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mardi 31 janvier 2017

HAMON ET LE " REVENU UNIVERSEL " ???

par ,

Le revenu universel ou le stade suprême de l’étatisme




Pour Lénine le communisme devait être le « stade suprême du socialisme », une société « multilatéralement développée » dans laquelle tous les gens seraient parfaitement égaux. 

Il avait même envisagé à un moment donné le même revenu pour tous, solution idéale pour niveler parfaitement la société et la soumettre à l’Etat et au Parti. 

Certains, en France, sont en train de suivre les préceptes léninistes.

Ce n’est pas étonnant si Benoît Hamon et l’économiste Thomas Piketty se sont emparés de cette proposition du « revenu universel ».

 Le premier est politique digne des « grandes heures » du socialisme français, héritier du mitterrandisme, perdu dans le brouillard de l’Histoire et complètement à contre-courant de l’évolution du monde. 

Le deuxième est un économiste égalitariste qui s’efforce de perpétuer l’anticapitalisme marxiste en voulant taxer encore plus ceux qui créent les richesses.

Une idée de Friedman ? Non, une tromperie sur la marchandise

C’est plus étonnant par contre de voir des « pseudo-libéraux » défendre l’idée que l’Etat distribue le même revenu pour tous. Il n’y a pas de proposition plus étatiste que celle-ci. 

Tout d’abord, il s’agit d’une tromperie sur la marchandise. 

Contrairement à ce qu’affirment ces « pseudo-libéraux », il ne s’agit pas du tout d’une idée libérale qu’ils attribuent à tort à Milton Friedman

Ce dernier proposait l’impôt négatif qui n’a rien à voir avec le revenu universel,. Ensuite, le coût serait de l’ordre de 480 milliards d’euros (pour un revenu de 785€ par mois, variable bien sûr selon la somme allouée à chacune qui varie selon défenseurs du « revenu universel »). 

Un coût totalement irréaliste et insupportable pour les contribuables car ce sont eux qui vont le payer. 

Ce sera d’ailleurs d’une part, une manière d’encourager les départs à l’étranger de ceux qui vont payer pour ce « revenu universel » et, de l’autre, un énorme appel d’air pour des immigrés qui voudront profiter du système.

A l’époque d’Uber et d’Airbnb le revenu universel est un anachronisme

Nous l’avons déjà dit : le « revenu universel » c’est l’assistanat universel. 

Une manière de décourager les individus de se prendre en main et tenter la réussite par le travail. C’est exactement le contraire de ce qu’il faudrait faire. 
A l’époque d’uBer et d’Airbnb, du low cost et des start-up, cette proposition est une absurdité. 

C’est la désétatisation du pays qui va le sortir de la crise économique et non pas l’aggravation de l’emprise de l’Etat. Il faut libéraliser le marché du travail, donner de l’air aux entreprises, faciliter le développement des start-up et encourager la concurrence loyale. 
C’est justement le libre choix et la liberté qui permettent aux individus de s’en sortir et non pas leur prise en charge.
 Il faut les encourager à créer d’autres Uber et à devenir des Elon Musk de l’entrepreneuriat car les ravages de l’assistanat sont déjà trop bien connus pour les répéter. 

Ceux qui proposent un revenu sont, ou bien des idéologues comme Lénine, ou bien des inconscients utopistes.


ET AUSSI


Il faut plus de société civile et moins d’Etat, d’argent public et de politiques


Malgré leur omniprésence dans les médias, les Français rejettent massivement les politiques. Le gaspillage d’argent public, l’étatisme et les affaires aggravent cette méfiance. Et si l’on écoutait plus la société civile ?

Les politiques sont omniprésents dans les médias. Il n’y a presque pas d’émission - même de divertissement - sans qu’au moins un des invités ne soit un personnage politique, de gauche, de droite ou des extrêmes… C’est une particularité bien française. 

Ni en Allemagne, ni au Royaume-Uni et encore moins en Amérique, les politiques ne squattent autant les plateaux de radio, de télé ou les couvertures des magazines. 

