Google+ Badge

mercredi 19 octobre 2016

POLICIERS EN COLÈRE ! IL Y A DE QUOI !!!


20 octobre 2016



21 h 30, mercredi, sur le parvis du commissariat central à Montbéliard. Mouvement de protestation spontané des policiers. Photo Lionel VADAM
















Les collègues qui « se font cramer en mission », le « mépris » de la hiérarchie, la pénurie de moyens matériels, les effectifs qui fondent comme peau de chagrin depuis des années… 
Les policiers en ont juste « ras la casquette ». 

Les policiers du commissariat de Montbéliard ont fait écho mercredi soir à la colère qui s’exprime un peu partout en France, à la faveur de rassemblements spontanés, depuis les tragiques événements de Viry-Châtillon.

« Solidarité avec nos collègues »

21 h 30 sur le parvis de l’hôtel de police à Montbéliard. Ils sont une cinquantaine à battre le pavé sous la lune. Devant une grande banderole qui liste les raisons de la colère. Tous brandissent une même affiche : « solidarité avec nos collègues ».

Solidarité avec leurs collègues de l’Essonne qui, après une attaque aux cocktails Molotov, furent les premiers à crier haut et fort le malaise de la profession. 
Face à cette fronde, la haute hiérarchie a agité le chiffon des sanctions. Ça n’a fait qu’amplifier le mouvement qui ne se revendique d’aucun syndicat. « Parce que notre seule appartenance syndicale, c’est le brassard police », lâche un gardien de la paix.

Voitures blindées : « ça relève du sketch »

 

« Nous sommes las des guerres entre syndicats de police, las des récupérations politiques », abonde un autre. « Au final, personne ne défend les intérêts des policiers. On préfère se débrouiller seuls ».

Et le mouvement ne cesse de prendre de l’ampleur.
 
 Ce qu’ils appellent les effets d’annonce comme des voitures blindées pour assurer leurs missions promises par le ministère de l’Intérieur, ils les bottent en touche en rigolant. Jaune. « Ça relève du sketch », balance un policier montbéliardais.

« À Montbéliard, nos voitures ont 200 000 km au compteur ». 
Un autre d’ajouter : « on nous promet des voitures blindées, alors qu’on n’a même pas de PQ dans les toilettes. 
 
Qu’il faut pleurer pour avoir des rames de papier, des stylos...» Ils attendent aussi un portail électrique pour entrer et sortir du commissariat. Quant aux effectifs, le tableau n’est guère plus rose : « En 10 ou 15 ans à Montbéliard, on a perdu une trentaine de fonctionnaires », assure un enquêteur.

« Des effectifs en baisse chronique alors que la délinquance est de plus en plus violente. Ceci ajouté aux lourdeurs administratives, à des procédures de plus en plus complexes, à l’état d’urgence lié au terrorisme… Cherchez l’erreur ».

Le feu à l’école Jean Moulin

 

Au même moment, des véhicules, gyrophares en action, quittent le commissariat. Il y a le feu quartier de la Petite-Hollande. Des détritus ont été allumés sous les fenêtres de l’école maternelle Jean-Moulin. 
À deux pas du palais de justice. Le début d’incendie est rapidement maîtrisé par les pompiers. 
« C’est rien du tout. Seulement quelques déchets allumés », constatent des jeunes gens attirer par les gyrophares.
 « Mais c’est mon école qui aurait pu brûler, pensez aux enfants », riposte la directrice de l’école qui arrive en courant.
Dans la nuit d’un mercredi d’automne, les policiers montbéliardais ont mis en mots leur mal-être. Ils n’ont qu’une seule et unique revendication : « qu’on nous donne enfin les moyens pour assurer notre mission de policier ».

Françoise JEANPARIS
via http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2016/10/19/montbeliard-policiers-(tres)-en-colere-on-nous-promet-des-voitures-blindees-alors-qu-on-n-a-meme-pas-de-pq

ET AUSSI



20 octobre 2016



Bien peu de nos politiques, candidats aux plus hautes responsabilités, ne semblent avoir pris conscience de la gravité du phénomène.

La colère monte au sein de la police nationale.

 
 Des centaines de policiers se sont rassemblés, hier à Paris, pour dire leur « ras-le-bol » des violences récurrentes dont ils sont l’objet depuis des mois, mais surtout leur inquiétude face au délitement de notre société.

 
 Car ne nous y trompons pas : réduire le mouvement de ces agents à de simples considérations sur leur situation matérielle et professionnelle serait une grave erreur.
Vigies de la République, les policiers dénoncent, en réalité, le désordre dans lequel la France s’enfonce inexorablement. 

 
Certes, ils sont les premières victimes d’une violence aujourd’hui quotidienne.
 Mais ils voient surtout, à leur grand dam, cette violence se répandre comme un cancer qui dévore peu à peu notre pays.

 
Bien sûr, le manque d’effectifs, les matériels obsolètes, inadaptés et en nombre insuffisant, les violences physiques subies au jour le jour depuis trop longtemps altèrent grandement le moral et les convictions de celles et ceux qui ont fait le choix de défendre la France et les Français. 
Mais de cela ils ont l’habitude. 

 
Depuis des décennies, et leurs prédécesseurs avant eux, ils sont confrontés à des situations similaires dont ils se sont toujours, malgré quelques « coups de gueule », accommodés.
Aujourd’hui, le mal est bien plus profond. 

 

Et les forces de l’ordre ont pu, au fil de ces dernières années, le mesurer. 
Spectateurs impuissants d’un laxisme institutionnalisé, ils voient le pays qui, lentement mais sûrement, s’installe dans le chaos.
(...)


Là est le véritable message que souhaitent faire entendre policiers et gendarmes.
 Ils demandent des dirigeants courageux, qui cessent de pleurnicher à chaque événement dramatique, pour décider et ordonner des mesures à la hauteur des dangers que nous courons aujourd’hui. 

Ils veulent des politiques sécuritaire, pénale et migratoire réalistes et efficaces, à même de préserver et de sauvegarder l’ordre public dans notre pays. 

 
Ils veulent de vraies décisions pour lutter, et mettre hors d’état de nuire, les terroristes, les criminels, les casseurs et tous ceux qui ont juré la fin de notre pays. Ils veulent, enfin, la vérité sur la situation dans laquelle se trouve notre pays, et ne pas être envoyés systématiquement et inutilement au « casse-pipe ».
Oui, la situation est grave. 
(...)
En effet, en dehors de quelques mesures superficielles, telles que l’augmentation des effectifs ou l’augmentation de certains budgets liés à la sécurité et à la justice, aucun (ou presque) ne traite de ces sujets sur le fond. 

 
C’est pourtant d’un véritable « plan Marshall » que relèvent ces domaines, tant ils vont être déterminants pour notre proche avenir.

Ce cri d’alerte que lancent les policiers doit donc être pris très au sérieux.

 Il est peut-être un des derniers, avant que la situation ne dégénère définitivement dans notre pays.

Si, une fois encore, ils ne sont pas entendus, le risque est grand, alors, de voir cette guerre civile, tant redoutée, advenir.


http://www.citoyens-et-francais.fr/2016/10/le-cri-d-alerte-des-policiers-avant-la-guerre-civile.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail 


"Ras-le-bol" des policiers : les syndicats appellent à une manifestation silencieuse le 26 octobre

Le mouvement des policiers, lancé hors de tout cadre syndical, a été rejoint mercredi par le syndicat Unité SGP police FO qui appelle toutes les organisations syndicales à une "marche de la colère policière et citoyenne", le 26 octobre, à Paris et en province.