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jeudi 5 janvier 2017

FRANÇOIS HOLLANDE SUR LES PAS DE BHL ?

5 janvier 2017
hollande-irak
François Hollande, qui a annoncé avant la trêve de Noël ne pas se représenter à sa propre succession, était en ce début de semaine en Irak afin de saluer les forces armées françaises qui s’y trouvent et pour y rencontrer les principales autorités irakiennes et kurdes impliquées dans la bataille de Mossoul contre l’Etat islamique.
Pour le chef de l’Etat, qui ne mentionne pas l’islamisme, « agir contre le terrorisme en Irak, c’est aussi prévenir des actes terroristes sur notre sol »
En tout cas pas sur le sol irakien visiblement puisqu’une dizaine d’attentats ont frappé ce jour-là la population de Bagdad, faisant plus de 100 morts.

Un voyage qui suscite des moqueries…
Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes ont tourné en dérision la manière dont l’Elysée a mis en scène la visite de François Hollande avec force photographes et images martiales sur la ligne de front, à l’instar d’un Bernard Henri Lévy lorsqu’il se déplace à l’étranger. 
Certains commentateurs ont quant à eux relevé l’hypocrisie de François Hollande qui affirme combattre le terrorisme en Irak tout en soutenant la rébellion islamisée en Syrie.
… et des critiques virulentes dans l’opposition
En effet Benoît Apparu, porte-parole du candidat François Filon, a vivement critiqué le futur ex-président dont les voyages ne doivent pas masquer les échecs de sa diplomatie. 
Selon lui, l’action de François Hollande a abouti à l’éviction de la France du dossier syrien du fait de son refus de discuter avec Vladimir Poutine et Bashar Al-Assad. 
On ne relèvera pas que le gouvernement Fillon à son époque réclamait le départ du président syrien et avait fermé l’ambassade de France à Damas. 
 Certains ont la mémoire courte…
Toujours est-il que le déplacement en Irak de notre chef de l’Etat a surtout servi à cacher le récent revers de la France en Syrie la semaine dernière : un accord de cessez-le-feu a été signé entre Assad et des factions rebelles sous l’égide de la Russie, de la Turquie et de l’Iran. 
Ni les Etats-Unis, ni la France pourtant présents depuis de longs mois en Syrie n’étaient présents dans le processus de négociations !