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jeudi 22 décembre 2016

L' AUTRE ALLEMAGNE: L' AFD ......


22 décembre 2016
L’inimitié et l’opposition continuent entre le FN et Angela Merkel. En visite au Lycée français de Berlin, la chancelière allemande a clairement identifié le parti de Marine Le Pen comme un adversaire et une menace.
La chancelière allemande Angela Merkel s’est engagée, ce mardi, devant des élèves francophones de Berlin à lutter contre la montée du Front national en France alors que le parti d’extrême droite de Marine Le Pen a critiqué à de nombreuses reprises l’Allemagne.
« Je vais essayer de contribuer à ce qu’évidemment d’autres forces politiques soient plus fortes que le Front national pour autant qu’on puisse le faire de l’étranger« , a indiqué la dirigeante conservatrice lors de sa visite au Lycée français de Berlin.
Elle a déclaré que le FN « est une force (politique) à laquelle nous devons nous confronter, exactement comme nous avons désormais en Allemagne des forces politiques qui ont un discours très négatif sur l’Europe quand on voit la rhétorique de l’AfD (le parti populiste de droite Alternative pour l’Allemagne)« , a-t-elle ajouté.
via http://www.fdesouche.com/802653-merkel-veut-lutter-contre-la-montee-du-front-national-en-france

23 décembre 2016



Créé il y a trois ans, l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) est en pleine ascension, porté notamment par la crise des migrant
s. Thomas Girondel est allé à Berlin, où ce parti souverainiste a provoqué la surprise en obtenant 15% aux régionales de septembre. 
Il a photographié militants et électeurs AfD, et leur a posé les mêmes questions. Un portrait de groupe qui réserve quelques surprises.
Herbert, 51 ans, ingénieur, vit au nord-est de Berlin.
« J’ai voté AfD parce que les autres partis allemands pensent tous la même chose : ils ressemblent à l’Union européenne. Les Allemands n’ont pas forcément la même opinion que l’« Europe ». Mais leurs idées sont brisées par les partis de gauche. Au moins l’AfD a sa propre opinion, loin de la majorité. Donc on nous écoute. 
La semaine dernière, M. Hendrik Pauli, un professeur, a été licencié parce qu’il avait voté AfD, où est la démocratie ? La France a le Front national, l’Autriche le Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés. Nous sommes l’une des dernières nations à ne pas pouvoir nous exprimer, on veut plus de démocratie.»
Hendrik Pauli, 38 ans, professeur de biologie et de chimie, vit dans le quartier de Neukölln, à Berlin.
« J’ai voté AfD lors des dernières élections locales de Berlin, j’y ai même participé en tant que candidat dans le district de Neukölln, mais je n’ai pas eu assez de voix. 
Depuis ses débuts en octobre 2013, j’ai vu l’AfD monter en puissance, nous ne savons pas où le vent nous mènera mais je suis convaincu que cette montée n’est pas près de s’arrêter.

Aux dernières élections nous avons obtenu 14,2 % de votes, je me demande comment nous pourrions obtenir jusqu’à 17-20 % en septembre 2017.
 »
Hendrik Pauli a perdu son poste de professeur de collège pour avoir ouvertement parlé de ses activités politiques.
 Il a participé en 2016 à des rassemblements berlinois de PEGIDA (Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident).
 Il affirme être proche des militants du Bloc identitaire (Identitäre Bewegung).
Christian Buchholz, député AfD (Alternative pour l’Allemagne) au parlement local de Berlin, a été élu dans le sous-district de Pankow-1 lors des élections du 18 septembre 2016, avec 22,44 % des voix. [...]
Quel est le profil d’un électeur AfD ?
Il a entre 30 et 60 ans. Les plus jeunes et les étudiants ne s’intéressent pas à l’AfD avant de se heurter aux marchés du travail et du logement. 
 C’est alors qu’ils découvrent aussi qu’il y a beaucoup trop de taxes. Nous avons également beaucoup de personnes issues de la classe ouvrière et des indépendants. [...]
Warner Bruns, 53 ans, ingénieur en calcul numérique à Berlin et à Losenstein en Autriche.
«J’ai voté AfD à Charlottenburg pour les élections locales de Berlin, car je n’avais pas d’autre choix. Les autres partis n’ont aucun sens à mes yeux. 
L’AfD propose une vraie alternative, car ici, à Berlin… 

il n’y a pas de liberté d’expression avec les partis ; c’est une fausse démocratie.»
Beate Prömm, 42 ans, traductrice freelance français-allemand, habite au nord de Berlin.
« J’ai voté AfD pour renforcer l’hégémonie allemande. » [...]


via 
http://www.fdesouche.com/802001-les-electeurs-de-lafd-lautre-allemagne