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samedi 31 décembre 2016

PRÉSIDENTIELLE 2017 ! POLÉMIQUE : QUAND JEAN-MARIE LE PEN FINANCE MARINE LE PEN !

 A VOUS DE JUGER  !!!


Marine Le Pen aura bien les sous de papa

>Politique|    Valérie Hacot @vhacot1 
 
|31 décembre 2016, 7h00 | MAJ : 31 décembre 2016, 14h54|51
L’embellie entre Marine Le Penet son père n’est que financière pour la campagne présidentielle.
LP/ MATTHIEU DE MARTIGNAC - LP/ PHILIPPE LAVIEILLE
Valérie Hacot @vhacot1
 

La candidate va emprunter 6 millions d'euros au microparti du fondateur du FN.

Ils ne s'adressent plus la parole et se retrouveront devant les tribunaux dès le 5 janvier. 

Mais Marine Le Pen pourra malgré tout compter sur l'argent de son père pour financer sa campagne. « Un accord constructif a été trouvé », précisait vendredi l'entourage de Jean-Marie Le Pen. 

Le directeur de campagne de Marine Le Pen David Rachline a précisé ce samedi que l'accord portait sur environ «six millons d'euros» avec «libération progressive des différentes tranches».

Le « Menhir » mobilisera à nouveau son microparti, Cotelec, pour donner un coup de pouce à sa fille. Celle-ci, à un mois de son entrée officielle en campagne, peine à lever des fonds

Notamment parce que les banques font toujours la sourde oreille.

Un donateur encombrant


C'est donc la fin de trois mois de suspense. Dès septembre (voir nos éditions du 12 septembre), des négociations avaient été engagées. Jean-Marie Le Pen fait alors savoir qu'il est prêt à mettre la main à la poche via Cotelec — dont la seule mission est de financer le FN et qui continue à le faire depuis la rupture entre le père et la fille — pour la présidentielle. 

Mais Marine Le Pen, qui souhaite couper définitivement les ponts avec son père, cherche à se débarrasser de l'encombrant donateur... 

Début décembre, le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, demande donc aux sympathisants du Front de ne plus prêter de l'argent à Cotelec — une habitude pour certains puisque ce microparti fonctionne comme une banque et rembourse les prêteurs avec des intérêts.

En lieu et place, prière de s'adresser directement au FN.

 « Du sabotage », rugit Jean-Marie Le Pen, qui ne goûte pas la perspective de voir ses donateurs écartés.

 « Cotelec peut se retrouver en faillite si les prêteurs s'en vont », moque un proche de Marine Le Pen. 

Le FN ne peut toutefois pas aller jusqu'au bout de sa logique : le parti d'extrême droite n'a en effet toujours pas trouvé de banque pour financer les 12 M€ de sa campagne. 


Il a donc été contraint d'accepter le « cadeau » de Jean-Marie Le Pen.


 Mais ce n'est pas de gaieté de cœur : « C'est sûr, on préférerait se passer de lui », confiait cette semaine Wallerand de Saint Just, le trésorier du FN.

 Source:  http://www.leparisien.fr/politique/

A savoir : 


En 1988, il crée Cotelec, un microparti qui collecte les sommes recueillies auprès des sympathisants frontistes, et auquel le FN a aujourd'hui encore largement recours pour financer ses campagnes.

Malgré l'exclusion du patriarche, le parti bénéficie toujours des fonds de l'association, en vue notamment des prochaines élections régionales, qui auront lieu en décembre


À ce titre, Cotelec versera "entre 4 et 8 millions d’euros" aux candidats frontistes, selon BFMTV

La société, dont l'adresse du siège n'est autre que la propriété des Le Pen à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), a jusque là participé au financement de toutes les campagnes du Front national. 


Ce procédé est parfaitement légal, et le micro-parti est déclaré auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).


Selon les informations de BFMTV, le Normand Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, bras droit de Marine Le Pen, s'est vu attribuer un prêt de 300.000 euros de la part de Cotelec. 


Comme lui, le nom du trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, figure également sur la liste des heureux bénéficiaires. 
Cela n'a pas empêché les deux hommes de faire partie du bureau exécutif qui a décidé de l'exclusion de Jean-Marie Le Pen la semaine dernière.


Se défaire à tout prix du patriarche

D'autres candidats aux élections de décembre ne veulent plus voir l'ombre du "Menhir" planer sur le parti d'extrême-droite. 

Pour cette raison, ils ont décidé de ne pas recourir aux prêts de Cotolec. 

C'est le cas de la petite-fille, Marion Maréchal-Le Pen, candidate en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, de Florian Philippot, mais également de Marine Le Pen. 

 En 2010, des proches de la présidente du parti ont d'ailleurs créé Jeanne, un micro-parti qui lui permet de s'affranchir de Cotelec.

Oui mais voilà : l'article 2 des statuts de Cotelec précise que l'association est "un parti politique chargé de promouvoir l'image et l'action de Jean-Marie Le Pen". 


Le problème s'était déjà posé en 2010, quand se préparait sa succession à la tête du parti

"Député européen, conseiller régional, je resterai aussi à vos côtés, tant que Dieu me prêtera vie, comme président d'honneur du Front national et bien sûr président de Cotelec", avait déjà fait savoir Jean-Marie Le Pen. 

Alors si Cotelec subsiste, et si le FN continue à s'alimenter auprès de l'association, la relève frontiste peinera à se défaire du patriarche.

 C Q F D  !