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vendredi 27 janvier 2017

SILENCE ÉPOUSTOUFLANT DE NOS MÉDIAS ?

27 janvier 2017



Ségolène Royal, Jean-Yves Le Drian et Bernard Cazeneuve, soupçonnés d'irrégularités.

Ségolène Royal, Jean-Yves Le Drian et Bernard Cazeneuve auraient utilisé quelque 300 millions d'euros de fonds publics de manière irrégulière. 

La Cour des comptes va se pencher sur leur cas le 20 février lors d'une audience publique.

Ségolène Royal, Jean-Yves Le Drian et Bernard Cazeneuve sont dans le viseur de la Cour des comptes. 

Selon une information du Canard enchaîné, ces trois ministres auraient utilisé environ 300 millions d'euros de crédits budgétaires «hors du contrôle d'un comptable public, seul habilité à manier l'argent de l'État».


Une information confirmée par la Cour des comptes qui explique avoir été saisie par le procureur général de l'institution «au terme d'une enquête menée sur certaines pratiques budgétaires en 2014 et 2015» pour des faits constitutifs d'une «gestion de fait», soit «le maniement des deniers publics par une personne qui n'est pas un comptable public».


Les deux réquisitoires du procureur portent sur «des financements relatifs à l'enveloppe spéciale transition énergétique confiée à la Caisse des dépôts et consignations» et «une enveloppe confiée au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir (PIA)».

Concrètement, Ségolène Royal est accusée d'avoir pris en 2014 «quelques libertés dans la gestion d'une enveloppe de 1,5 milliard allouée au financement de mesures de transition énergétique», explique le Canard enchaîné.

La Caisse des dépôts, sur ordre de la ministre, aurait ainsi déboursé 19,7 millions d'euros en faveur de 23 préfets de région. 

Un versement de 40 millions d'euros a aussi été effectué sur «un compte de tiers» tandis que 20 millions ont été payés directement à l'Agence nationale de l'habitat. 
 
La ministre de l'Environnement «n'est accusée d'aucune malhonnêteté, mais d'irrégularités dans l'usage des fonds», précise le journal.


Quant à Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, il aurait, avec le soutien de Bernard Cazeneuve, à l'époque secrétaire d'État au Budget, «puisé dans le programme d'investissements d'avenir (PIA) pour boucler son budget 2013», affirme le Canard enchaîné.  

Pour cela, les ministres auraient attribué au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives 1,3 milliard d'euros provenant du PIA, et le CEA aurait ensuite remboursé 212 millions d'euros au ministère de la Défense qui ont été affectés «à la force de dissuasion nucléaire».

Une audience publique le 20 février

La Cour des comptes assure que ces faits ne remettent pas en cause «l'intégrité personnelle des personnes concernées». 

Elle tiendra toutefois une audience publique le 20 février prochain pour statuer sur les suites à donner «à ces réquisitoires».

Contrairement à ce qu'affirme le Canard enchaîné, elle ne décidera pas, lors de cette séance, du renvoi de ces ministres devant la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF), une juridiction administrative qui lui est associée. 

La CDBF est en effet une «juridiction financière devant laquelle les ministres ne peuvent pas être déférés», précise-t-elle dans un communiqué.

source    http://www.citoyens-et-francais.fr/2017/01


ET AUSSI


La désinformation : lorsque la presse trahit sa mission

Christian Vanneste


Les médias, la presse devraient informer. On a longtemps distingué d’ailleurs les journaux d’information et ceux d’opinion. Lorsqu’on lisait l’Action Française, on savait qu’il s’agissait d’un quotidien monarchiste et qu’il ne donnait pas aux événements, la guerre d’Espagne, par exemple, le même sens que l’Humanité. 
D’autres journaux étaient moins faciles à classer. Leur orientation dépendait de leurs propriétaires et se faisait plus discrète, ce qui rendait l’influence plus sournoise et sans doute plus efficace. Aujourd’hui, cette distinction a pratiquement disparu.
 Mais la domination de la pensée unique, la formation « à gauche toute » des journalistes, et l’acquisition des organes de presse par des « patrons » qui s’affirment dans le vent tout en contribuant à le faire souffler dans une seule direction, se combinent pour faire de notre presse un outil de désinformation plutôt que d’information. 
C’est évidemment d’autant plus vrai en région, lorsque l’opinion est à la merci d’un journal qui détient quasiment un monopole.

