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lundi 26 décembre 2016

COMMUNIQUÉ DE S O S ÉDUCATION !



Chère amie, cher ami,

Lors du déjeuner de Noël que nous avons organisé à SOS Éducation, un invité a lancé cette curieuse et intéressante question :

« Quand le naufrage de l'école a-t-il précisément commencé ? »


Autour de la table, nous n'étions pas tous du même avis.

Certains considéraient que c'est en mai 68, avec la remise en cause complète de l'idée d'autorité, qu'on a commencé à saper la possibilité même de la transmission.

D'autres soulignaient les effets délétères de la Loi Haby sur le collège unique, en 1975, pour les enseignements disciplinaires.

Pour ma part, j'ai vraiment vu les choses changer...

à partir de 1989.

Cette année-là, en effet, des idéologues connus sous le nom de pédagogistes ont réussi à s'emparer des Écoles normales d’instituteurs pour les transformer en Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM), inspirés par le modèle des camps de rééducation communistes.

Lionel Jospin, qui était alors ministre, a en effet promulgué une Loi d’orientation sur l’école qui leur a permis de verrouiller dans ces IUFM l’accès à l’Éducation nationale, et de s’assurer que tous les nouveaux enseignants seraient désormais soumis à leur idéologie.

On appelle maintenant ces IUFM des ESPÉ (pour École supérieure du professorat et de l'éducation), mais le principe est resté exactement le même : leur but est que si certains étudiants se montrent indociles, critiques, ou même simplement dubitatifs vis-à-vis des dogmes pédagogistes, on puisse les éliminer avant leur titularisation.

Dans ces ESPÉ, les futurs professeurs ne sont plus formés à la discipline qu’ils se préparent à enseigner, mais conditionnés suivant les principes des « sciences de l’éducation ».

Les « sciences de l’éducation » se divisent en deux parties.

La première partie rassemble toutes les théories politiques et sociologiques qui justifient le bouleversement de l’école organisé par les pédagogistes. Il s’agit donc d’un endoctrinement idéologique.

La seconde partie des « sciences de l’éducation » concerne les activités que l’enseignant doit animer en classe avec ses élèves au lieu de faire cours, car selon les pédagogistes, il faut que les élèves « construisent eux-mêmes leurs savoirs ».

Puisque l’enseignant n’est plus là pour transmettre des connaissances, il ne sert à rien qu’il connaisse sa discipline. En revanche, il est nécessaire qu’il sache pourquoi il ne doit plus faire cours, et comment il doit occuper ses élèves pendant qu’il sont avec lui.

Comme tous les camps de rééducation, les ESPÉ sont organisés pour briser la personnalité des étudiants, puis les façonner en fonction des besoins de l’institution. Une fois accomplie cette besogne, on vérifie que le futur professeur est bien formaté en lui demandant d’écrire un mémoire, dont le but est de mesurer sa capacité à reformuler dans ses propres termes les dogmes du pédagogisme.

De nombreux ouvrages ont décrit les exercices absurdes et humiliants auxquels les étudiants des ESPÉ doivent se plier. Par exemple, on demande à de futurs professeurs de littérature de mélanger les mots d'une scène de tragédie classique, puis de la reproduire avec des Playmobiles dans une boîte à chaussures.

La formation en ESPÉ joue aussi sur les privations de sommeil, par le système des stages, choisis par l'administration de manière à imposer le maximum de trajets aux étudiants.

Les étudiants d’ESPÉ témoignent souvent du dogmatisme exceptionnel de leurs formateurs. Bien que la plupart n’aient plus vu un élève depuis des années, parfois même des dizaines d’années, ils ont une foi aveugle dans leurs théories éducatives, qui s’accompagne toujours d’un mépris complet des professeurs du terrain.

La baisse dramatique du niveau des nouveaux enseignants, qui sont maintenant recrutés avec 4/20 de moyenne au concours, est largement amplifiée par cette formation délirante.

Or une étude menée par la prestigieuse université de Yale aux Etats-Unis a démontré que le niveau des élèves dépend avant tout du niveau du professeur. Ni le diplôme des parents, ni leur niveau de revenu, ni le lieu d’habitation, ni aucun facteur socio-culturel ne pèse autant dans la balance que le niveau du professeur.

C’est une évidence pour les connaissances de base, comme la lecture, l’écriture. Si l’instituteur ignore l’orthographe et la grammaire, s’il fait des fautes à chaque ligne et forme mal ses lettres, comment apprendra-t-il aux enfants à lire et à écrire ?

Mais le problème est tout aussi grave dans les classes supérieures : un professeur d’histoire qui ne fait que proposer à ses élèves des comparaisons de documents choisis pour leur degré de repentance mémorielle ne suscitera pas l’intérêt. Son « cours » ne s’inscrivant pas dans un ensemble vivant et concret pour lui-même, il paraîtra d’autant plus abstrait et terne aux enfants.

Cette évidence est contestée par les pédagogistes. Selon eux, les grands savants sont presque toujours perdus dans les hautes sphères de la pensée. Comme le Professeur Tournesol, ils seraient bien incapables d’enseigner quoi que ce soit à des enfants. Les enseignants, eux, n’ont pas besoin d’en savoir trop. De cette manière, il ne risquent pas de se couper de leur public.

Mais, toujours selon les pédagogistes, le problème de l’Éducation nationale est que la plupart de ses professeurs sont d’anciens « bons élèves ». Ils ne peuvent pas comprendre les difficultés des mauvais élèves, puisqu’ils ne les ont jamais vécues eux-mêmes. De là leur volonté - personne n’avait eu cette audace avant eux - de chercher à recruter les futurs professeurs parmi les mauvais élèves, car ils seront plus proches des élèves en difficulté.

Proches par leur niveau intellectuel, leurs goûts, leurs habitudes de travail.

Ainsi les pédagogistes espèrent-ils arriver enfin à créer la classe idéale : une classe où le professeur ne serait plus au-dessus des élèves. Il serait au milieu d’eux, il collaborerait avec eux pour élaborer des solutions et inventer des réponses à leurs questions. Le professeur doit se persuader qu’il a autant de choses à apprendre de ses élèves que l’inverse. Il doit se mettre à leur écoute. C’est la condition pour que la classe devienne un lieu de collaboration, un laboratoire où les élèves et l’enseignant-médiateur découvrent le « vivre-ensemble ».

Qu'une poignée de fanatiques puissent souhaiter ça pour leurs enfants, on peut le déplorer, on ne peut malheureusement pas l’empêcher (et encore faut-il voir où les pédagogistes scolarisent leurs enfants).

Mais qu’un pays évolué comme le nôtre se laisse dicter une politique aussi délirante de recrutement et de formation de ses professeurs, ça, non, c’est impensable.

C'est la raison pour laquelle de nombreux professeurs, parents et grands-parents d'élèves ont rejoint les rangs de SOS Éducation.

Nous militons pour que les professeurs soient recrutés à un haut niveau d'exigence académique, et pour qu'ils soient bien formés, avec des méthodes éprouvées.

Nous militons également pour que l'on remette la transmission des savoirs au cœur de la mission de l'école.

Et nous formons nous-mêmes, dans nos ateliers, plusieurs centaines de professeurs tous les ans.

Si vous souhaitez participer à cette grande entreprise de redressement, et j'ose même dire de résistance, alors n'attendez plus un seul instant : vous pouvez nous soutenir en faisant un don ici d'un simple clic.

Des milliers de personnes courageuses comme vous le font chaque année : et c'est grâce à leur générosité que nous pouvons être libres dans notre paroles, efficaces dans nos combats, exigeants dans les formations que nous dispensons gratuitement à tous les enseignants qui le souhaitent.