Et pourtant, quel paradoxe ! Malgré leur omniprésence dans les médias, les Français les rejettent massivement. 

Selon le baromètre de la confiance réalisé par le Cevipof et publié il y a quelques jours, pour 89 % des Français sondés, les responsables politiques « ne se préoccupent pas de ce que pensent les gens comme nous » ; pour 75 %, ils sont « plutôt corrompus » ; 40 % des personnes interrogées éprouvent de la « méfiance » en pensant à la politique et 28 % du « dégoût » ; seules 11 % d’entre elles ont « confiance » dans les partis et près des trois quarts (70 %) estiment que « la démocratie ne fonctionne pas bien en France ».

Le Bundestag interdit aux députés l’embauche des membres de leur famille

Ce sondage a été réalisé avant l’affaire Fillon qui ne fait qu’aggraver cette perte de confiance. 

Les réactions de l’ancien Premier ministre aux révélations du Canard enchaîné confirment d’ailleurs les résultats du baromètre de confiance des Français envers les politiques. Il existe clairement un fossé entre les politiques (ou l’establishment) et le peuple.

 Malgré quelques changements ces dernières années, ceux qui vivent de l’argent public ne réalisent pas à quel point ils méconnaissent le fonctionnement de la société. La preuve, cette situation – légale – d’embaucher un membre de la famille dans leur équipe.

 Avec la possibilité de le payer jusqu’à 4 700 euros par mois. Combien de Français dans le privé n’aimeraient-ils pas travailler avec quelqu’un de leur famille ? 

Entre les cadres qui font 50 heures par semaine et les chefs d’entreprise qui prennent des vacances une fois tous les trois ans, nombreux sont ceux qui aimeraient embaucher à leurs côtés des épouses ou des enfants. 

Au même moment, on apprend que la taxe d’habitation pourrait augmenter jusqu’à 60 % pour les résidences secondaires à Paris !

 Or, il s’agit souvent des appartements dont profitent les enfants et les petits-enfants pour la période des études supérieures…

Les politiques français devraient s’appuyer sur la société civile

Les élus profitent de la situation et le font sans se rendre compte des dégâts qu’ils provoquent. Car il s’agit bien d’un privilège, qu’il s’agisse d’un emploi fictif ou non (cette pratique est d’ailleurs interdite en Allemagne !). 

Un privilège financé avec l’argent public.

 Le contexte est encore plus grave pour François Fillon car il a mis sa campagne sous le signe de la transparence et de la vérité. 
Ça ne sert à rien de condamner le populisme extrémiste si l’on n’a pas conscience du fait que c’est justement ce genre de comportement qui l’alimente.

 Lorsque les Français ont pris connaissance, dans le passé, des turpitudes de plusieurs anciens présidents de la République, des magouilles de certains anciens ministres auprès du fisc, des condamnations des élus, lorsqu’ils voient qu’un autre candidat, M. Macron, est soupçonné d’avoir utilisé l’argent public pour sa campagne, il ne faut pas s’étonner qu’ils votent pour les extrêmes. 

Les arguments pour les discours populistes ne manquent pas et semblent se multiplier. Et ils sont vrais dans leur grande majorité.

 Aux Etats-Unis, Donald Trump avait fait campagne aussi en dénonçant les connivences entre la fondation des Clinton, l’argent public, l’administration et des chefs d’Etat étrangers. 

Or, on vient d’apprendre que cette fondation va être dissoute ce qui montre que les accusations de Trump étaient fondées.

C’est à la société civile de prendre les choses en main.

 Il faudrait que les politiques s’entourent plus de membres la société civile qui pourraient constituer de vrais remparts à certaines dérives et des sources d’inspiration pour des réformes. 

Quand seulement 11 députés sur 577 sont (ou ont été) chefs d’entreprise, mieux vaudrait prendre dans son équipe des connaisseurs du secteur privé et des vrais problèmes qui préoccupent les Français.

 En gros, plus éloignés des médias et plus proches des réalités.


 Source:   http://fr.irefeurope.org