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vendredi 27 janvier 2017

BRETAGNE, PLUS BELLE LA VIE ???

Agression à Trégueux (22). 

Sa victime est désormais handicapée : un an ferme requis

agression

26/01/2017 – 09H15 Saint-Brieuc (Breizh-info.com) –  


Trois ans de prison, dont un an ferme : voilà la peine requise à l’encontre d’un jeune forain ayant rendu handicapé un homme à Trégueux, après une agression en novembre 2014.

La scène – que Breizh-info avait relaté – s’était déroulée à la sortie du cinéma de la commune.

Un jeune homme de 29 ans avait passé neuf jours dans le coma, après avoir été tabassé en sortant du cinéma. 

La raison ? Il avait demandé à son agresseur – manquant de respect à tout le monde et parlant fort – de se taire pendant le film. 

De « fermer sa gueule » selon les mots relatés par le juge du tribunal de Grande Instance ce mercredi 25 janvier 2017.
 
 
 
 
 
 
 
Mal élevé, ce forain – accompagné de deux autres personnes – n’a pas supporté de se faire rappeler à l’ordre par un homme qui voulait simplement regarder tranquillement un film. 

Déchainement de coups à la sortie du cinéma, puis fuite collective voyant la victime inanimée.
Plusieurs jours de coma plus tard, il a dû faire de la rééducation au centre de Trestel. 

Des séquelles au cerveau l’ont empêché de parler pendant plusieurs mois avant de pouvoir reprendre le travail le 1er août 2016.  Sans pouvoir marcher correctement.


Le procureur – plus clément qu’à Vannes la semaine dernière où un coup de poing avec 2 jours d’ITT a valu une réquisition de 18 mois de prison dont un an ferme à un jeune de 19 ans – requiert trois ans d’emprisonnement dont un an ferme. 

Le juge rendra sa décision le 15 février.


Traduction : l’agresseur n’ayant jamais été placé en détention provisoire lors de son arrestation fin 2014, il n’ira sans doute jamais en prison si les juges validaient les réquisitions du procureur, puisqu’un an de prison ferme permet, de manière générale aujourd’hui en France depuis la réforme pénale de Christiane Taubira, de bénéficier d’un aménagement de peine.

Il devra également par ailleurs sans doute payer toute sa vie – il vit toutefois à la charge de ses parents – puisque la CPAM réclame déjà près de 145 000 € de frais médicaux.


Photo : DR
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