. Mais il n’est pas sûr que cette alliance le renforce. 
En fait, elle le ringardise avec un politicien de la génération des Juppé et Sarkozy.

Les deux hommes tentent de sortir, pour l’un d’une mauvaise passe, pour l’autre d’une impasse. Pour les journalistes militants, ils changeraient la donne et apporteraient l’offre politique que les Français attendraient. Ah bon ! 

En fait ils souhaitent que ça marche pour contre carrer Marine Le Pen et Fillon. 

La première est au sommet, le second remonte alors que la belle alliance d’Hamon s’enlise.

Une fois de plus Bayrou parle droit mais dans un chemin courbe qui fait le jeu de la gauche. En Marche avec lui, ce n’est certes pas le chemin le plus court pour atteindre l’objectif. 


Macron l’apprendra à ses dépends, car le béarnais n’est certes pas un mousquetaire et sa devise n’est pas » un pour tous et tous pour lui .

 Il est le seul à croire que son panache est encore blanc et peut rallier pour Macron un peuple du centre.
L’admirateur d’ Henry IV a décidément de plus en plus un coté Ravaillac

Source et Publication:   http://metamag.fr/2017/02/23/macron 




Après la Nasa, le Pays légal découvre son exoplanète : sa composition ? Du « faux jeune » Macron et du « vrai vieux » Bayrou

  
Mur-bleu gds.jpgLe « dégagisme », pour reprendre l'excellente expression de Mélenchon, avait touché tout le monde, jusqu'à hier, montrant l'exaspération des Français face à ces hommes ou femmes politiques - pas forcément âgés, d'ailleurs... - qui incarnent depuis trop longtemps tout ce qu'ils ne veulent plus voir :  
Cécile Dufflot fut la première virée, puis Sarko et Juppé (et NKM) ; puis Valls et Montebourg (et Peillon) ; Hollande, jugeant plus prudent de ne pas se représenter, s'auto-dégagea lui-même. 


A un près, on se croirait dans la comptine des Dix petits nègres, magistralement employée par Agatha Christie dans son chef d'œuvre : disparaissant l'un après l'autre, à la fin, « N’en resta plus qu'un. / Un petit nègre se retrouva tout esseulé / Se pendre il s'en est allé... »


Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Bayrou était, non pas le dernier des Mohicans, mais le dernier des vieux caïmans, le dernier dinosaure, sur l'avenir duquel les très engoncés politologues - en l'occurrence, paléontologues - dissertaient longuement. 

Ne s'étant présenté à rien, il n'avait pas été formellement « dégagé », jusqu'ici, mais il a fait le même calcul que Hollande. Habilement (ou hypocritement : chacun son choix) il s'est lui aussi auto-dégagé, mais habillant ce sabordage du joli nom d'alliance, ou de pacte, pour sauver les apparences.


Tout content, le sémillant Macron - toujours sans programme complet et, donc, sans « chiffrage », et qui a commencé sa dégringolade dans l'opinion, après ses multiples déclarations ineptes et insanes - a accepté ce « baiser de la mort », voyant le seul côté arithmétique des choses, pensant qu'il suffisait d'ajouter des chiffres sondagiers à d'autres, et croyant qu'il tenait, là, « un tournant dans la campagne ».


Laissons-les tous les deux à leurs illusions, et tâchons de raisonner froidement. 

Cette alliance contre nature va-t-elle peser d'un grand poids pour Macron, ou va-t-elle au contraire être pour lui un grand poids, certes, mais un grand poids mort, un insupportable boulet, qui va l'entraîner dans sa dégringolade ?


On ne peut que pencher pour la seconde interprétation, lorsque l'on jette un œil sur les trois tweets suivants de Bayrou, précédant le quatrième, qui les contredit à angle droit. 

Cette cuisine électorale (élu, sans vergogne, par les voix "de droite" (?) maire de Pau, Bayrou refuse sa voix à "la droite", pour la présidentielle ) étant justement ce qui écœure les Français, ce dont ils ne veulent plus, et ce qui a conduit au « dégagisme de tous ».

La simple lecture de ces trois tweets, suivie de celle de leur tweet contraire se passe de tout commentaire, et formera notre conclusion, qui s'impose d'évidence :
 
 
Trois tweets anti Macron (« mais, ça », comme dit Alain Delon dans la pub, « c’était avant » !) :
 
Derrière Emmanuel Macron il y a des gds intérêts financiers incompatibles avec l'impartialité exigée par la fonction publique #Bourdin Direct

Emmanuel Macron est le principal responsable de la politique économique de François#Hollande depuis quatre ans. Et pour quels résultats?#QDI

Je ne me reconnais pas dans ce qu'E#Macron incarne. Son projet de société est proche de celui défendu par N#Sarkozy en 2007»Questions.Pol

Et, tout d'un coup, ô miracle, Bayrou a vu Saint Macron ! :
 
•  J'ai décidé de proposer à Emmanuel#Macron une alliance pour offrir à la France une vraie alternance#Présidentielle 2017#ConfBayrou 
 
http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/02/23