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mardi 10 janvier 2017

SOUMISSION : L' IMPLANTATION DES MIGRANTS ........TRIBUNE LIBRE !



Saint-Nazaire, Presqu’île de Guérande : qui facilite l’implantation de migrants ?


migrants_requisition
10/01/2017 – 08H15 Saint-Nazaire (Breizh-info.com) – 

 Nous poursuivons notre étude sur les structures locales qui facilitent, en Loire-Atlantique, l’invasion migratoire. 

Depuis le premier volet – qui concernait le sud-Loire dans son ensemble, sauf la partie méridionale de la banlieue de Saint-Nazaire, ainsi que le grand Nantes des deux côtés de la Loire – d’autres documents nous ont été transmis.


Ils émanent pour l’essentiel des collectifs chargés d’implanter les migrants sur notre territoire, qui multiplient réunions de coordination et comptes-rendus divers. 

Ce nouveau volet sera développé en 3 temps : ce jour Saint-Brévin et le Sillon (Savenay), demain Saint-Nazaire et la presqu’ile de Guérande, enfin le rôle central d’un journaliste de Ouest-France.
 
 Saint-Brévin : Près de 200 bénévoles s’occupent des migrants,  l’État va donc  installer d’autres migrants dans la commune

A Saint-Brévin, l’État voulait imposer plusieurs dizaines de migrants. Face à une opposition locale, qui s’est exprimée par une réunion publique et plusieurs manifestations, il en avait un peu réduit le nombre. Ils ont été accueillis dans le centre des œuvres sociales d’EDF. Ce sont tous des jeunes hommes célibataires.
Puis, un collectif favorable à l’accueil des migrants a été créé dans la commune, le collectif des brévinois atterrés

De 150 à 200 bénévoles, majoritairement retraités, notamment d’EDF, en font partie. Ils s’occupent à tour de rôle des migrants de Saint-Brévin, auxquels ils font faire du sport ou dispensent des cours de français.


Ses appels ont été relayés par le Front de Gauche de Loire-Atlantique, la Ligue des Droits de l’Homme – LDH – et le NPA – Nouveau Parti Anticapitaliste. Selon nos informations, plusieurs militants de ces deux partis font partie des chevilles ouvrières de ce collectif. 

Parmi les soutiens présents lors de ses manifestations, le député (PS) de la 9e circonscription Monique Rabin, l’élu d’opposition de gauche brévinois Jean-Philippe Reverdy, encarté jusqu’en 2013 au PS dont il était le secrétaire de section sud-Estuaire, le président de la ligue des droits de l’Homme de Saint-Nazaire, Henri Castel, ainsi que des représentants des sections LDH de Nantes et de Saint-Nazaire.

Marc Trégouët, diacre permanent de la paroisse Saint-Nicolas de l’Estuaire, en est l’un des membres fondateurs.

 Comme dans le Pays de Retz voisin et les alentours de Nantes, des équipes laïques – souvent marquées à gauche – qui peuplent depuis des décennies les paroisses, en déclin, du diocèse, facilitent l’arrivée de migrants. Sur Radio Fidélité, Marc Trégouët n’a pas hésité  à engager le diocèse entier dans son combat. 

Du reste, ce dernier aurait abandonné toute démarche apostolique. Bien que la majorité écrasante des migrants accueillis soient musulmans, aucune action pastorale ne serait entreprise pour les convertir.

 Au contraire, le diocèse semblerait s’y refuser. Xavier Bruneau, en charge des solidarités pour le diocèse de Nantes, que nous avions interviewé dans nos colonnes en septembre 2015, s’enorgueillissait qu’un foyer pour migrants géré par le diocèse dans Nantes ferme au Ramadan et serve des repas sans porc.

Résultat de la sollicitude des organisations de gauche et des bénévoles retraités pour les migrants de Saint-Brévin : l’État a bien compris qu’un certain terreau y  était favorable. Il souhaite imposer 90 migrants de plus à la commune, bien que les habitants y soient majoritairement hostiles.

 Les habitants de Saint-Brévin remercieront ces activistes et retraités pour leur charité bien ordonnée qui commence par puiser dans les poches du contribuable, plutôt que d’assumer eux-mêmes tous les frais occasionnés par leur engagement pour les migrants.

Savenay : un militant pro-euthanasie dans l’association pro-migrants

A Savenay, des migrants étaient déjà accueillis par le CADA des Eaux Vives, qui dispose de logements dispersés entre Saint-Nazaire et les villes de l’arrière-pays. 

En février 2016, trois migrants supplémentaires ont été accueillis dans des logements mis à disposition par la commune.

 La commune a reçu ensuite 21 migrants supplémentaires venus d’Irak, de Syrie ou d’Erythrée.

Peu avant, un collectif intitulé « accueil fraternel en Loire et Sillon » avait été créé sous forme d’une association loi 1901 pour apporter aide et soutien aux migrants. 

Impulsé là encore par quelques retraités, appuyés sur la section locale de la ligue des Droits de l’Homme et la paroisse, le collectif donne des cours de français aux migrants, les aide au quotidien, collecte pour eux des denrées etc.

Parmi ses chevilles ouvrières il y a l’ancien maire (de gauche) de Campbon Jean-Pierre Maisonneuve, Jacky Martin – président de l’association et ancien adjoint au maire de Campbon – ou encore Gildas Chevalier, secrétaire de l’association. 

Dans le bureau on trouve aussi Yvan Chardron, retraité de la fonction publique et candidat en 2014 sur la liste divers gauche de Janick Tatard, Robert Bioteau, médecin généraliste à la retraite et militant associatif passionné d’histoire à Prinquiau, René Notté, médecin généraliste à Savenay, Marie-Paule Cléder, elle aussi candidate sur la liste divers gauche de J. Tatard et coordinatrice locale du Secours Catholique, Monique Poisbeau, militante à la CFDT et chargée de permanences locales pour ce syndicat historiquement proche du PS.