C’est ainsi que ce matin, j’ai découvert avec surprise à l’avant-dernière page de La Voix du Nord de ce jour que le fait à retenir du 24 Janvier 2006 était ma condamnation pour avoir injurié les homosexuels. Pour quelle raison ce choix ? Sans doute le « journaliste » qui l’a opéré avait-il des motivations subjectives. Peu importent son intérêt pour cette question et son hostilité à mon encontre. 
La déontologie professionnelle exigeait de lui qu’il vérifiât la vérité de cette « information », et qu’il mesurât les conséquences juridiques de ce rappel ancien de 10 ans. Il se passe des choses en 10 ans… Il se passe notamment que la Cour de Cassation, la plus haute juridiction en matière pénale, a annulé cette condamnation le 12 Novembre 2008, sans renvoi, ce qui signifiait la nullité de la décision sur le fond. 
Des opinions, même désagréables pour certains, ne sont pas des injures. C’est une jurisprudence constante de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. J’avais tout simplement été fort mal jugé. Je n’ai jamais été condamné, donc, et c’est celui qui affirme le contraire, comme vient de le faire le quotidien nordiste, qui pourrait l’être pour diffamation, puisque ses lecteurs vont penser que j’ai été bel et bien sanctionné par la Justice. Récemment, j’ai obtenu la condamnation de Frédéric Mitterrand, qui avait également parlé de la mienne, en l’occurrence inexistante, dans son livre « la Récréation ». 

Ce qui est drôle dans cette affaire, c’est que je puis, moi, désormais, évoquer cette condamnation de M.Mitterrand sans risque. Elle est un fait !
Dans cette atteinte sournoise à la démocratie, j’ai sans doute été davantage victime que nombre d’élus ou détenteurs de pouvoirs qui se sont livrés à des abus de biens sociaux, des détournements de fonds, ou des comportements scandaleux. D’abord parce que le terrain sur lequel je me battais n’était pas celui de l’intérêt personnel, mais celui de la pensée, qui est de moins en moins libre dans notre pays. 

Ensuite, parce que cette prétendue condamnation de 2006 avait visé des propos tenus en Décembre 2004 dans l’hémicycle de l’Assemblée qui auraient dû être protégés par l’immunité parlementaire. Pourquoi cette protection légitime n’a-t-elle pas joué, alors qu’elle garantit la liberté de parole des représentants du peuple, selon la tradition des Tribuns de Rome ? Parce que je les avais répétés, interrogé notamment… par la Voix du Nord. La presse avait globalement applaudi à mes ennuis judiciaires au mépris de sa vocation légitime qui est de défendre la liberté et la diversité de la pensée. 

Certains journalistes se font commissaires politiques ! Enfin, hérétique et relaps, non contente d’avoir joué ce rôle peu digne de sa mission, la voilà qui récidive ! Sur internet, il aurait été possible d’effacer l’erreur. 
La diffamation sur papier va subsister tant que l’on conservera un exemplaire ou une copie de cet article. J’ai donc demandé à mon avocat d’entamer une action.
Un dernier mot : le texte de l’articulet de ce matin est non seulement diffamatoire mais totalement malhonnête. 
Sa concision ne laisse place à aucune explication, à aucune précision. On retient la condamnation, l’injure et les homosexuels. Il se trouve que mon raisonnement tendait justement à distinguer les personnes que l’on ne doit pas injurier et les comportements que l’on peut parfaitement ne pas aimer. 

On n’injurie pas un comportement, on l’évalue suivant un jugement moral, qui doit être libre. En l’occurrence, reprenant une formule de Voltaire, et m’appuyant sur un raisonnement kantien, j’avais seulement dit qu’un comportement, qu’on ne peut universaliser sans poser quelque problème à l’avenir de l’humanité, est moins bon que celui qui peut l’être. 
Il y a eu des juges pour condamner momentanément cette considération de bon sens, et d’autres, au plus haut niveau, pour effacer définitivement cette condamnation au point de rendre son rappel condamnable. 

Il y a enfin des journalistes qui, soit par manque de sérieux, soit en raison de leurs préjugés font mal leur travail.

http://www.ndf.fr/poing-de-vue/26-01-2017