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vendredi 30 décembre 2016

2017: SOUTENEZ S O S ÉDUCATION .....


Chère amie, cher ami,

Depuis plusieurs semaines, en raison d'une actualité extrêmement chargée, je vous ai beaucoup sollicité(e).

J'espère que vous ne m'en voulez pas ! 

Pour toute l'équipe des permanents de SOS Éducation, ainsi que pour moi-même, le fait de savoir que vous prenez connaissance des informations que je vous adresse, que vous les diffusez et les transférez à vos amis, est déjà un immense soutien.

Après tout, nous partageons, vous et moi, le plus important : le désir de servir notre pays et de donner les meilleures chances à nos enfants.

Mais d'habitude, quand j’annonce aux parents d'élèves ou aux professeurs qui découvrent SOS Éducation, que nous militons :

•    pour que les élèves apprennent vraiment à lire, écrire, compter, calculer,
•    qu’ils acquièrent les connaissances nécessaires pour apprendre un métier épanouissant...
•    et qu’il faut pour cela réformer l’Éducation nationale en profondeur...


... ces personnes répondent invariablement avec un haussement de sourcil, dans un soupir incrédule : « Y’a du boulot... »

Et il faut bien avouer qu’ils ont raison : l’Éducation nationale est sans doute l’administration la plus difficile à réformer.

Comment voulez-vous motiver un million de personnes sans réelle gestion de ressources humaines ?

C’est titanesque !

De droite comme de gauche, tous les ministres s’y cassent les dents. Ils lèvent le petit doigt ? Des milliers de syndicalistes dans la rue. Quelle que soit la réforme, d'ailleurs, bonne ou mauvaise.

Et pourtant, il y a un moyen, qu’Archimède n’aurait pas renié :
« Donnez-nous un point d’appui et nous ferons bouger l’école ! »

Ce point d’appui, SOS Éducation y travaille depuis des années.

Mais pour bien comprendre ce problème, il faut prendre conscience d’une chose : si le système est irréformable, c’est d’abord... parce qu’il y a trop de réformes !

L’Éducation nationale est malade

Le public entend régulièrement parler des « grandes » réformes, en général quand le ministre arrive au gouvernement et qu’il veut laisser une trace.

Elles se croisent, se détricotent...

Et ne tiennent aucun compte de ce qui se passe sur le terrain.

Surtout, de l’extérieur, on est loin d’imaginer la quantité d’injonctions contradictoires bombardées chaque semaine aux établissements.

Ce que j’ai découvert en m’engageant pour SOS Éducation, c’est l’incroyable diarrhée administrative de l’Éducation nationale : en une année scolaire, le ministère pond en moyenne entre 4 et 5 circulaires, décrets ou notes de service à appliquer... PAR JOUR !

Ils s’empilent sur le bureau du chef d'établissement. Comment voulez-vous qu’il les suive ? C’est tout simplement impossible. S’il est pragmatique, il les classe rapidement dans la corbeille et retourne à la gestion de son établissement et à l’animation de l’équipe pédagogique...

... avec l’infime marge de manœuvre qui lui reste.

Car en fait, le chef d’établissement a les pieds et les poings liés.

Il n’est en effet responsable de rien :

•    Il ne choisit pas son équipe – et les professeurs ne le choisissent pas non plus. Alors pour créer l’unité, c’est la loterie : soit vous tombez bien, soit vous tombez mal... jusqu’au prochain tirage.
•    Il n’a aucune marge de manœuvre pour motiver les professeurs : il ne décide pas de leur rémunération. Et inversement, si l’un d’entre eux est objectivement mauvais – ça arrive – il sera indéboulonnable, au détriment des élèves et des autres professeurs. Une fois le concours passé, il est là pour plus de quarante ans !
•    Il ne choisit pas ses élèves... et les parents sont contraints eux aussi par la carte scolaire. Il doit mélanger les niveaux. Aux professeurs de se débrouiller comme ils peuvent – ou pas. S’il en exclut, dans les cas extrêmes, c’est toujours relatif : c’est à lui de négocier l’entrée de l’élève dans un établissement à côté du sien... et en échange il en accepte un autre difficile...
•    quant à créer une classe si trop d’élèves se bousculent pour s’inscrire... c'est au bon vouloir du rectorat.


Il ressort de tout cela une grande inertie et un profond sentiment d’impuissance.

