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mardi 21 février 2017

ALGÉRIENS EN FRANCE ! ÊTES-VOUS MASOCHISTES ?......

 Pourquoi vous faire maltraiter en France au lieu de rester dans votre paradisiaque Algérie ?

Publié par Manuel Gomez le 20 février 2017


Alger aujourd’hui

Comme l’on pouvait s’y attendre, médias et responsables politiques algériens volent au secours d’Emmanuel Macron.

  • Ils stipendient la droite française et les médias qui ne paraissent même pas vouloir réfléchir, selon eux, aux dégâts de la colonisation.
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  • Ils estiment fort judicieux les propos tenus par leur nouveau candidat, Macron.
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  • Ils estiment que, pour les médias et la droite française, dénoncer la barbarie coloniale, qui est un fait avéré toujours selon eux, ne devrait pas s’avouer publiquement. Signalant que la chaîne LCI avait dénoncé «la première erreur de Macron.»
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  • Ils estiment que certains, en France, cultivent la haine et que cela se manifeste dans certaines cités périphériques, laissées pour compte, où les policiers vont jusqu’à brutaliser les jeunes de ces quartiers de façon éhontée.
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  • Ils estiment que Emmanuel Macron, en véritable socialiste, a mis fin aux atermoiements de ses prédécesseurs, à commencer par François Mitterrand, incapable de la moindre repentance, et même de l’actuel François Hollande qui avait, tout au plus, dénoncé en 2012, devant le parlement algérien, un système colonial «injuste et brutal», regrettant, sans les condamner, «les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien.»
Toujours selon eux, la France ne veut pas reconnaître les brimades, les spoliations, les enfumages dans les grottes, les exécutions sommaires lors de l’invasion et à chaque insurrection, la destruction des lieux de culte, le code de l’indigénat et, pour finir, la violence de la guerre entre 1954 et 1962.

La France refuse de reconnaître toutes ces évidences au nom de ce qui «aurait» été réalisé en Algérie par la colonisation et que cela est un terrible aveu de la persistance de l’idée d’éternelle de l’Algérie Française.

Surprenante amnésie sur les décennies d’écrasement de tout un peuple qui, forcément, devait aboutir à l’indépendance du pays.

En quelques tweets, la droite et l’extrême droite ont balayé 130 années de colonisation de l’Algérie et des décennies de violation du reste de l’Afrique.

(Source : la presse quotidienne algérienne).

Ma réponse

Messieurs les algériens, puisque vous cumulez tous ces griefs contre cette France criminelle et que, selon vous, l’indépendance a fait de votre pays un paradis de liberté, d’égalité et de fraternité, pourquoi vous obstinez-vous à accourir chez l’ex-colonisateur par centaines de milliers ?

Comment pouvez-vous concevoir de partager le sort de ces colonisateurs qui vous ont tant fait souffrir, et continuent d’ailleurs à vous martyriser dans les cités ?

Nous n’avons aucun besoin, nous, de quitter notre pays pour rejoindre votre paradis.

Alors conservez vos ouailles, nous vous en prions sincèrement, et que ceux qui ne retrouvent pas, chez nous, la fraternité dont ils bénéficiaient chez eux, il n’y a aucune frontière pour les retenir !

A moins qu’ils ne soient masochistes ?


Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.



ET AUSSI MISE AU POINT !



« La France n’a pas colonisé l’Algérie. Elle l’a fondée »


Par Xavier Scott 
« On l’oublie souvent mais l’identité algérienne n’existait pas avant 1830. » 

Cette utile et intéressante mise au point a été publiée dans Boulevard Voltaire [18.02].

 Ces mots ne viennent pas d’un nostalgique de l’Algérie  française  mais de Ferhat Abbas, ex-leader FLN et président de la  République algérienne du temps du GPRA.

On l’oublie souvent mais l’identité algérienne n’existait pas avant 1830. Jusqu’au VIIIe siècle, les populations qui y vivaient étaient d’origine phénicienne, berbère, romaine et de religion majoritairement chrétienne. 

Ce sont les Arabes, peuple nomade venant du Moyen-Orient, qui ont envahi toute l’Afrique du Nord et converti de force toutes ces populations. 

 Ainsi, et après quelques siècles de domination arabo-islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico-romaine.

Plus tard, au XVIe siècle, en profitant du chaos répandu par les Espagnols, mais aussi en soufflant habilement sur les nombreuses divisions existant entre les différentes tribus de la région, les Ottomans en prirent le contrôle avec Alger pour capitale.
C’est alors que se développa, pendant près de 300 ans, la piraterie barbaresque, arraisonnant tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. 
Ainsi, dans l’Alger des corsaires du XVIe siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. 

Plusieurs tentatives de destruction de ces bases furent alors entreprises. D´abord par Charles Quint, à l’action duquel succédèrent les bombardements anglais, puis ceux des Néerlandais et même ceux de la jeune nation américaine également victime de ces perfidies…

Toutefois, seul le débarquement des troupes françaises en 1830 mit fin définitivement à trois siècles d’atrocités. 

Par la suite, et à l’inverse des autres puissances  colonisatrices, comme les  Américains avec les Indiens ou les Britanniques avec les Aborigènes ou encore les Turcs avec les Arméniens, la France ne massacra pas les peuples qu’elle venait de conquérir. 
Au contraire, la France soigna, grâce à ses médecins, toute la population, amenant cette dernière de moins d’un million en 1830 à dix millions en 1962. 

De plus, la France draina, assécha, fertilisa des sols à l’abandon depuis des siècles, transformant une agriculture moyenâgeuse en une agriculture riche, prospère et exportatrice.

La France respecta aussi la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, et respecta la religion musulmane.

Bien entendu, la France ne faisait pas dans la philanthropie, mais cela n’enlève rien au fait qu’elle a réussi à désarmer les différentes tribus et mis en place une infrastructure durable (encore utilisée aujourd’hui), qui a été  capitale  pour  l’État  naissant de l’Algérie. 

 Par ailleurs, le nom même du pays a été donné par la France en 1839 : jusqu´alors, il était officiellement appelée « le pays de Barbarie ».


In fine, renier l’œuvre de la France, c’est logiquement renier l’Algérie en tant qu´État unifié et souverain.   


http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/02/20/%C2%