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mercredi 18 janvier 2017

NÉO-FEMINISME ET DÉFINITION DU HARCÈLEMENT ???:

Draguée par un technicien d’Orange, elle le fait licencier

Publié le 17 janvier 2017 - par
 

Imaginez-vous faire un compliment à une femme et perdre votre travail pour cela ? 

C’est ce qu’a vécu un jeune technicien informatique, confronté à une féministe enragée.

 C’est sous forme de récit que j’ai choisi de traiter l’histoire. Les éléments de l’affaire et les propos prêtés aux personnages sont néanmoins exacts.

Appelons-le Valentin, comme le patron des amoureux. Valentin est un jeune homme d’une trentaine d’années, il travaille comme technicien chez Orange à Paris. 

Vous savez, ces gars qui viennent vous installer le réseau ou vous dépanner quand vous en avez besoin.

Ce lundi 16 janvier, lui et son collègue sont envoyés pour réparer le réseau défectueux de quelqu’un. C’est une jeune femme aux cheveux roux qui leur ouvre. Valentin qui – comme beaucoup d’hommes, dont l’auteur de ces lignes – apprécie les jolies rouquines, se retrouve subjugué.


L’opération est bien vite terminée, le réseau fonctionne à merveille. La cliente les congédie : pas un sourire, pas un mot gentil. Malgré tout, Valentin est charmé : c’est qu’il aime bien les filles un peu farouches, comme tout homme digne de ce nom.
 La pomme au sommet de l’arbre nous fascine bien plus que celle, tellement accessible, qui pend à la plus basse branche.
Son collègue remarque l’air troublé de Valentin et commence à plaisanter : « alors, elle t’a tapé dans l’œil, hein ?« . 
 Oui, elle lui a tapé dans l’œil, c’est le moins que l’on puisse dire.

 Mais Valentin est timide : il n’a jamais été bon en drague et on le dit plutôt maladroit. Il voudrait tant revoir cette fille pour lui dire qu’elle lui a plu ; mais il n’ose pas y retourner et le lui dire en face, comme son collègue le lui suggère.    Soudain, Eurêka ! 

Il se souvient qu’il a son numéro de téléphone portable. Pourquoi ne pas lui écrire un SMS ? Si elle répond, tant mieux. Et si elle ne le fait pas, il ne risque rien après tout…

Après de longues minutes de tergiversations et de changements d’avis, il se décide enfin. 

« Rebonjour, c’est le technicien d’Orange. Juste pour vous dire que vous étiez très jolie et que vous aviez un très beau sourire. Voilà, désolé pour la gêne« . 

Son collègue secoue la tête de manière mécontente : « il n’arrivera à rien avec un tel message » pense-t-il, mais il se rassure néanmoins : « bon, il se prendra un râteau et c’est tout, c’est pas comme s’il risquait la prison« . 


Tout content de sa bravade, Valentin invite le collègue à boire une bière au bistrot du coin de la rue en attendant une réponse à sa missive.

Pauvre petit ! Dans quelle galère tu t’es mis ! Quel ange, quelle sainte icône te protégera de la foudre que tu as déchaînée…

Vous pensez que cette imprécation était exagérée ? Attendez de lire la suite…


Buffy Mars (oui, c’est un pseudo, je ne connais pas son vrai nom) est une jeune femme de 22 ans. Community manager, elle parle anglais parfaitement, ce dont elle est fière. 

Tout comme elle est fière de sa chevelure rousse. 
C’est aussi une blogueuse marxiste et anticapitaliste (je rappelle qu’elle est community manager et qu’elle a étudié la finance). 

Mais elle est « féministe avant tout » comme l’indique son blog. Elle est pour le mariage gay, pour la parité et tout ce pour quoi il est bon d’être engagé. 

Son facebook et son twitter sont pleins de messages féministes et anticapitalistes.


Lorsque, ce soir du 16 janvier, elle entend bipper son téléphone, elle tombe des nues en voyant qu’on lui a écrit : « Rebonjour, c’est le technicien d’Orange. 
Juste pour vous dire que vous étiez très jolie et que vous aviez un très beau sourire. Voilà, désolé pour la gêne »

Ce sale chien, ce machiste, cette raclure phallocratique a cru qu’il avait une chance de lui plaire, à elle, à l’implacable Buffy Mars grande féministe devant l’Éternel ? Il faut lui rabattre le caquet, au nom de toutes ces femmes harcelées, battues, violées, et parfois tuées par ces salauds d’hommes.

La colère se mêle à la crainte. Buffy (qui n’a pourtant pas peur des vampires) se précipite pour fermer la porte à double-tour et tire les volets. Lumières éteintes, interphone débranché, elle s’emmitoufle dans sa couette et attend, le cœur battant, quelque bruit suspect ou quelque signe d’effraction. 

C’est qu’elle a eu peur de ce grand dadais qui connaît son adresse et pourrait repasser à l’improviste pour lui faire ce que les migrants de Cologne… non, il ne faut pas y penser… les migrants sont juste dans une misère sexuelle à cause du traumatisme que représente le fait de quitter son pays. 

Mais ce chien de technicien blanc et poli au sourire timide est juste un machiste qui s’est cru beau et qui a pensé pouvoir séduire.    Non, point de pitié, il faut le briser.

Le briser, oui. C’est ce à quoi l’implacable Buffy se résout. Elle décide d’appeler le service de réclamations d’Orange et de se plaindre de ce « harcèlement » qui l’a fait se sentir « mal à l’aise ». 
Orange lui promet de sanctionner le jeune homme. 

Mais cela ne suffit pas à la manager anticapitaliste qui, dès le lendemain, décide de publier cette histoire sur les réseaux sociaux et de lancer un hashtag #HarcèlementDomicile sur twitter.

Elle consulte même plusieurs juristes qui lui disent que le comportement du jeune homme était « tout à fait illégal » (sic) et que ce dernier peut être tout simplement viré. 

Cela ne fait pas sourciller la jeune femme: « C’est à Orange d’appliquer la sanction qui sera jugée nécessaire, je n’ai pas à le commenter » déclare-t-elle au micro de 20 Minutes.

Twitter s’enflamme. Les internautes sont partagés entre la colère et la moquerie. « Étonnée d’avoir été complimentée par un homme, elle y a vu du harcèlement. 

C’est qu’elle ne doit pas avoir l’habitude » déclare un internaute furieux. « Vous brisez la vie d’un homme juste pour faire le buzz et faire parler de vous » renchérit une autre. 

Les blagues foisonnent également:
 « Le coiffeur m’a touché les cheveux, j’ai appelé la police et j’ai porté plainte pour harcèlement » lit-on sur twitter.

Cela ne semble pas affecter la jeune femme qui dit « ne pas regretter » ce qu’elle a fait. « J’ai des copines qui ont subi la même chose et qui n’osent pas en parler ou porter plainte, c’est aussi pour elles que je l’ai fait » se justifie-t-elle devant les journalistes qui l’ont contactée face au bruit qu’avait suscité l’affaire.

Et Valentin ? Il est fort probable qu’il soit allé pointer chez Pôle Emploi, ce matin. 

Du moins Orange, interrogé à ce sujet, n’a daigné répondre ni aux questions des journalistes de 20 Minutes, ni à celles des internautes, ni aux miennes. 

Souhaitons à ce jeune homme de retrouver bien vite du travail et de rencontrer une femme qui ne soit pas contaminée par cette gangrène néo-féministe qui fait confondre la galanterie avec le harcèlement et la courtoisie avec la perversité.


Nicolas Kirkitadze

source:   http://ripostelaique.com/