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samedi 21 janvier 2017

2017: LIBÉRONS LES FRANÇAIS DES SYNDICATS ......

 

Ces trois verrous qu’il faut faire sauter en 2017

Publié le dans Libertés publiques
 

Par Virginie Truyens.
Ces trois verrous qu'il faut faire sauter en 2017
cgt credits bernard blanc (licence creative commons)


Puisque le mois de janvier s’avère propice aux vœux en tout genre, présentons, tant qu’il en est encore temps, de modestes vœux politiques à l’ensemble des Français.

Pour 2017, souhaitons ainsi à ces derniers d’être enfin libérés, non seulement du totalitarisme syndical mais aussi de tous les carcans qu’on leur a funestement imposés.

Libérer les Français des syndicats

Les syndicats sont unanimement décriés pour leur faible représentativité et pour leur rigidité, ces derniers voguant continuellement de piquets de grève en blocages musclés, quand ils ne prennent pas en otage quelques braves patrons esseulés.


Les syndicats sont également critiqués pour leur archaïsme dans la mesure où ils campent depuis des décennies sur des positions, tantôt marxistes, tantôt anarchistes, qui vont, en tout état de cause, manifestement à l’encontre de ce qui pourrait créer ou, du moins, sauver des emploi en France.
 
 
Malheureusement, ces tares inacceptables n’empêchent pas lesdits syndicats de disposer de prérogatives dont l’ampleur est considérable et bien souvent méconnue des Français.


Les syndicats gèrent, tout d’abord, plus de 130 milliards d’euros de budget sociaux (soit environ 6 % du PIB), gestion que l’on peut en toute objectivité qualifier d’apocalyptique dès lors que les deux régimes placés entièrement sous leur responsabilité, à savoir le régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco et l’assurance chômage enregistrent des déficits abyssaux.

Les syndicats élaborent, de surcroît, une part substantielle des normes sociales et du droit du travail qu’ils ont largement contribué à complexifier et à rigidifier au grand dam des patrons et des salariés eux-mêmes, lesquels rencontrent de plus en plus de difficulté pour trouver un emploi.

En somme, les syndicats constituent un obstacle manifeste à la modernisation de la France et à sa compétitivité dont il conviendrait de s’affranchir dès 2017 !

Libérer les Français des prélèvements obligatoires

La France est récemment devenue championne d’Europe des prélèvements obligatoires (cotisations sociales et impôts), ces derniers avoisinant 44 % de son PIB en 2016, soit environ 992 milliards d’euros.

Inutile d’épiloguer sur l’excessivité, la complexité et l’instabilité des prélèvements obligatoires qui font largement consensus (sauf parmi quelques irresponsables de gauche !).

Insistons, en revanche, sur les conséquences fâcheuses de tels prélèvements.

S’agissant des cotisations sociales, il est inquiétant de constater l’émergence d’un véritable mouvement de Français, dit des « Libérés » qui tentent désespérément d’échapper à l’emprise de… la Sécurité sociale
Il est tout aussi inquiétant d’observer que de nombreux indépendants périclitent dans l’indifférence générale sous le poids écrasant des cotisations du RSI.

S’agissant des impôts, on déplorera la persistance voir le renforcement de l’exode fiscal des entreprises et des ménages.

On n’aura de cesse de rappeler qu’il faut diminuer drastiquement les prélèvements obligatoires pour relancer les incitations productives des entreprises comme des ménages, lesquels acceptent de moins en moins l’idée de contribuer à l’activité économique pour, en définitive, se voir outrageusement spolié par un État déliquescent et dilapidateur !

Libérer les Français des rigidités administratives

Les rigidités administratives françaises sont si nombreuses qu’il serait vain de tenter de les énumérer de façon exhaustive. On se contentera donc de rappeler deux inepties administratives qui ont particulièrement marqué les esprits.

Commençons bien évidemment avec la fameuse doxa des 35 heures, qui constituent assurément l’une des plus belles illustrations d’intrusion étatique dans la vie économique de ces dernières décennies. Il est urgent de rendre aux entreprises et à leurs salariés le droit, qui soit dit en passant n’aurait jamais dû échoir à l’État, de définir le nombre d’heures travaillées.

Il faudrait ensuite mettre un terme au culte du repos dominical, lequel se révèle parfaitement aberrant en période de crise économique. 
Le travail dominical doit ainsi devenir la règle et être étendu à davantage de secteurs et de zones géographiques afin de créer des emploi et d’encourager la consommation de ceux qui travaillent sans relâche la semaine et qui souhaiteraient éviter les bagarres de caddies du samedi après-midi au supermarché.

Rappelons enfin que de nouvelles autorisations administratives préalables ne cessent de voir le jour, la plus récente concernant un « permis de louer » dont on s’étonne du peu de vagues qu’il a suscitées.


Virginie Truyens

Virginie Truyens est avocate fiscaliste et doctorante à l’université Paris-Dauphine.


Source: https://www.contrepoints.org/2017/01/20/278327