On y trouve aussi Denis Berthiau, maître de conférences en histoire du droit à l’université Paris-Descartes, et coauteur injustement méconnu d’une tribune libre dans Libération. Il y appellait à voter une loi qui autoriserait les médecins à mettre fin aux patients en dernière extrémité pour qu’ils souffrent moins. 

Il nomme cela  « médecine humaine et responsable ». Il avait été désigné par les militants PS comme leur candidat aux municipales de Savenay. 

 Il s’est trouvé face à une liste dissidente de gauche (celle de Janick Tatard ). Le maire sortant (SE) a été réélu dès le premier tour.



L’association compterait 50 adhérents en février 2016, dont un certain nombre de militants encartés dans diverses formations de gauche, selon nos informations. 

La municipalité de Savenay et la communauté de communes Loire et Sillon lui ont mis à disposition des salles.
(à suivre)


Louis Moulin
Photo : DR [cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

ET AUSSI


A Saint-Brévin, un "élan de générosité extraordinaire" pour les migrants arrivés de Calais

Dans la station balnéaire de Saint-Brévin en Loire-Atlantique, trois mois après des manifestations anti migrants, bénévoles et demandeurs d'asile se réjouissent de la solidarité mise en place pour la "meilleure intégration possible" des réfugiés venant de Calais.

  • FB avec AFP
  • Publié le , mis à jour le
La belle intégration des migrants accueillis à Saint-Brévin en Loire-Atlantique © LOIC VENANCE / AFP
© LOIC VENANCE / AFP 

La belle intégration des migrants accueillis à Saint-Brévin en Loire-Atlantique


 
 
J'habite à Saint-Brévin" : dans une petite salle du centre de vacances d'EDF transformée en classe de français, le jeune homme, penché sur son cahier d'écolier, apprend à se présenter, en compagnie de quatre autres résidents et de trois "professeurs" bénévoles.
En quelques mois, avant leur sortie du centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Saint-Brévin, prévue fin avril, les élèves devraient avoir toutes les clés en mains pour "se débrouiller dans la vie courante", assure Marie-Thérèse Briand, à la tête de l'équipe de 120 bénévoles dispensant ces cours de langue.

"Au départ, on pensait faire une séance par semaine par groupe, mais on a eu tellement de bénévoles qu'on peut en proposer trois. C'est un élan extraordinaire !", s'exclame-t-elle.

Elle y voit une "volonté de démontrer qu'à Saint-Brévin il y avait cette solidarité", en réponse aux manifestations hostiles avant le démantèlement de la "jungle" de Calais. Des coups de feu tirés début octobre contre le futur CAO avaient mis la station balnéaire de 13.000 habitants sous les feux de l'actualité.  

Ancien entraîneur du Stade Malherbe de Caen, coach pendant quinze ans en Afrique, Pascal Théault a mis entre parenthèses son congé sabbatique pour rechausser les crampons. 
 
Trois matins par semaine, il foule la pelouse synthétique du club de football local aux côtés des demandeurs d'asile afin d'"oeuvrer à leur bonne intégration".

"Come on, well done"


"Ma motivation a décuplé quand j'ai vu ce qui se passait", déclare-t-il, jetant un oeil à la vingtaine de joueurs se faisant des passes, encouragés par les "Come on" ou "Well done" de son "adjoint" Franck.
"On n'en fera pas des joueurs de foot, mais ils sont très motivés. On a bien sûr des règles, de la discipline : il faut être à l'heure, gérer l'équipement qui n'a pas coûté un centime puisque les tenues, les ballons ont été donnés", souligne l'entraîneur.
Au coup de sifflet, le matériel est rangé. Tout le monde enfourche son vélo pour rejoindre le centre situé à quelques encablures de l'océan et partager un thé dans la salle commune, dont les murs sont en partie couverts de coupures de journaux, de photos et même d'une dédicace de l'entraîneur d'Arsenal, Arsène Wenger.

"Ma vie a changé"


Après plusieurs mois dans la "jungle", les 47 résidents âgés de 20 à 37 ans, majoritairement Soudanais, mais aussi originaires d'Érythrée, d'Afghanistan ou de Birmanie pour l'un d'eux, "ont pu se poser et se reposer" depuis leur arrivée le 24 octobre, note Irène Petiteau, directrice de l'association Trajet, qui gère le CAO pour le compte de l'État.

"Quand j'étais à Calais, on n'avait même pas d'endroit où prendre une douche. Ici, on nous a donné une chambre, j'ai dormi dans un lit, on peut cuisiner", abonde Nassir, Afghan de 28 ans, "reconnaissant et heureux".
  "Beaucoup de gens nous disaient : "Les Français ne sont pas bons, ils sont racistes, n'aiment pas les réfugiés". Mais j'ai vu beaucoup de personnes ici autour de nous et, jour après jour, ma vie a changé. 
 
Nous avons commencé à oublier notre peine et nos problèmes", poursuit le jeune homme après avoir lu un poème aux bénévoles venus présenter leurs voeux de bonne année. 
Après avoir rêvé d'Angleterre, Nassir et Motawakil n'imaginent pas un futur ailleurs qu'en France. Le premier aimerait "aider les autres comme on nous a aidés".
 
Le second se verrait bien "docteur, ici à Saint-Brévin".

Tous les résidents ont déposé leur demande d'asile avant Noël. S'ouvre une nouvelle phase, "l'attente", qui pourra être longue, même si leur statut de réfugié est accepté, observe la directrice.

Source:    http://france3-regions.francetvinfo.fr/