Certains restent debout, comme le fait un capitaine en pleine tempête, et se battent pour leurs élèves et leurs professeurs contre vents et marées. Investis d’une autorité naturelle, ils impulsent une énergie qui motive tout le monde.

Mais la plupart du temps, les chefs d’établissements se contentent d’étouffer les incidents, de ne pas se faire remarquer par le système – surtout pas de vague ! – et pour s’assurer une carrière tranquille.

Voilà ce qu’on leur laisse ! On marche vraiment sur la tête !

Et je n’ai pas encore parlé des syndicats, qui, par dessus le marché, sont dans des postures idéologiques et sortent les griffes dès qu’on ose regarder leurs “acquis”, ajoutant une couche d'immobilisme à tout ce marasme.

Alors, forcément, dans ce contexte, les grands sacrifiés sont les élèves.

Et si on ne fait rien, il sera bientôt impossible de remonter la pente. Nous sommes d'ores et déjà les derniers d'Europe en mathématiques, selon une étude récente !



Le point d’appui pour relever l’école : « tête en haut ! »

On ne peut pas “dégraisser le mammouth” et la quasi totalité des réformes sont inutiles.

Mais on peut ébranler le système grâce à un point d’appui et la force de levier.

Le point d’appui, c’est une idée simple :

Le seul moyen de changer le système est de le renverser, de lui remettre la tête en haut : pour bon nombre de sujets, ce n’est pas à l’administration des rectorats de décider, mais à la hiérarchie présente sur le terrain.

Il faut restaurer l’autorité des chefs d’établissement en leur accordant l’autonomie.

Il faut qu’ils soient :

•    responsables du recrutement des professeurs
•    responsables du projet pédagogique de leur établissement
•    responsables de l’accueil des élèves
•    responsables des conditions de travail, du montant des rémunérations
•    responsables de l’emploi du temps...


C’est un fait vérifié partout dans le monde : plus les établissements sont autonomes, meilleurs sont les élèves.

L’Angleterre a déjà fait le pas depuis 2002 avec son réseau parallèle d’Academies qui sont toujours financées par l’État mais autonomes et évaluées sur la progression des élèves.

Et le résultat est fulgurant : le nombre des écoles « bonnes ou exceptionnelles » a bondi !

Le chef d’établissement prend la responsabilité d’un directeur de PME, entouré d’une équipe pluridisciplinaire, motivée et pleinement investie pour la réussite des élèves.

Loin d’être dans une concurrence écrasante, les établissements échangent naturellement entre eux les pratiques efficaces. Il n’y a plus besoin d’une contrainte hiérarchique administrative, débilitante et inadaptée au terrain.

La liberté pédagogique prend alors tout son sens : les professeurs peuvent vraiment mettre en place des dispositifs innovants et efficaces... Les écoles peuvent s'adapter aux élèves qu'elles accueillent, à leurs besoins spécifiques... Les parents ont en main une vraie possibilité de choix pour leur enfant...

Tout le monde profite de la créativité nouvelle. Bien sûr, s’ils sont libres des moyens, les établissements restent “comptables des résultats” : l'État leur fixe des objectifs, définit des programmes communs, et ils sont évalués par une agence indépendante.

Mais cette évaluation est bien mieux acceptée dans la mesure où les équipes sont soudées et les responsabilités, partagées et assumées.

Et le levier ? C’est nous, c’est vous !

Depuis 2001, SOS Éducation martèle auprès des politiques que la seule voie possible est cette autonomie des établissements.

Par exemple, en juin dernier, nous avons organisé un grand colloque, qui a rassemblé de nombreux experts, politiques et grands témoins sous le haut patronage de Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, ancien recteur d’académie et ancien directeur général de l’enseignement supérieur.

Et nos idées progressent : TOUS les candidats à la primaire de la droite et du centre, en novembre dernier, ont suite à ce colloque inséré dans leur programme éducatif l'idée d'autonomie des établissements. La semaine dernière, l'agence France Stratégie, qui est placée directement sous l'autorité du Premier ministre, a même produit une recommandation reprenant point par point nos arguments en faveur de cette remise à plat radicale du système éducatif !

Aujourd'hui, chère amie, cher ami, l'avenir de nos enfants est entre vos mains. Nous sommes en passe de gagner la bataille des idées. Mais nous devons redoubler d'efforts pour que le sujet de l'éducation devienne prioritaire dans la campagne présidentielle, et que les réformes promises soient appliquées dès le début du prochain quinquennat, malgré l'opposition de la presse bien-pensante et des syndicats.

