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dimanche 29 janvier 2017

LAÏCITÉ, C' EST POUR MIEUX VIVRE ENSEMBLE ?

Justice. La langue française devient un motif de discrimination

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27/01/2017 – 19H00 Paris  (Breizh-info.com) – Il est désormais interdit de pratiquer la discrimination vis à vis d’un individu sur la base de critères linguistiques.  

C’est ce que préconise la loi de modernisation de la justice. Le changement, discret, de l’article 225 du code pénal introduit la notion de discrimination linguistique en faveur des étrangers ne parlant pas français.
La loi dite de “modernisation de la justice” instaure une véritable préférence étrangère en France. Pour la première fois, il est en effet établi comme discriminatoire d’opérer «toute distinction entre les personnes morales sur le fondement […] de la capacité à s’exprimer dans une langue autre que le français». Comprenez langue étrangère et/ou langue régionale.

Concrètement il est désormais interdit de refuser la vente d’un bien ou la location d’un appartement à un individu sous prétexte qu’il ne parle pas français. 

Le français, vendeur, employé ou fonctionnaire doit désormais s’adapter et être en mesure de communiquer avec l’étranger, et, le cas échéant se payer les services d’un traducteur en bambara, en zulu ou en afghan pour pouvoir conclure un contrat. 

En cas d’infraction au texte les français encourent 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
Avec cet article, c’est un outil supplémentaire qui est offert aux officines dites “anti racistes” contre les citoyens français. Loin d’être anecdotique le texte s’inscrit dans un mouvement de fonds.

Depuis plusieurs années le législateur, quelle que soit la coloration politique de la majorité, n’a de cesse de créer des textes d’exceptions au profit de minorités. 
Sont ainsi créées des circonstances aggravantes au nom du racisme, de l’antisémitisme, de l’orientation sexuelle ou du sexisme. 

Se détachant progressivement de la loi comme texte à portée impersonnelle et générale, le droit français est de plus en plus soumis aux exigences idéologiques et communautaristes et cela toujours au détriment de la majorité.

En plus d’être nuisible au justiciable français, ce texte sera très difficile à appliquer et risque d’être coûteux puisqu’il induit le recours systématique à des traducteurs devant un appareil judiciaire déjà en manque de moyens.

Seule exception :  le champ professionnel. La loi prévoit en effet un aménagement possible s’il est, dans le cadre de l’entreprise, «une exigence essentielle et déterminante» obligeant les employés à manier le français et une langue étrangère.

Question qui intéressera la Bretagne, : les locuteurs bretons refusant de louer un appartenant à un individu ne parlant que le swahili seront ils eux aussi condamnés ?


Crédit photo : DR [cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine