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mercredi 25 janvier 2017

CETTE SÉCU QUI COÛTE CHER .......TRIBUNE LIBRE !

Cette Sécu qui nous coûte très cher

Publié le dans Social
 


C’est sur le champ de la Sécurité sociale que l’ironie de l’actualité confronte une nouvelle fois la cécité et l’autisme des discours officiels avec les terribles constats de la réalité. 

Malgré tous les dénis qui émaillent les propos de l’élite technocratique, l’implosion de notre Sécurité sociale, due aux limites mêmes de son organisation et de sa logique, est évidente. 


Et malgré l’évidence de cet épuisement systémique, le discours officiel n’en continue pas moins à chanter, envers et contre tout, ses bienfaits.

L’épidémie de grippe qui bloque tout

La polémique a enflé, ces derniers jours, jusqu’à devenir explosive et mettre la ministre en difficulté. 

L’épidémie de grippe sévit. 

Elle touche plus de 800 000 Français.

 La plupart d’entre eux ont été traités par leur médecin de ville.
 Mais, face à la gravité de la maladie, dans un certain nombre de cas, les malades ont terminé aux urgences des hôpitaux.

Et soudain, le pays a compris son extrême fragilité face à une épidémie dont on savait pourtant, depuis longtemps, qu’elle sévirait durement. L’hôpital public s’est bloqué en quelques jours, face à l’afflux de patients. La ministre a même demandé aux hôpitaux de repousser les opérations non urgentes.

Des mesures d’urgence pour les hôpitaux à Paris

La situation est devenue si tendue, si inquiétante, que les hôpitaux parisiens ont bénéficié d’une mesure d’exception :

On le voit, par « décision » ministérielle, les hôpitaux parisiens peuvent déroger au plafond réglementaire d’heures supplémentaires. Venant d’un gouvernement qui a prôné la négociation d’entreprise en matière de durée du travail, le moment fait sourire.

Martin Hirsch demande la suppression des complémentaires

Après avoir subi une longue grève des personnels, le directeur général de l’Assistance Publique parisienne en redemande. 
Il prône la suppression des organismes complémentaires de remboursement des soins et une « nationalisation » de la dépense de santé par l’assurance maladie. 
Il pourrait pourtant constater au quotidien le naufrage de ses services et le risque sanitaire que présente une telle mesure.

La Sécurité sociale coûte très cher

 

Rappelons quand même que ce naufrage transformé en modèle indépassable par la technostructure coûte extrêmement cher à la prospérité du pays. 

Comme le rappelle très justement le haut conseil du financement de la protection sociale dans une note publiée la semaine dernière, les employeurs français sont ceux qui participent le plus au financement de la protection sociale dans leur pays. 
Il s’agit là d’un facteur qui entrave fortement la compétitivité de nos entreprises.
On mesure aujourd’hui l’ampleur du gâchis.
 L’hôpital public est un désastre parce que ses organisateurs bénéficient d’un financement assuré et pour ainsi dire invisible. 
Ce sont les « méchants » patrons qui paient. On peut donc se permettre d’y gaspiller l’argent. 

Le problème est que ce gaspillage se fait aujourd’hui au détriment des patients et de la santé des Français.

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