Grâce aux généreux donateurs qui nous soutiennent, ceux-ci ne parviennent pas, depuis 15 ans, à nous museler.

Et cette année encore, nous avons envoyé plus d'un million deux cent mille courriers postaux afin d'alerter l'opinion publique sur ce qui se passe dans les établissements scolaires.

Nous avons inondé le gouvernement de pétitions, intenté des recours en justice, arraché la réécriture de programmes et de textes de loi.

Nous avons formé des centaines de professeurs aux méthodes d'enseignement les plus solides lors de nos ateliers au siège de l'association, semaine après semaine.

Nous avons publié des ouvrages de réflexion sur l'école, des manuels pour aider les professeurs, des révélations qu'aucun autre éditeur n'osait prendre le risque de faire paraître, comme L'Agonie de l'école, ce témoignage choc signé par un inspecteur qui, après 25 ans d'exercice, a décidé qu'il ne pouvait plus se taire.

Alors chère amie, cher ami, j'ai une question très importante à vous poser : pensez-vous, comme moi, que ce combat doive être poursuivi ?

Si tel est le cas, alors c’est maintenant que vous pouvez agir, en nous soutenant par votre don, le plus généreux possible. N’oubliez pas que, si vous êtes imposable sur le revenu, vous pourrez déduire de votre impôt 66% du montant de votre don. Ainsi, un versement de 100 euros, par exemple, ne vous « coûte » en réalité que 34 euros…

Peut-être vous demandez-vous ce que pèse une association comme la nôtre face aux milliers de syndicalistes déchargé de tout service, et payés par l'Éducation nationale pour paralyser le système scolaire ? Je vous répondrai franchement : si je vous écris aujourd’hui, c’est parce que chaque soutien est décisif.

Avec 30 euros, par exemple, nous pouvons imprimer un millier de pétitions, qui seront déposées sur le bureau du Ministre, voire même sur celui du Président de la République.

Avec 50 euros, nous pouvons former un professeur pendant une demi-journée entière aux méthodes de lecture syllabiques qui ne sont utilisées actuellement que dans à peine 5% des classes de CP, alors que leur efficacité est incomparable.

Avec 100 euros, nous pouvons toucher plus de 20 000 personnes sur les réseaux sociaux, qui eux-mêmes pourront mobiliser leurs réseaux de proches et d’amis.

Avec 1000 euros, nous pouvons envoyer à tous les parlementaires un manifeste sur l'état de l'école avec la liste des mesures à prendre de toute urgence pour la sortir des griffes des syndicats et des pédagogistes.

Vous le voyez, il n’y a pas de « petit » don : à SOS Éducation, vous pouvez compter sur nous pour faire feu de tout bois et utiliser chaque euro que vous nous donnerez pour nous mobiliser sans jamais rien lâcher, au service du redressement de l’école et de tous les élèves !

Il vous reste 48 heures pour décider : soit vous financez le système éducatif actuel, totalement inefficace, par vos impôts, soit vous soutenez la Résistance incarnée par SOS Éducation.

Alors je compte sur vous : soutenir notre combat est certainement la meilleure chose que vous pouvez faire aujourd'hui !

 Et si vous nous avez déjà généreusement fait un don, vous pouvez démultiplier l'effet de votre action en transférant ce message à tous vos amis.

Vous savez que pour conserver une totale liberté de parole, SOS Éducation n'accepte aucune subvention publique, et ne dépend que de la générosité de ses sympathisants.

Vous pouvez donner directement et de manière sécurisée sur notre site. Mais si vous souhaitez nous adresser un don par chèque, libellez-le à l'ordre de SOS Éducation et adressez-le à mon intention au siège de SOS Éducation, 120 bd Raspail, 75 006 Paris. Vous recevrez un reçu fiscal vous permettant de déduire 66 % du montant de votre don de vos impôts.

D'avance merci de votre générosité.

Claire Polin


Présidente de SOS Éducation

P.S. Notre arme, c’est l’information. Certains peuvent encore avoir peur de l’autonomie, comme un oiseau né en cage craint la liberté. Ils pourront se rassurer en regardant tous les avantages de l’autonomie des établissements.

 Mais pour la mettre véritablement en œuvre, nous devrons tordre le bras en 2017 aux responsables politiques afin qu'ils osent affronter le corporatisme des syndicats : nous aurons besoin de moyens, comme une armée a besoin de munitions ! 
Cliquez ici pour nous donner les moyens de mener ce combat.