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dimanche 8 janvier 2017

POLICE : DEUX POIDS ET DEUX MESURES ?


Trois policiers roués de coups à Bobigny


ACTUALITÉ


Trois policiers ont été roués de coups après avoir tenté de procéder vendredi soir à des contrôles d’identité dans un hall d’immeuble à Bobigny, où 10 jeunes ont été interpellés.
Vers 20 heures, ces policiers « contrôlaient des jeunes qui semblaient consommer des stupéfiants dans un hall d’immeuble quand ils ont été roués de coups », a indiqué à l’AFP une source proche de l’enquête.

Une policière a été gravement blessée au niveau de l’oeil. 

Dix jours d’incapacité totale de travail (ITT) lui ont été prescrits, dans l’attente d’examens complémentaires. 

Les deux autres fonctionnaires, blessés à la jambe et au visage, ont eu 15 et 10 jours d’ITT.
Dix jeunes hommes âgés de 16 à 21 ans ont été interpellés. 
Leurs gardes à vue ont été prolongées de 24 heures samedi soir, a indiqué le parquet. 

La sûreté départementale a été saisie de l’enquête.

ET AUSSI


Migrants à Paris: MSF dénonce "harcèlement" et "violences policières"

 
Médecins sans frontières (MSF) a appelé samedi les autorités à faire cesser « le harcèlement et les violences policières » contre les migrants dans la rue à Paris, dénonçant des « pratiques inacceptables » qui « mettent en danger » leur vie en plein hiver.


Dans un communiqué, l’ONG « dénonce la systématisation des violences policières qui ciblent les centaines de migrants parisiens en errance dans la capitale ».

 « Les policiers harcèlent les migrants en leur confisquant leurs couvertures, utilisant parfois des gaz lacrymogènes pour les disperser, allant jusqu’à leur interdire de s’asseoir dans la file d’attente du centre humanitaire de La Chapelle où ils attendent une place d’hébergement », a affirmé MSF.

 
« Ces pratiques inacceptables mettent en danger la vie des migrants: les équipes de Médecins sans frontières ont dû prendre en charge huit personnes proches de l’hypothermie ».

Pour Corinne Torre, coordinatrice de programmes à MSF, « en plein coeur de l’hiver, les pouvoirs publics devraient être en mesure de fournir des places d’hébergement à tous les migrants, en urgence ».
 Les forces de l’ordre se livrent à l’inverse à « une tentative dérisoire de soustraire cette population en détresse à la vue du public », a-t-elle accusé, jugeant que « ce déni de réalité par la violence doit cesser ». 

LIRE AUSSI - À Paris, un «centre de premier accueil» déjà dépassé par l’afflux de migrants


Le centre parisien « de premier accueil » a ouvert le 10 novembre. Plus de 2000 hommes seuls y ont été hébergés depuis lors pour une durée de cinq à dix jours, mais il affiche complet.

 L’État et la Ville de Paris ont promis 200 places supplémentaires. 
Quant aux interventions de la police, elles sont destinées à « éviter la reconstitution de campements », expliquait cette semaine une source policière.

 Le centre a été mis en place précisément pour mettre fin au cycle qui a vu s’enchaîner la création et le démantèlement d’une trentaine de campements dans le nord de la capitale depuis l’an dernier.

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