Cette année, par exemple, nous avons proposé les formations suivantes :

* Enseigner la graphie et l'écriture au CP * Apprendre à compter avec un boulier * L'apport des neurosciences pour les apprentissages * Gérer les intelligences multiples * Apprendre à l'enfant à se concentrer * Enseigner les mathématiques avec la méthode de Singapour...

Et bien d'autres !

Nous comptons bien élargir nos propositions l'an prochain, et notamment utiliser les outils numériques pour proposer ces formations gratuitement à tous les professeurs de France.

Chère amie, cher ami, en cette dernière semaine de l'année, pouvez-vous nous aider ?

Faites un don à SOS Éducation en cliquant sur ce lien, et soutenez notre combat contre les pédagogistes aux manettes dans les ESPÉ.

Les enseignants sont pour la très grande majorité de bonne volonté : si vous me donnez le moyen de les contacter et de les former, nous pouvons ensemble faire un pas décisif pour le redressement de l'école.

J'ajoute que SOS Éducation étant une association d'intérêt général, vous bénéficierez de 66% de réduction d'impôts sur le montant de votre don. Si vous souhaitez minimiser votre impôt sur vos revenus de 2016, c'est vraiment le moment de le faire ! Cliquez sur ce lien pour accéder à notre formulaire de don sécurisé : soseducation.org/dons

Par avance, merci de votre générosité.

Claire Polin


Présidente de SOS Éducation

PS. Dans son excellent ouvrage Les Déshérités, un jeune professeur de philosophie, François-Xavier Bellamy, raconte que ses formateurs en IUFM ne lui répétaient qu'une seule chose : « Vous n'avez rien à transmettre. » 
Il montre ainsi comment l'Éducation nationale produit, par le conditionnement de ses nouveaux enseignants, une nouvelle sorte de nihilisme qui est le terreau fertile de toutes les propagandes et de tous les fanatismes. 
Si nous continuons sur cette lancée, nous allons tout droit vers l'effondrement économique et culturel de notre pays, et peut-être même vers la guerre civile.
 
 
 Pour éviter cela à nos enfants, nous sommes le dernier rempart : je vous en prie, faites un don à SOS Éducation.
 

Uniat René 
A tous les candidats : Fillon , Mélenchon, Tauzin, Le Pen..., sauf ceux du PS et à tous les militants même ceux du Parti Socialiste... !!! 
 
Et ce n'est rien en comparaison des conditions de leurs enfants ainsi, que de de ceux des Policiers scolarisés en particulier dans les lycées professionnels du Rectorat de l'académie de Nancy-Metz , livrés, balancés aux caïds dont les violences sont protégés par les faux administratifs, pédagogiques et politiques du sgen-cfdt (Alain Gatti...) et par le parti socialiste de jean-marc-- todeschini et leurs sbires ; pour faire de ces jeunes français musulmans des caïds devenus leurs " sauvageons" ensuite en faire des terroristes islamiques ainsi qu'une arme politique et religieuse socialiste dans nos quartiers dits difficiles, cela fait 20 ans que cela dure !!! 
Contre tous ceux et tout ce, qui représentent notre République Laïque (LE RACISME SOCIALISTE ! C'EST CA!!! ) .
 
 Et Malheurs à tous ceux qui s'opposent cette politique socialiste idem pour tous ceux qui s'opposent aux protections illégales que ces même socialistes et responsables syndicales apportent à leurs pédophiles dont sont aussi victimes nos élèves ! 
 
Et malheurs à tout Magistrat, à tout Gendarme et à tout Policier "d'en bas" ainsi qu'à leurs enfants scolarisés ; qui oserait s'opposer à ces politiques scolaires, communautaristes et religieuses socialistes, portant gravement atteinte à la sécurité de ces jeunes français musulmans manipulés pour qu'ils votent et fassent voter socialiste, portant gravement atteinte à la sécurité leurs victimes et à celle de ceux qui sont témoins ou qui s'opposent à leurs violences et politiques socialistes qui portent gravement atteinte à la sécurité de l'Etat Français qui est laïc et à la sécurité de la France de ses représentants et de sa population !