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mercredi 18 janvier 2017

GRAND FROID ! PRIORITÉ AUX FRANÇAIS .......

18 janvier 2017



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POLÉMIQUE - Quelques jours après que Médecins sans Frontières a dénoncé "des violences policières" à l'égard des migrants, Unsa Police a répliqué ce vendredi dans un communiqué. 
Joint par LCI, le secrétaire général a dénoncé la "spécialisation" de certaines associations dans l'aide aux migrants, au détriment des "sans-abri français".
Le syndicat n'a pas tardé à répliquer. Dans un communiqué publié ce vendredi, l'Unsa Police est revenu sur les récentes accusations de Médecins sans frontières (MSF). 

Samedi dernier, l'ONG avait dénoncé "la systématisation des violences policières qui ciblent les centaines de migrants parisiens en errance dans la capitale", avant d'accuser les policiers de disperser parfois les migrants à coup de gaz lacrymogènes et de leur confisquer leurs couvertures.


.... Dans la suite du texte, le syndicat reproche à plusieurs associations, dont MSF, d'aider les "clandestins" plutôt que les "Français". 

"Alors que des dizaines de Français, quels que soient leur origine, sexe ou religion, meurent chaque année de faim, de maladie ou de froid, dans l’indifférence la plus totale, l’UNSA Police s’interroge sur la propension qu’ont ces associations à défendre en priorité les clandestins…, peut-on lire dans le communiqué.

 Commande politique, cash assuré en termes de subventions, ou les deux ?".  

... Contacté par LCI, le secrétaire général de l'Unsa Police Philippe Capon affirme que le communiqué du syndicat est une "réponse volontairement polémique", mais pas "politique". 

"La vie d’un homme, c’est la vie d’un homme. 



Je ne fais pas de différence, mais certaines associations subventionnées se sont spécialisées dans la défense des clandestins", ajoute-t-il. 

Invité de LCI dimanche dernier, le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux avait défendu le travail des policiers à Paris, affirmant que ce "que font aujourd'hui les forces de police, c'est de la mise à l'abri de personnes qui sont vulnérables". 

Le "travail" des policiers, "c'est de continuer à (le) faire, avec toute l'humanité qui est consubstantielle à (leur) responsabilité", a-t-il insisté. 

"C'est vrai, quelquefois, il peut y avoir une forme de contrainte à mettre à l'abri quelqu'un", avait-il tout de même reconnu.



ET AUSSI
  janvier 2017
Entre 70 000 et 120 000 Français vivraient dans un camping toute l'année. © Michel Fabry via FLICKR.

La Fondation Abbé Pierre estime qu'au moins 70 000 personnes vivent dans un camping à l'année. Femmes seules avec enfants, anciens SDF, ouvriers en déplacement réguliers, etc. Les profils varient, la précarité beaucoup moins. 

Le projet de loi Léonard provoque la grogne dans les rangs des associations de lutte contre le mal-logement. Le texte, déjà adopté à l’Assemblée et prochainement présenté au Sénat, prévoit d’obliger les personnes souhaitant séjourner au camping plus de trois mois à présenter une justification de domicile principal.

Pour le député UMP Jean-Louis Léonard, l’objectif est d’éviter le développement de bidonvilles et ses dérives, notamment les marchands de sommeil. 
Du côté des associations, on s’inquiète pour les habitants des campings à l’année, souvent des personnes en grande précarité qui n’ont pas de solution de repli.
 Pour elles, les mobil-homes et les caravanes sont un moindre mal.

1. Tout le monde peut être concerné

“Le camping à l’année est un amortisseur de la crise du logement, au même titre que l’hébergement chez un tiers ou le recours à une cave, explique Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre
C’est ce que nous considérons comme la zone grise du logement”. C’est-à-dire des logements qui n’étaient pas fait pour en être au départ…
Aujourd’hui, la Fondation Abbé Pierre estime qu’entre 70 000 et 120 000 personnes vivent à l’année au camping. Qui sont ces personnes ? Pour Christophe Robert, “on trouve un petit peu toutes les configurations.”

Mais il y a une constante : les accidents de la vie. “Quand on regarde les parcours, on note souvent des désescalades : avec une première perte de logement, un logement retrouvé puis souvent reperdu. Ensuite un hébergement chez des amis, dans une voiture, etc. Le camping arrive après, comme une forme de stabilité, qui n’est évidemment pas satisfaisante”.

2. Une majorité d’hommes

S’il est très difficile de réaliser des statistiques précises, la Fondation Abbé Pierre a néanmoins noté que certaines catégories de personnes étaient davantage présentes.

C’est le cas notamment des hommes vivants seuls. “Parfois des personnes qui sont là temporairement, car ils suivent un chantier”, détaille Christophe Robert. Dans le nucléaire notamment, de nombreux travailleurs précaires se déplacent de site en site pour des travaux, se logeant au camping.

D’autres habitants sont d’anciens SDF. France Poulain, architecte et urbaniste, explique dans un ouvrage consacré au camping, que ces derniers “trouvent dans les terrains de camping un lieu pour se resocialiser et surtout pour reprendre contact avec quelques contraintes. 
Il leur est ainsi possible de dormir dans des conditions plus « acceptables » que de simples cartons et ils n’ont qu’un loyer hebdomadaire ou mensuel à payer au gérant pour disposer d’un certain nombre de commodités comme l’eau chaude, l’électricité… »

“On trouve aussi des personnes âgées d’une cinquantaine d’années, qui ont perdu leur travail”, complète Christophe Robert.
 Les minimas sociaux ne leur suffisent pas à louer un appartement et couvrir tous les frais. Le camping représente un moindre mal.

3. Des jeunes précaires

Situation similaire pour de jeunes précaires. Certains sont en rupture avec leur famille, pour d’autres les parents n’ont pas les moyens de financer un logement en plus des études. “On rencontre fréquemment des étudiants dans les campings à la périphéries des grandes villes”, raconte Paul Lacoste, porte-parole de l’association Halem.

Ou encore de jeunes travailleurs. “Aujourd’hui, travailler ne protège pas de la précarité et du mal-logement, explique Christophe Robert. 
Avec l’apparition des travailleurs pauvres, les personnes concernées sont de plus en plus nombreuses.”

4. Des femmes seules avec enfants

Enfin, dernier groupe parmi les plus touchés par le logement au camping : les femmes seules avec leurs enfants. “On a vu grossir le phénomène du mal-logement chez les femmes seules avec enfants, car ce sont les ménages les plus touchés par la crise. 
Ces femmes sont aussi celles qui sont le plus touchées par la précarisation des ressources”, analyse Christophe Robert.

5. Et quelques personnes qui y vivent par choix

Autre configuration : ceux qui ont choisi le camping. « Il y a parfois un choix thérapeutique pourrait-on dire, explique Paul Lacoste de l’association Halem. Ce sont des personnes qui ne supportent plus la ville. » Même si demeure évidemment une motivation économique derrière : “ils n’ont pas pu s’offrir une maison en pleine nature… mais plutôt que d’acheter ou louer un petit appartement en ville, ils ont préféré acheter un mobil-home. »

C’est le cas de Dominique et Émilie, un couple rencontré par Rue89

 Propriétaires d’une maison, ils préfèrent la louer et vivre au camping. 

« Nous déboursons chaque mois 450 euros pour la location de la parcelle et les factures.
 Louer notre maison et prendre un mobile home nous permet de vivre tranquillement. Sans cette solution, ça aurait été plus dur », explique le couple.

Une situation qui concerne davantage des retraités aux revenus modestes.
Par Oriane Raffin