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jeudi 22 décembre 2016

LES NÔTRES AVANT LES AUTRES !!!

« Seule avec cinq enfants, ma vie de mère isolée »

Par Isabelle Sigoura     Ouest-France
 
Pascaline a une santé fragile, cinq enfants, mais plus de mari : il était violent, elle a pris le large. 

C’était il y a un an. Cabossée par la vie, elle tente de prendre un nouveau départ, quelque part en Centre-Bretagne. 

Sa priorité : faire garder ses enfants. Et c’est loin d’être simple. Témoignage.


« Je me suis retrouvée sans rien. Du jour au lendemain. Je me bats pour mes enfants. C’est mon petit train qui me fait avancer. »

  Quelque part dans le Centre-Bretagne, Pascaline (prénom d’emprunt) a tout quitté. 

Victime de violences conjugales et affectée d’une grave maladie, elle a emporté avec elle ses cinq enfants pour reconstruire une nouvelle vie. 

Difficile de repartir à zéro et de conjuguer vie professionnelle et vie familiale.


 Aujourd’hui Pascaline recherche désespérément des solutions pour la garde de ses enfants.
« Il fallait prendre une décision et vite. »

« Mes cinq enfants, je les ai tous désirés. Les premières années de mon mariage tout allait bien. » 

Pascaline plante le décor. Maladie, emploi… Les accidents de la vie s’enchaînent. Et tout bascule. 

C’était il y a un an. « Mon mari est devenu violent. J’étais gravement malade. Si je venais à disparaître je me suis demandé ce qu’allaient devenir mes enfants », raconte Pascaline. « Il fallait prendre une décision et vite. »


Au mois d’août, c’est chose faite. Pascaline quitte le domicile conjugal. Et déménage. Dans une maison vide. 

Dans cette maison aux murs blancs et aux installations sommaires, seul un petit sapin de Noël est là pour émerveiller les enfants. « L’association Saint-Vincent-De-Paul m’est venue en aide. Elle m’a fourni des meubles, de la vaisselle… Et un carton de jouets pour les enfants. » 
 Rien de superflus dans la maison.
Pascaline et ses enfants se serrent la ceinture

Pascaline est une battante. Elle doit aussi assumer les charges financières du logement qu’elle a quitté. C’est dur. 
Mais, impensable pour elle que l’on s’apitoie sur son sort. Sans aucun doute, le matériel n’occupe aucune place dans sa vie. Pascaline martèle avec dignité : « Nous n’avons plus besoin de rien. Nous avons tout ce qu’il faut ».
 Pas de dépenses inutiles, Pascaline et ses enfants se serrent la ceinture. Mais ne s’en plaignent aucunement. 
« Le dimanche, les enfants sont heureux de pouvoir manger de la viande et des légumes. »

Pourtant, la mère de famille a besoin d’aide. Parce qu’elle travaille. Dans une usine à une trentaine de minutes de chez elle. Et doit organiser la garde de ses enfants en fonction de ses horaires de travail. 

De jour comme de nuit. « L’état de santé de l’un d’enfants nécessite une présence permanente à mon domicile. »  

Ce n’est donc pas une nourrice qu’il lui faut mais plusieurs.


Travailler ne lui facilite pas la tâche. Pascaline en est consciente. Mais n’imagine pas un seul instant renoncer. 
Pour ses enfants avant tout. « Ils sont fiers de me voir aller travailler, se réjouit Pascaline. Et puis je me dis que les allocations ce n’est pas une vie ! »


La vie n’a pas épargné cette femme. Aujourd’hui elle reste optimiste. Encouragée par la rémission de sa maladie. Noël approche. Pour Pascaline cette belle fête ne se limitera pas au plaisir d’un grand repas le jour J. 

Et loin d’elle une telle idée ! « Peu importe ce qu’on aura dans notre assiette, on sera heureux dans cette nouvelle maison avec notre famille. 

Alors c’est certain, ce sera un beau Noël. »


Pour aider Pascaline    http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/903/reader/reader.html?t=1482427376293#!preferred/1/package/903/pub/904/page/9